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Terre des Éléments
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La Tavernière

Quel est le meilleur élément ?

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Ca y est. Tout était en place.

Les verres et chopes étaient nettoyés et n'attendaient qu'à accueillir une délicieuse boisson concoctée par Gésouaf.

J'avais regroupé une grande partie des tables de la taverne pour en former une grande, ou plusieurs chaises étaient à la disposition des futurs arrivants. Même si c'était la première foi que je servais ici, j'étais parfaitement à l'aise. J'ai toujours eu une sorte de don pour deviner quelle boisson était la plus adaptée à mon client. Même si certains mâles sceptiques n'y voyaient que sorcellerie. Mais je n'en avais cure, tant que je pouvais exercer tranquillement ma passion.

Déjà, les aventuriers commençaient à rentrer dans la taverne pour participer au débat.

J'apportais un lot de boisson que je m’apprêtais à distribuer à ceux qui viendraient s'asseoir autour de la grande table.

" Alors, quel est le meilleur élément ? "

Oh, et puis après tout, Gésouaf m'a laissé carte blanche. Taquinons donc les premiers arrivants.

" Il est évident que la Terre est bien au-dessus des 4 autres. La boisson, la fête ... Même ce concours est tout simplement l’œuvre de la grande Fimine ! "

J'adressais un sourire malicieux à ceux qui venaient de s'asseoir. Il était temps de jouer.

Que le meilleur élément gagne !

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Prologue :

À peine arrivée à MZ, qu'il se passait déjà quelque chose de vraiment palpitant pour la jeune conteuse. Pas fatiguant, pas effrayant comme les quêtes et les monstres à tuer. Non, un débat de mots sur un thème qui lui tenait à cœur. Yùwéna était doublement aéride : par éducation et par choix ! Elle entra dans la taverne privée qui était devenue son salon depuis quelques jours.

Elle chercha à croiser le regard de La Tavernière pour qu'elle lui serve ce dont elle avait besoin pour une entrée tonitruante ! Elle avait vu la flamme dans les yeux verts ou bien une magie de suggestion avait été à l'œuvre, quoi qu'il soit Yùwéna se vit servir une bière flambée d'Ignis. La Tavernière craqua une allumette sur la table et avec un geste vigilent la surface prit feu.

Yùwéna n'y prêta pas tout de suite attention, elle récita un poème de son invention :

"Si l'air s'associe au feu,

On obtient la lumière des cieux :

Les soleils et les étoiles !

Et voyez la brume, ce blanc voile,

C'est l'air et l'eau ensemble !

Et quand l'air à la terre s'assemble,

Il pousse des monts toit du monde

D'où l'on voit partout à la ronde."

Puis changeant de ton et s'asseyant au milieu de la grande table :

L'élément de Vulfume meurt sous l'eau, est écrasé par la terre et ” elle claqua d'un coup sec le couvercle de sa chope, „ ne peut survivre sans l'air. ” La flamme était étouffée. „ L'air quant à lui existe sous forme de bulles dans l'eau ” elle rouvrit le couvercle et montra le contenu de la chope à l'assemblée „ et dans la roche volcanique. L'air ne remplit pas seulement les grottes souterraines, il entre dans notre corps, ” elle prit une profonde inspiration „ pfff et en ressort sans nous endommager... sans nous brûler. Et je m'avance peut-être un peu, mais je crois que si ce concours était de se passer d'air toute la soirée, nous ne survivrions pas plus que la flamme que j'ai asphyxiée !

Edited by Yuwena

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Profitant d'un passage vers la ville, je m'étais arrêtée pour quelques jours à Melrath, apportant quelques lingots de plus à mon banquier et réorganisant mon stock de trésors qui s'accumulaient sur mes étagères.

Dans la ville, le vent colportait d'étranges rumeurs. Des murmures étouffés évoquaient un débat, une grande soirée qui se déroulait à la taverne. Dont le thème serait les éléments, et qu'il fallait en désigner le meilleur.

Ni une ni deux, je me précipitais chez la soeur Gerger de la taverne sud, lui adressais un grand sourire et descendit dans la taverne.

Mes oreilles exercées captèrent aussitôt un écho: "Bien évident que la Terre est bien au-dessus des 4 autres...", lancé par une femme que je ne connaissait pas, mais qui portait un plateau de boissons. Une nouvelle tavernière?

Je me précipite alors vers elle, d'un pas pressé mais souple et la salue d'un hochement de tête et d'un grand sourire, retirant par la même occasion ma capuche noire qui cachait mon visage.

"Vous avez tout à fait raison, d'ailleurs que serait les autres éléments sans la Terre, sans cette matière solide qui donne consistance aux choses? Le vent ne soufflerait sur rien du tout, le feu ne brûlerais pas faute de matière à dévorer, et l'eau ne coulerait pas vers la mer qui elle-même ne serait même pas salée sans le sel des roches...

Je vous le dit à tous, sans la Terre, nous ne serions même pas là et il n'y aurait point de débat! "

Je termine mon discours en plantant mon regard dans celui de l'Aéride qui venait de parler, avant de me retourner vers la Tavernière qui me tendait une bière épaisse de Terra. La remerciant, je reprend mon chemin à travers la salle pour aller m'installer confortablement sur une chaise, attendant la suite des festivités avec un plaisir non dissimulé.

Edited by Selene

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"Vous venez de Terra n'est-ce pas ?" s'enquit Yùwéna en toisant la nouvelle arrivante. "J'ai reconnu cela tout de suite à votre dos courbé ! Aucun Terreux, ni aucun Aqueux aussi, ne marche la tête haute comme nous, c'est le poids des éléments, comme vous dîtes, solides qu'ils portent sur les épaules et ma foi quand l'on dit d'une personne qu'elle est lourde... hé bien ce n'est pas un compliment."

Yùwéna attendit que la partisane de Terra s'assoit, elle l'aimait bien... comme rivale.

"La Terre est peut-être la matière de nos corps, mais sans le Souffle de la vie, nous ne serions que des pantins inertes et morts et je n'ai jamais entendu deux cailloux débattre de philosophie."

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C'est en se documentant à la bibliothèque nouvellement rénauvée qu'elle avait appris qu'à la taverne proche, l'ambiance ne serait pas habituelle. Entre deux rayonnages, l'adjoint au maire avait chuchoté quelques explications à ce sujet au bibliothècaire qui c'était alors arrêté de ranger les livres un court instant. Et cela n'avait pas échappé aux fines oreilles de la magicienne. Cette dernière reposa l'ouvrage qu'elle était en train de feuilleter à sa place et prit la direction de ladite auberge où elle avait déja réservé une chambre pour la nuit. Elle y déposa son sac avant de descendre dans la salle commune, s'installant à une table un peu à l'écart afin d'écouter le débat qui avait déja commencé entre Selene et une jeune magicienne qu'elle n'avait encore jamais rencontré. Elle fit signe au tavernier de lui apporter une choppe de sa boisson préférée et attendit en écoutant

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Déjà l'Aéride lançait ses petites piques qui me firent sourire.

"Au moins nous autres avons le sens des réalités car votre esprit semble bien voler dans les hauteurs. Croyez-moi, ce n'est pas non plus très valorisant d'être une femme légère ou une personne perchée.

Mais oh... peut-être le souffle de votre vie est-il trop bruyant dans ce cas. car pour qui sait écouter, les pierres parlent... Quel dommage que vous ne puissiez les entendre.."

Et sur j'offrais à la jeune femme un sourire carnassier, avant de siroter quelques gorgées de bière. Mon regard balayant la salle, je reconnus Calyso qui s'était installée. Comme à son habitude, la magicienne préférait souvent écouter que parler. J'étais curieuse de savoir quand et comment elle interviendrait. Pour l'heure, je me contentais de me tourner vers elle et de la saluer avec un sourire sincère.

Revenant à mon aérienne interlocutrice, je repris.

"La Terre créatrice est tout. Elle donne tout et reprend tout, elle offre les plus beaux fruits et les plus douces fleurs les arbres qui nous protègent, mais quand sa colère se déchaîne, ce sont ses plus profonds abîmes que l'on visite.

Quel autre élément peut se targuer d'autant de puissance? Sûrement pas l'air, qui ne peut devenir dangereux cyclone que grâce à l'eau des océans..."

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Merel était à la taverne depuis quelques jours. Il avait la peau burinée à cause des embruns du littoral Irliscien. Il n’était pas mécontent d’avoir posé ses valises à l’auberge pour quelques jours avant de devoir repartir.

Le débat commencé quelques minutes plus tôt par la tavernière lui fit hocher la tête de déception.

*Encore un débat pour monter les éléments les uns contre les autres. Quand comprendront-ils qu’ils font fausse route*

Il se dirigea néanmoins vers la tavernière pour lui demander une tisane de sapin. Merel aimait particulièrement son gout prononcée qui lui rappelait la forêt où il aimait passer du temps. Rejoignant la table, il salua Calyso restée à l'écart et commença:

« Cela fait maintenant plus de sept années que je parcours les alentours de Melrath Zorac. J’ai parcouru bien des contrées des cimes enneigées au plus profond du marais d’IssCanak. Même si il me reste encore beaucoup de lieux à découvrir, mes voyages m’ont fait comprendre beaucoup de choses... Pour peu que l’on sache regarder et écouter ce qui nous entoure. »

S'asseyant à côté de Selene, il salua l'assemblé avant de reprendre:

« Tous les éléments sont nécessaires pour obtenir la richesse de nos contrées. La terre est essentielle pour supporter toute chose et pour permettre aux êtres vivants de s’ancrer fermement dans le sol, que vous foulez tous les jours. L’eau est essentielle pour vivre, se rafraichir ou grandir. Même le simple cactus du désert en a besoin. L’air est essentielle pour insuffler la vie aux plantes et à nous-même. Quant au feu, nous sommes content de le trouver dans une bonne cheminée pour se réchauffer, pour manger des plats délectables. Mais il participe aussi à la nature. Certaines arbres, comme le séquoia, a besoin du feu pour que ses cônes s’ouvrent et laissent tomber leurs graines. »

Merel attendit quelques secondes, comme perdu dans des souvenirs lointain. Il releva doucement la tête et reprit :

« Mais la terre reste l'élément le plus complet. Yuwéna, si je t'enfermais dans un tonneau, tu ne pourrais pas vivre bien longtemps, même si celui-ci était rempli d'air. L'air que tu inspirerais deviendrais toxique peu à peu. Et ta chope de cervoise n'est-elle pas faite en terre cuite? »

Edited by Merel

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"Votre élément est donc si dangereux ? Il asphyxie et détruit. Quelle recommandation ! Je veux bien être une femme légère qui vie l'amour, bien plus qu'un cul-terreux. Mon élément est bienvenu partout et c'est le cœur léger que je vais par le monde. L'air nourri les forêts, la brise marine coiffe la mer de ses vaguelettes, porte les oiseaux et mène l'eau sous forme de nuages partout où les grands fleuves ne savent aller."

Puis après avoir parlé généralement, Yùwéna se retourna vers le dernier arrivé.

"Merel ma chope fut mouillé puis cuite par le feu qui y introduisit les bulles d'airs qui la rende étanche, si elle est un exemple, c'est de tes premières paroles : Tous les éléments sont nécessaires pour obtenir la richesse de nos contrées. Mais qu'est-ce qu'une richesse sans la vie ? Les esprits purs des spectres n'ont nul besoin d'un corps solide et pourtant de la vie ils profitent en traversant l'immensité aérienne."

Edited by Yuwena

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Dévalant à toute allure les douces pentes désertiques qui menaient à la capitale, Hephaistos accourut vers le quartier des apothicaires. Il s’engouffra avec hâte dans l’énorme édifice de pierre qui abritait l’auberge, et bouscula la vieille aubergiste qui émit un râle, gesticulant de colère. Il ne prit pas le temps de se retourner, ni même de s’excuser, et finit par rejoindre sa chambre, exténué.

Souhaitant soigner son entrée, il s’assit un instant sur son lit, reprenant calmement sa respiration. Mais déjà, il entendait les clameurs qui s’échappaient de la taverne. Les chaises grinçaient avec disharmonie sur le plancher boisé. Les verres s’entrechoquaient. Surtout, les voix s’élevaient, et les mots fusaient de part et d’autre. Il comprit que le débat avait commencé, et se leva d’un bond.

Il descendit une par une les marches qui conduisaient à la taverne. Il balaya la pièce d’un regard. Il jaugea ses quelques adversaires déjà présents, et les toisa. Comme s’il cherchait déjà à asseoir sa supériorité par un simple regard enflammé. Il remarqua d’ailleurs qu’aucun igné ne s’était encore joint à la conversation.

Machinalement, la tavernière s’était approchée et lui tendait déjà sa boisson favorite, un alcool de bambou. Une des plus fortes boissons qu’il ait jamais eu à boire.

Merel terminait son discours, et Yuwena y réagissait vivement. Hephaistos, son alcool en main, s’approcha de la grande table.

« Ce terran a raison, il est bien futile de chercher par tous les moyens d’abattre les autres éléments. Ce monde, dans lequel nous vivons, est le fruit d’une harmonie. Celle de tous les éléments entremêlés les uns aux autres. Nous avons tous besoin de cette terre si féconde pour nous nourrir. Nous avons tous besoin de cette eau si pure pour nous hydrater. Nous avons tous besoin de cet air si sain pour respirer. Nous avons tous besoin de cette flamme si ardente pour nous éclairer dans l’obscurité. Mais tout cela est terriblement matériel. Sommes-nous de simples animaux ? »

Il s’arrêta un instant, puis reprit la parole.

« La richesse de la vie humaine est bien ailleurs. Elle est enfouie dans notre cœur. C’est ce cœur qui fait que la vie vaut d’être vécue. L’amour n’est-il pas tout ici-bas ? Ne prévaut-il pas sur les quatre éléments ? Les éléments nous aident, c’est une évidence. Mais ce qui nous guide sur ces terres, c’est ce feu qui brûle en nous. C’est cette volonté ardente, cette passion enflammée qui nous a tous amené ici, défendre nos couleurs. L’amour et la passion sont rois et reines en ce monde. Ils sont une flamme naissante, puis consument avec passion l’essence de votre vie, avant de s’éteindre, au crépuscule de votre existence. Le feu n’est rien d’autre que la plus belle métaphore de notre existence ».

Le guerrier avait préparé son discours. Il savait que c’était le moment parfait pour l’énoncer. Ses opposants étaient encore suffisamment sobres pour en saisir la subtilité. Et lui aussi. Bientôt, l’alcool envahirait ses grandes idées. Il regarda son verre, et enfila d’une traite son contenu.

Edited by Hephaistos

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"Bien parlé maître Igné !"

Yùwéna tira la chaise à côté d'elle et offrit sa chope de bière flambée, qu'elle n'avait jamais eu l'intention de boire, tant l'odeur lui répugnait, à l'inconnu.

"Je suis Yùwéna conteuse d'Aéris et quel est votre nom ?"

Et comme l'homme à la langue d'or s'approchait, sans quelle sache si c'était pour accepter son offre ou non, Yùwéna se permit un petite pointe, d'un ton sans aucun sérieux :

"Prenez garde à ne pas faire flamber le siège en y asseyant la flamme de votre fougueuse jeunesse !" Elle rit gaiement avant d'ajouter. "On dit beaucoup de mal du tempérament et des actions commises par ardeur, mais sans réflexion. Souvent mieux vaut prendre un profonde inspiration avant de se décider."

Edited by Yuwena

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J’acquiesçais aux paroles de mon confrère Terran et trinquait avec lui en entrechoquant nos choppes.

"Très juste, et nul n'est assez fou ou déjà saoul pour nier que tous les éléments sont nécessaires en ce monde.

Mais pour vous répondre, Yuwena, oui la Terre est aussi belle que dangereuse. La force réside en l'équilibre d'un tout, ni bonne, ni mauvaise, nulle douceur sans la force et la dévastation pour rappeler que la Terre est maître ici-bas. Elle est à l'image de ce monde, capable du pire comme du meilleur."

C'est alors que je remarque Hephaïstos qui s'avance, enflammé pour défendre son élément. Je ne peut qu'admirer sa verve et son discours bien tourné. Je me tourne vers lui et lève mon verre.

"A la tienne cher ami, tes propos ne sont pas dénués de sens. La passion se compare si souvent aux flammes impressionnantes, qui s'avivent et s'éteignent au gré des sentiments. Mais elles peuvent s'éteindre si vite...

L'amour vrai, le grand amour, se grave dans le marbre, sur des rocs aussi solides que les fondations d'un château. Il grandit, petit à petit, pierre après pierre, pour devenir invincible et éternel.

Les fondations de l'amour, de nos existences, de nos civilisations, viennent de la Terre. Voilà le vrai sens de la Vie. "

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Une jeune magicienne aéride venait de le féliciter, et lui avait gentiment tiré la chaise et proposé sa bière flambée. Un peu surpris par cet accueil anormalement chaleureux, Hephaistos l’observa un instant. Il tenta en vain de cerner la jeune demoiselle.

« Je suis Hephaistos, guerrier igné, et j’erre sur ces terres depuis de nombreuses lunes déjà. Je vous remercie pour votre compliment. »

Il continuait de fixer la chaise. Elle semblait s’impatienter de remplir son rôle de chaise. Par courtoisie pour ce charmant être de bois, Hephaistos finit par céder et prit place. Il se retourna vers la magicienne et la contempla avec malice.

« Chère Yuwena, je vous écoute parler et je ne peux que me lamenter de tout cet air que vous avez gaspillé à tenter de me convaincre. ».

D’un geste de la main, et toujours en fixant la jeune aéride, il écarta la bière flambée d’Ignis.

« Est-ce le vent que je sens souffler sur votre être ? »

Il esquissa un sourire narquois.

« Mais de là où vous venez, vous devez être habituée… »

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Yùwéna regardait les deux Terrans qui se sentaient sûrs en compagnie l'un de l'autre. Elle aimait toujours cette rivale qui semblait avoir gôut à parler autant qu'elle-même.

"Et quel miracle est-ce d'être le miroir du monde ? Ni meilleur, ni pire dîtes-vous ? C'est la qualité de tout ce qui est en ce monde, c'est pure banalité." Yùwéna insista sur ce mot. "Mais l'air aspire aux hauteurs ! Tous c'est certain n'atteindront pas le sommet de la pureté morale, de la légèreté de l'existence et de la sérénité d'une âme qui a dépasser la violence. Pourtant c'est ça que représente notre jaune étendard quand il vole dans le vent. Constant à nous rappeler la vertu !"

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" Ah, l'amour ... Ce n'est pas ma tasse de thé, il faut dire que je suis plutôt chope de bières moi, hahahaha !! Mais l'argument du guerrier me plaît ! " Disais avec un grand sourire

Je préparais un verre d'alcool de bambou pour le dénommé Hephaistos. Le premier d'une longue liste, à n'en pas douter.

Voyons à quelle point sa flamme va s'éveiller ... Avant peut-être que la demoiselle d'Aqua, encore silencieuse, ne l'éteigne complétement.

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Merel était un peu déçu qu’ Yùwéna n’ai pas saisi ou n’ai pas voulu saisir le sens de ses propos. Ça n’était pas la terre qui asphyxiait la vie mais bien l’air qui devenait non respirable. Il réfléchissait à la réponse qu’il pourrait faire quand il fut interrompu dans ses pensées par l’entrée fracassante d’un nouvel arrivant. Il fut content de voir que son point de vue pouvait être partagé par d’autres éléments que le sien. C’était quelque part rassurant de voir que l’unité pouvait primer sur la discorde :

« Je suis d’accord avec vous Hephaistos, même si vous dites vous-même que la flamme qui nous anime s’éteindra un jour. Nul élément est éternel. »

Trinquant de bon coeur avec Selene, Merel reprit la parole :

« Si le coeur vous en dit Yùwéna, vous pourriez m’accompagner dans un de mes voyages vers les cimes enneigées. Vous verriez que plus nous montons en altitude, plus l’air se fait rare. Nous avons du mal à respirer et la tête nous tourne un peu, tout comme l’alcool contenu dans certaines boissons. L’eau est toujours présente, mais elle devient de la glace et seul le feu peut nous permettre de la faire fondre. Mais si nous pouvions monter encore plus haut, sur la plus haute des montagne, nous verrions qu’il n’y aurait plus d’air, donc plus de nuages ni d’eau ou de feu. Il resterait seulement la montagne, cette terre majestueuse... »

Regardant tour à tour ces compagnons d’un soir, il continua :

« mais cette terre majestueuse serait surement très triste sans les autres éléments, comme dénuée de sens. »

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Karamell avait eu vent d'une baston qui aurait lieu dans Melrath. Du moins c'est ce qu'il avait cru entendre de la bouche d'un membre de sa faction. Ou d'un membre de son élément. Il ne savait plus très bien mais rien que l'idée d'un éventuel combat l'exictait. Excité comme un gosse auquel on donne le jouet qu'il désirait depuis tellement longtemps. Il était en manque. En manque de sang, de sucre. Surtout de sucre. Ses contrées natales lui manquaient parfois. Il était arrivé sur Terra, un peu par dépit, il n'avait rien trouvé de mieux. Il n'avait pas non plus trouvé de famille la bas. Pourtant il s'y sentait attaché, comme s'il était imprégné des valeurs terrannes. Il s'approchait de la taverne lorsqu'il entendit un grondement sourd prendre petit à petit de l'ampleur.

Sa curiosité piquée, il paya l'une des soeurs Gerger (il en oubliait toujours leurs noms) et s'immisca dans la grande pièce lumineuse. Sa première réaction fût de se protéger les yeux, il n'avait pas l'habitude d'autant de luminosité. Lorsqu'il s'habitua à la lumière ambiante il découvrit un merveilleux spectacle. Une foule de gens s'était préssée près du bar, beuglait sa commande tout en se hurlant dessus pour une raison ou une autre.

Soudain il se rappelait le pourquoi du comment. La baston était verbale ! Et chaque élément devant se défendre devant les attaques des autres. Ce n'était pas le genre de bataille auquel il s'attendait mais devant tant d'engouement de la part de la population il ne put s'empêcher de se jeter âprement dans la bataille.

EH BAH MOI JE SUIS PAS D'ACCORD !

Peu de gens l'entendirent tant le brouhaha était fort. D'un côté cela ne le dérangeait pas plus que ça parce qu'il n'avait absolument pas réfléchi avant de parler. Il décida donc de prendre commande d'un bon jus de carotte avant de continuer son argumentation encore inexistante.

La réfléxion c'était pas son truc. Même alcoolisé il savait qu'il aurait du mal. Lui ce qu'il aimait c'était taper sans réfléchir. Taper le plus fort possible. Une idée lui vient à l'esprit.

Il monta sur une chaise et beugla du plus fort qu'il put :

ECOUTEZ MOI MECREANTS ! QUELLE EST LA CHOSE QUE VOUS CONNAISSEZ DE PLUS GROS ? LA TERRE N'EST-CE PAS ? VOUS AVEZ VOTRE REPONSE, ADULEZ MOI PAUVRES FOUS !

Fier de son discours il attendait les cris d'allégresse, les félicitations et les fleurs qu'il méritait amplement.

Il ne pensait pas que ce serait aussi simple de gagner.

Edited by Kirnes

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La Tavernière se chargeait pour Yùwéna de remplir Héphaïstos, rien n'était perdu :

"A-t-on jamais vu un homme de guerre si peu galant parler d'amour ? Êtes-vous sûr que cette flamme en vous n'est pas celle de la haine qui consume les ponts que l'amour à bâtit sans pouvoir les tenir ?"

Les paroles de Merel vinrent bien à propos :

"Je me joint à Merel et je rappelle à ceux qui n'était pas encore là que l'air sait se mêler à tous les éléments pour faire les étoiles, la brume et la montagne. C'est une polyvalence que je vous défie d'exposer pour vos éléments."

Yùwéna savait qu'elle pouvait perdre à ce jeu, mais no risk, no fun. À cet instant un gros balourd entra.

Edited by Yuwena

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Le guerrier ignorait désormais la jeune aéride qui lui avait proposé une bière flambée. En face de lui, il reconnut une de ses sœurs d’arme, Selene, toujours aussi ravissante dans sa cape sombre. Elle levait son verre en sa direction, pour saluer son discours. A son tour, il leva son verre, en acquiesçant légèrement de la tête. Ce n’est qu’en le reposant qu’il réalisa dépité que son verre était vide. Il eut à peine le temps de lever les yeux vers le plafond que la tavernière s’était déjà empressée de lui préparer une deuxième salve d’alcool de bambou. Il l’aurait bien remercié, mais cette dernière s’était déjà faufilée un peu plus loin.

La magicienne des Au-Delà, assise en face, tint pourtant à débattre contre lui.

"A la tienne cher ami, tes propos ne sont pas dénués de sens. La passion se compare si souvent aux flammes impressionnantes, qui s'avivent et s'éteignent au gré des sentiments. Mais elles peuvent s'éteindre si vite...

L'amour vrai, le grand amour, se grave dans le marbre, sur des rocs aussi solides que les fondations d'un château. Il grandit, petit à petit, pierre après pierre, pour devenir invincible et éternel.

Les fondations de l'amour, de nos existences, de nos civilisations, viennent de la Terre. Voilà le vrai sens de la Vie. "

Il l’écoutait avec attention pour préparer sa réponse.

« Je ne peux que soutenir tes paroles, Selene. L’amour est éternel. La flamme peut bien s’éteindre, il subsiste un souvenir, une mémoire, qui perdure, comme gravé dans la roche. Mais d’où crois-tu que viennent toutes ces roches ? Elles sont formées au cœur – encore lui - de cette Terre fabuleuse, dans ses entrailles brûlantes, à des profondeurs où l’air n’est presque plus. Cette délicieuse lave en fusion, qui remonte doucement vers la surface, qui refroidit, et accouche de merveilles minérales. Le feu n’est pas seulement la flamme, il est aussi ce magma. Et lui ne s’éteint pas, il se contente de se figer dans l’immortalité de la beauté qu’il a créé. Et dans son manteau de pierre, il n’oubliera jamais le feu duquel il est né. »

Le guerrier se surprit de pouvoir encore tenir un discours aussi cohérent. Après tout, il n’avait encore bu qu’un verre. A peine eût-il fini que son attention fut détournée par la jeune Aéride qui venait de lui lancer quelques mots assassins.

A-t-on jamais vu un homme de guerre si peu galant parler d'amour ? Êtes-vous sûr que cette flamme en vous n'est pas celle de la haine qui consume les ponts que l'amour à bâtit sans pouvoir les tenir ?

Il l’observa une nouvelle fois, sondant son regard. Il commença à boire une gorgée de son second breuvage, avant de reposer son verre.

« Ce dont je suis sûr, à cet instant, c’est que la flamme qui brûle en moi est celle de l’alcool que je viens d’ingurgiter. Et vous l’aurez tous en vous une fois que vous aurez avalé une de ces délicieuses boissons. »

Le silence se fit dans la pièce lorsqu'un guerrier terran fit son entrée tonitruante dans la salle.

Edited by Hephaistos

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Le magicien cuvait tranquillement sa victoire de la veille dans un coin de la taverne. Il avait eu vent d'un soit disant futur débat qui était censé diviser les éléments. Lui ce qu'il préférait c'était diviser les membres d'une seule et même personne à grand coup d'orbe !

Des échanges et quelques petits couinements se faisaient déjà entendre, mais rien d'anormal jusque la, car après tout nous étions dans une taverne. Quand tout à coup, tel un lamantin traînant sa masse, un guerrier légèrement crottiné, qui n'était autre qu'un de ses compagnons de faction se mit à hurler de manière inaudible.. D'un léger sursaut le mage leva les yeux qui était jusqu'à maintenant fixés sur le fond de sa choppe.

Allez hop, un coup d'oeil dragueur à la tavernière pour qu'elle lui resserve à boire, et le voilà désormais à la table des braillards.

Il avait déjà écouté certains arguments, qui ne lui plaisaient guère d'ailleurs !

D'un ton posé et serein le mage commença :

Cher Dame du vent, vous ne brassez que de l'air ! Vous semblez insister sur le fait que votre brise serait à l'origine du monde...Laissez moi rire, vous faite honte à l'ensemble de la caste magique. Vous n'êtes pas censée ignorer l'art des étoiles et de leur formations, de la vie et de sa création ! Dois-je vous rappeler quel élément est à la base de tout ? Que sans lui la vie ne serait jamais apparue ? Peu importe sous quel forme il se trouve, que ce soit solide liquide ou gazeux, il est indispensable. Je vous parle bien sur de l'eau !

Le mage sirota une gorgée de son breuvage, et repris :

L'eau est un élément indispensable à la vie et cela se voit à l'importance de ce liquide dans la composition de votre chair.

Et toc madame la fan de piaf !

Il s'adressa à son compagnon Igné qui semblait bien fleur bleu en ce début de soirée !

Mon cher Hephaistos, qu'est ce que l'amour si ce n'est ce violent afflux sanguin qui nous fait rougir quand on voit notre promise ? Ce sang qui vient arroser votre cerveau afin de réveiller toutes vos émotions ! Ce sang qui est liquide, qui coule dans nos veines tout comme l'eau coulerai d'une cascade.

Espérant faire mouche avec son discours d'amoureux transi, il lança de nouveau un regard à la tavernière.

Edited by bartimeus

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Sparidram se réveilla avec un affreux mal de crâne. Il venait de se réveiller d'un long sommeil, et pour se remettre les idées en place, il décida d'aller dans une taverne.

Entrant dans une, il remarqua un étrange attroupement d'aventuriers de tout les éléments, mais cette fois ci, ils ne se battaient pas. Pas avec leurs épées, leurs masses et toute autre arme qui fait des bobos.

Cette fois ci, ils se battaient avec des armes toutes aussi tranchantes; les mots.

En effet, plusieurs des aventuriers semblaient avoir déjà pris la parole, d'autres les écoutaient, d'autres encore se préparaient.
Une fois que l'un eu fini, le jeune rôdeur qui avait écouté pris enfin la parole, et défendit à son tour son élément:

avatar_17986.gif: Enfin vient mon tour de parler. Je m'avance ici en ce moment afin de, comme vous tous avant, défendre mon élément d'origine qu'est celui de l'eau.

Pour commencer, je vais vous énoncer un poème que j'ai composé il y a bien longtemps, et qui honorera le dieu de l'eau, Poiscillon.

Dieux des océans

Poiscillon règne en maître

Non pas sur les continents

Mais sur tout les êtres

Des océans et des mers

Et sur son peuple ici bas

Peuple des embarcadères

Tout les Aqua.

Cf: Animation RP: "Les moissons divines".

J'aimerai finalement vous présenter mes armuments.

Tout d'abord, l'eau naturellement parlant est extrêmement importante, pour la nature et pour nous tous.

Sans eau, la verdure ne pousse pas, sans verdure les herbivores meurent, sans herbivores, les carnivores n'existent plus. Comme nous dominons la chaîne alimentaire, nous ne pouvons pas survivre sans ceux qui sont en dessous de nous.
De plus, notre corps se compose d'eau, et nous avons besoin d'eau pour survivre.

Après cette partie scientifique, laissez moi vous dire que l'eau l'emporte sur les autres éléments.
Le feu bien sur, l'eau l'éteint.
La terre, l'eau la recouvre.
L'air serait l'élément qui serait le moins influencé par l'eau, mais de mon point de vue, l'air est trop subjectif et surtout pas assez matériel pour être pris au sérieux.

Et c'est sur ces arguments que je descend de cette table, pour laisser la place à quelqu'un d'autre, qui je l'espère saura tout comme moi prouver la suprémacie de son élément.

Le jeune rôdeur descendit donc, fier de son discour.

Ce soir là, une étoile avait brillé.

Edited by Silverhand

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Hephaistos n'avait pas remarqué son ami bartimeus au fond de la taverne. Il était encore plongé dans sa chope. Peut-être lisait-il l'avenir de ce débat dans la mousse de sa bière. Peut-être alors voyait-il la défaite accablante qui l'attendait.

« Bartimeus ! Tu me déçois terriblement ! Nous combattons ensemble ! Et autant que moi, tu te délectes de ce sang qui s’échappe des plaies de nos victimes. Et nous adorons le voir couler à flot, oui. Mais pourquoi le comparer à un joli torrent d’eau pure ? Ce sang est si chaud, si sombre. Il bouillonne à l’intérieur de nous ! C’est un torrent de lave en fusion ! C’est tellement beau ! ».

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Surpris par la vive réaction de son ami, le mage lui lança :

Jolie ? Qui à employé ce mot ? Seulement toi mon bon camarade. L'eau qui coule d'une cascade n'était une petite métaphore.

Et oui le sang gicle et coule a flot, pour notre plus grand plaisir, mais je t'en pris ne le compare pas à cette substance lente et visqueuse qu'est la lave... Elle est certes destructrices, mais elle prend bien trop son temps. L'eau est souple et sournoise, elle s'infiltre partout. Rien ne l'arrête. Elle s'infiltre dans tes pores, sous tes ongles tout comme le sang de tes victimes.

Edited by bartimeus

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Malgré sa mise en scène personne n'écoutait le ptit bout d'sucre. Et il n'aimait pas du tout ça. Devait-il leur rappeler qui écrasait leur crâne durant les combats organisés appelés joute ?

Voyant que son raffut ne couvrait pas le bruit ambiant il décida de changer de méthode.

Il demande à Géfin dans le coin de la salle s'il pouvait utiliser le tableau du plat du jour et une craie. Il commença à énumérer les différentes raisons qui prouvaient que la Terre était bel et bien le plus puissant et intéressant des éléments.

Il commença par se rappeler des différents mets qui composaient la gastronomie Melrathienne, pensa aux différents boissons provenant de Terra. Après tout, si on mange et qu'on boit mieux que partout ailleurs, n'était-ce pas la preuve qu'il manquait à tous ces chiffoniers ?

C'est pourquoi il s'exprima de nouveau, mais en faisant crisser la craie pour être bien sûr que tout le monde l'entende.

CRINIIIIIIIIGNNIIIIIIIIIIII

Désolé pour cette interruption momentanée mais j'aimerais attirer votre attention sur tout ceci :

Que serions nous sans le délicieux fromage Terterre, aussi appelé le bourre saint ?

Comme son nom l'indique il provient des contrées reculés de Terra, ou des moines fermiers s'agitent toute la journée pour nous faire parvenir ce produit laitier si cher à nos coeurs ?

Et qu'en est il de la Terretiflette ? Non non très chers camarades, je vous le dis haut et fort, Terra c'est le plus TERRE-I-FIANT des éléments ! (Pensons à ce cher Terre-minataure qui nous manque tant)

Cette fois ci il en était sûr, ses arguments seraient entendus.

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Yùwéna aimait toute la tablée qui se prêtait au jeu, que la jeune Aéride ne prenait pas comme une guerre, mais bien comme un concours plaisant. Tous sauf un : le géant sans manière. Son pouls frôla les 200 battements minutes quand il crissait avec sa craie, mais lorsqu'il cria la magicienne ne pu retenir le démon de la rage qui quittait sa cage. Un vent se leva dans la taverne et s'engouffra dans la bouche du malotru qui bramait :

"TERRE-I-FIANT"

L'air rempli la gueule béante et l'empêcha malgré sa force de resserrer les mâchoires, comme un dragon mésopotamien qui avait vaincu dans des immémoriaux, enfin c'était ce que disait ses contes.

Cela n'avait durer qu'une seconde, Yùwéna se ressaisit, elle ne pensait pas pouvoir blesser l’hippopotame, mais n'avait pas envie d'essayer non plus. Il s'était tu.

"Je n'ai pas peur et vous hurler comme quelqu'un n'a pas d'argument."

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Après quatre ans d’un voyage initiatique dans des contrées lointaines, Kiwae fut poussée par une envie irrépressible de revenir sur les terres sur lesquelles elle avait passé ses jeunes années. Cela faisait maintenant une semaine qu’elle foulait à nouveau ce territoire et s’était petit à petit familiarisée à nouveau à ces paysages. Elle s’était alors décidée à honorer la tradition en chassant les dragons qui lui semblait depuis toujours rôder autour de Melrath Zorac, elle réussit en deux jours à accomplir sa tâche grâce à l’aide impromptu de deux Terrans croisés au cours de ses poursuites. Revigorée par son retour, Kiwae ne tenait pas en place, elle se décida donc d’aider à élucider un meurtre suspect ayant eu lieu près de la retraite des nomades. Et c’est exténuée et en ayant le sentiment du travail accompli qu’elle retourna à l’auberge sud de Melrath Zorac. Elle avait bien besoin d’un remontant et se dirigea donc vers la taverne privée malgré son apparence quelque peu négligée, ses vêtements et cheveux encore roussit par les flammes du dragon incendiaire. En entrant elle fut surprise par le nombre de personnes présentes toutes attroupées autour d’une table, elles semblaient en plein débat. Elle décida de se rapprocher du comptoir en attendant le retour de la tavernière.

Elle resta tranquillement accoudée au comptoir en écoutant les différents arguments présentés, chacun essayant de mettre en valeur son élément.

Tout à coup, elle entendit le crissement d’une craie contre un tableau et se retourna pour s’apercevoir que c’était le moyen qu’avait trouvé un guerrier Terran pour attirer l’attention des personnes présentes. Cela eu l’effet escompté, elle esquissa même un sourire en voyant que certaines d’entre elles frissonnèrent à ce bruit. Les arguments du guerrier finirent même par la faire sourire franchement.

Le silence dura un peu après sa tirade, elle décida donc d’en profiter et s’avança pour faire part de ce qu’elle avait en tête et peut-être détendre un peu l’atmosphère.

" Bonjour, je n’ai pu m’empêcher d’écouter votre débat. Je n’ai en aucun cas la prétention de vous exposer un savoir que je n’ai pas, ayant été absente trop longtemps pour m’avancer sur les conditions actuelles de mon élément. Cependant j’ai l’impression que malgré le fait que vous vouliez prouver que votre élément est le meilleur pour certains d’entre vous, vous admettez que les quatre éléments se complètent. Puis vous exposez un cas précis dans lequel votre élément peut avoir un avantage sur les autres. Le problème est que ce débat risque de tourner un peu en rond, si ça continue on va se mettre à parler des cycles biogéochimiques en expliquant que les relations entre ces quatre éléments est essentiel à notre survie. Alors pourquoi ne pas admettre que du point scientifique ces quatre éléments sont égaux sauf cas précis et trouver d’autres arguments. Je ne sais pas moi, mais si on fait un appel des troupes il me semble que dans mes souvenirs, notre élément est le seul à avoir un «Tigre » guerrier aussi valeureux que séducteur il parait ? Ah bon, la valeur de certaines personnes n'est pas un argument recevable pour prouver la supériorité d'un élément ? ".

Cela eu pour effet de décrisper voire même de faire sourire certains des précédents orateurs.

Kiwae retourna près du comptoir et demanda un verre de cognac à la tavernière, elle en aura bien besoin pour rester éveillée toute la nuit.

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