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Terre des Éléments

Suyvel

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Everything posted by Suyvel

  1. Joyeux anniversaire Karamel dansant !
  2. @baracil je me permets de te citer: "sa petite farce de mauvais diable lui avait fait prendre un peu de retard. Ce n'était pas digne d'un magicien. " Je te le confirme, ou plutôt Gandalf te le confirme: "Un magicien n'est jamais en retard, ni en avance d'ailleurs. Il arrive précisément à l'heure prévue."
  3. Si un jour, quelqu'un me demande de définir ce qu'est la chance, je pense que je lui répondrai: "La chance, c'est taper un ours des cavernes - un seul - et obtenir tout ça d'un coup." Douze ans que je joue à TDE et ça ne m'était jamais arrivé. Je n'ose même pas calculer la probabilité que ce genre de choses arrive...
  4. De mémoire, l'idée de la quête 'le loup et la dague' est de récupérer les marchandises du négociant Khal Himero (une caravane en perdition). Il faut avoir rendu visite à Hécate Homb et obtenu sa coopération de gré ou de force. Puis on va voir le chef brigand (Arsène) pour commencer cette quête. Son succès permet de conclure celle de la caravane en perdition.
  5. Une nouvelle arme pour fêter un jour spécial...? Joyeux anniversaire Hephaïstos !
  6. Raconte-moi ton histoire. Suyvel en restait figée. Muette. Elle ne s’était pas attendue à celle-là. Pourtant, cela faisait un moment déjà qu’elle se mettait en quatre – une expression qui faisait référence aux Seigneurs des Eléments, sans doute – pour le musicien qui lui faisait face. Le troubadour n’ayant pas l’air bien dégourdi, elle avait accédé à toutes ses demandes. Elle n’avait même pas émis de réflexion ironique, c’était dire... Et maintenant, ça ? Grant ne doutait de rien ! Ou plutôt, il n’avait guère idée de ce qu’il lui demandait. L’elfe noire avait beau être jeune au vu des critères de sa race, elle avait franchi le cap des cent-vingt printemps. Si elle devait tout reprendre du début, elle n’était pas sortie de l’auberge. Elle ferait mieux de l’acheter, d’ailleurs, vu le temps qu’elle allait y passer – et les tarifs qu’infligeaient les sœurs Gerger. Raconte-moi ton histoire. Que faire ? Un bref résumé ? Cela risquait de lui attirer plein de questions plus ou moins indiscrètes, et le bref résumé se transformerait inéluctablement en interminable explication de texte. Se concentrer sur un épisode significatif ? C’était certainement plus raisonnable... Mais à peine avait-elle commencé à plonger dans sa mémoire que certains souvenirs déplaisants cherchaient déjà à imposer leur importune présence. Des images défilèrent dans son esprit – une ténébreuse cité souterraine, les visages de proches, comme celui de sa mère, et de ses frères et sœurs... Elle rejeta le tout brutalement. Raconte-moi ton histoire. Elle se sentit piégée. Un refus sec susciterait l’incompréhension, voire la curiosité, pour ne pas dire des investigations intrusives. Et puis Grant était ménestrel, après tout : comme tous ses semblables, il était simplement à l’affût de nouvelles histoires à ajouter à son répertoire. Aucune malice dans sa demande, elle en était convaincue. Le musicien ne demandait qu’un récit qui fût digne d’intérêt. Elle n’avait pas de raison sérieuse de le débouter de sa requête. Mais plutôt que de plonger loin dans son passé, elle allait s’en tenir à des événements plus récents. Suyvel soupira et secoua ses boucles blanches. « Très bien, Grant. Laisse-moi te parler d’une elfe noire et de ce qui lui advint, en ce jour printanier de l’année cent-trois... » * * * * * Alors qu’elle foulait les terres Aérides pour la première fois, Suyvel se sentait ragaillardie. Il y avait dans l’air un elle-ne-savait-trop-quoi de pétillant, de revigorant... Elle qui avait longtemps vécu sous terre se sentait bien sous ce ciel immense. Ici, la lumière était partout, chassant loin les ténèbres de sa ville natale. Une statue attira son attention. Elle représentait une femme – une humaine, de prime abord, mais elle n’aurait su l’affirmer. Une femme à l’allure altière, qui semblait s’élancer vers les cieux. L’elfe noire héla une autochtone. Celle-ci répondait au nom de Schima et lui apporta quelques éclaircissements le plus volontiers du monde. « Il s’agit d’une représentation de la déesse Eolia, notre protectrice. » Instinctivement, Suyvel recula d’un pas, une foule de souvenirs liés au culte de Lloth assaillant sa conscience. La Reine Araignée était la ‘protectrice’ de son peuple – mais à quel prix ! La sombre déesse aimait le désordre. Il n’existait pas de souverain dans le pays des drows, juste des Maisons nobles qui se déchiraient pour quelques miettes de pouvoir supplémentaire. Aucune alliance ne durait, aucune relation non plus – le mariage n’existait tout bonnement pas, et l’idée de s’unir durablement à un mâle aurait fait hurler n’importe quelle femme drow, ou presque. Et Lloth était aussi malveillante qu’assoiffée de sang – y compris celui de ses fidèles, s’ils cessaient de plaire. Elle détestait les mâles et faisait en sorte qu’ils soient infériorisés, opprimés, voire humiliés. Mais elle les acceptait volontiers en tant qu’offrande, en sacrifice sanglant. Elle cultivait l’ambition chez ses fidèles, pour les pousser à s’entretuer, ce qui était une façon indirecte de récolter encore plus d’âmes. Suyvel regarda autour de la statue, s’attendant à y découvrir quelque autel ensanglanté. Mais rien de tel n’existait ici, et elle s’enquit auprès de Schima des voies d’Eolia, et des rites de son culte. « Des sacrifices... ? Non, la bienveillante Dame de l’Air ne demande rien de tel. Ceux qui souhaitent la célébrer ou la remercier lui adressent des louanges, ou apportant des offrandes dans ses lieux de culte. De menus objets, de la nourriture, ce que bon leur semble. De l’or, parfois, pour les plus fortunés d’entre nous, même si la déesse ne prise guère ce genre de don. Mais elle est sensible au geste que cela représente. - Pas de sacrifices ? Je vois... » En fait, Suyvel était un peu perdue. N’ayant guère connu que cela comme modèle religieux, elle n’imaginait guère qu’il puisse en aller autrement. Ce qui amena d’autres questions. « Et que vous enseigne votre déesse ? - Eolia patronne les artistes, chanteurs et musiciens. Elle aime la musique et les vents la répandent aussi loin qu’ils le peuvent. Elle aime la vie et la nature, ses enfants essaiment les graines des plantes pour qu’elles se multiplient et prospèrent... » Suyvel en était décontenancée. Une déesse bienveillante ? Qui aime la vie ? Qui ne demande pas de sacrifice ? Qui apprécie la musique ? Elle avait l’impression d’avoir été privée de tous ses repères d’un coup. L’elfe noire détailla plus avant la statue qui lui faisait face. Non, décidément, il n’y avait rien d’inquiétant dans cette représentation. Aucune promesse de châtiment, de courroux divin qui s’abattrait sur le fidèle qui ferait un pas de travers. En quittant son pays, Suyvel avait quitté sa religion avant toute chose, et s’était promise de ne jamais tomber dans les rets d’un culte quel qu’il soit. Mais là, elle ne voyait plus très bien au nom de quoi repousser une déesse telle que décrite par Schima. Elle allait devoir se renseigner plus avant. Pour l’heure, elle se contenta de remercier la jeune villageoise et d’en prendre congé. Dans les jours qui suivirent, Suyvel entra en contact avec les prêtres d’Eolia et put leur poser librement toutes les questions qui l’assaillaient. Elle était venue pleine de méfiance et de suspicion. Lorsqu’elle eut obtenu les réponses, Eolia avait gagné une nouvelle adepte – assez différente de ses adorateurs habituels, mais non moins fidèle. Ce jour-là, une drow mourut. Et une Aéride naquit. * * * * * « Voilà, Grant, tu as ce que tu voulais. - Merci à toi pour ce récit. Et pour ces confidences. » Confidences ? Certes, mais pas tant que ça. En fait, de ce côté-là, Suyvel estimait s’en sortir à bon compte. A très bon compte, même. Mais quelque chose en elle lui disait qu’il n’en irait pas toujours ainsi. Un jour ou l’autre, il lui faudrait bien raconter son histoire. Toute son histoire. Aussi déplaisante que cette perspective puisse être...
  7. Un petit oeuf en chocolat? (Pour certaines, ce sont les cookies, pour moi ce sont les oeufs...)

  8. Dans ce monde en pleurs Elle soulage les malheurs Et partage la paix de son cœur Pour offrir un peu de bonheur ... c'est pourquoi nous avons tant besoin d'elle. Joyeux anniversaire Calyso !
  9. Les astres assez bien figurent les abeilles De ce miel lumineux qui dégoutte des treilles Car voici que tout doux et leur tombant du ciel Chaque rayon de lune est un rayon de miel... ... tout comme chaque mot de Sélène. Joyeux anniversaire à elle !
  10. *En pleine partie de scrabble, tire 2 lettres et tombe sur un K et un X* Pffff... Je vais aller loin avec ça, moi... Mmmh.... et si....? *Réorganise ses lettres, en place cinq sur le plateau avec une case mot compte triple* L-O-X-K-A.... Youhooouuuu !!! Vraiment providentiel, ce rôdeur... Joyeux anniversaire !
  11. Petit dilemme: dois-je sourire devant Tigrrr? Car si je lui souris, ne va-t-il pas m'attaquer...? Joyeux anniversaire, le félin !
  12. * Essaie d'invoquer un certain démon ailé de sa connaissance * POUF ! (apparition soudaine) Ah zut, mauvaise formule... je recommence. Joyeux anniversaire, Daddy !
  13. Oh mais c'est le jour de Keril ! Joyeux anniversaire Keril !
  14. Aujourd'hui, c'est le jour de Malicius, le plus grand guerrier elfe noir de ces terres. Si si, c'est un elfe noir, et c'est le mage Toupuy Sang qui l'a dit: "Affronter Malicius ? Argh ! Non, il est drow fort !" (Ou du moins, ce sont les propos qui ont été rapportés par son apprenti, Shuy Umboulay) Joyeux anniversaire, Malicius, avec une nouvelle décennie qui commence ! Petit cadeau pour l'occasion: un souvenir d'un débat entre Malicius et Jean (discussion hautement philosophique entre guerriers, donc)
  15. Un jour, en passant devant le tableau d'affichage, l'attention de Suyvel fut attirée par la mention suivante: "Ah, se dit-elle, je pense savoir qui c'est..." Et là, surprise ! "Que... quoi ?!" Suyvel s'en alla en maugréant, mais ne tarda pas à se remettre à invoquer. Et quelque temps plus tard... "Ah! Cette fois, ça devrait être corrigé..." "Voiiiiiiiiilà ! Bien mieux comme ça. Nanmého ! Pour qui elle se prend, la danseuse tzigane ?!"
  16. Zéthyr, reviens-nous vite, Géflora est en train de déprimer en ton absence... Joyeux anniversaire à toi !
  17. Qui a mis des rubans rouges partout...? Ah pardon, c'est le dressing de Manrek qui est resté ouvert, aujourd'hui doit être une grande occasion... Bon anniversaire Manrek ! PS Bravo à tous ceux qui ont compris le calembour dans le titre.
  18. Une lueur crépusculaire, blafarde. Ce fut la première sensation qui parvint à l’esprit embrumé de Suyvel. Lorsqu’elle eut quelque peu récupéré, elle se rendit compte qu’elle était revenue en un endroit hélas un peu trop familier : la nécropole. Le recycleur d’âmes se tenait non loin d’elle. Elle tenta de rassembler ses souvenirs encore confus. Elle s’était rendue en la ville de Melrath Zorac pour profiter des festivités de fin d’année… Là, elle avait improvisé un petit récital au piano, et le sommeil avait finalement eu raison d’elle. Elle n’avait pas pris la peine de réserver une chambre, suite à l’annonce de la trêve des fêtes de fin d’année. Et voilà ce qui en résultait. Ah ben bravo pour l’esprit de Nowel ! Un indélicat dépourvu de scrupules avait manifestement profité de la situation pour l’attaquer et l’occire dans son sommeil. Le souvenir d’une vive douleur, suivie d’une chute dans le néant, refit surface et attisa sa rancœur. Un sentiment déplacé en cette période… Bon, la première chose à faire est de sortir d’ici. En peu de temps, elle fut de retour dans les murs richement décorés de la ville. Madame la Maire n’avait pas fait les choses à moitié cette année. En retournant à l’auberge, elle fut contactée par un guerrier Aquéen, Karz, qui avait assisté à son agression. Etant donné l’interdiction de molester quiconque, il n’avait pas osé s’en prendre à son agresseur, qui était en fait une personne à laquelle elle n’avait pas songé : Sepertina, la magicienne pyromane, paranoïaque et légèrement xénophobe. Karz avait néanmoins pu récupérer un certain nombre d’objets personnels qu’elle avait perdus dans l’affaire. Une fois la restitution effectuée, Suyvel s’était interrogée sur la ligne de conduite à tenir. Elle avait eu envie de s’en prendre à l’humaine, mais elle avait vite appris que celle-ci se trouvait désormais sous les verrous, pour la période des fêtes, suite à son acte. Difficile de la trucider sous le nez de la garde… De plus, c’était un coup à se retrouver bouclée dans la cellule voisine de Sepertina, pour un bon moment. Alors ça, pas question ! Et puis les festivités se préparaient, et elle n’avait pas envie de le rater juste pour le plaisir douteux d’occire l’humaine. Pas envie du tout. A ses yeux, elle n’en valait pas la peine. Finalement, une autre pensée s’immisça dans son esprit. La vengeance est un plat qui se mange froid. Suyvel passa donc les fêtes dans la ville, sans plus se préoccuper de Sepertina, mais fort accaparée par les lutins du Père Nowel, de toute évidence débordés durant cette période de l’année. Ce fut l’occasion pour elle de démarrer une jolie collection de poupées et même de recevoir quelques cadeaux, soit de la part des lutins reconnaissants, soit de la main du Père Nowel en personne. Oui, Madame la Maire avait vu les choses en grand. Durant cette période, Suyvel réalisa que son paquet de cookies avait quelque peu fondu. Or elle n’en avait pas croqué un seul depuis longtemps. Elle supposa que Sepertina avait fait main basse dessus, connaissant son amour immodéré pour ces biscuits. Elle eut alors l’idée de demander à la garde si elle pouvait demander restitution de ses biens, qui avaient dû être confisqués à l’humaine lors de son arrestation. La guilde des chasseurs lui apprit qu’ils n’avaient pas trouvé de gâteaux sur elle, ce qui laissa l’elfe noire perplexe. Qu’a-t-elle bien pu en faire ? Avant le jour de Nowel, lors d’une visite à l’Académie, elle se plongea dans une recherche documentaire sur la magie divinatoire, et finit par mettre la main sur un sortilège permettant de localiser des objets personnels. Ses cookies semblaient remplir les conditions pour que le procédé soit efficace. Elle accomplit donc le rituel et, après une heure d’efforts, elle vit apparaître dans un miroir une scène qui lui était familière. Le quartier des apothicaires… L’auberge du quartier sud… La vision lui sembla se centrer sur un meuble en particulier, un buffet qui appartenait à… hé bien… elle n’en savait rien au juste. Intriguée, elle fit un passage en ville pour se rendre sur place et constater que ledit meuble était bien là, tel qu’elle l’avait vu. Elle hésita un instant puis ouvrit une porte : aucune réaction de l’assistance. Fort bien. Je vais pouvoir l’examiner en détail. La fouille fut aisée et rapide, mais décevante. Soit ce n’était pas là que se trouvaient ses cookies depuis le départ – et son rituel avait échoué – soit ils avaient été déplacés. Mais par qui ? L’humaine était toujours derrière les barreaux, et l’elfe noire l’imaginait mal confier à qui que ce soit la garde de ses précieux biscuits. Ou alors… étant donné le tempérament parano de Sepertina… Suyvel examina le meuble en détail et finit par se rendre compte que la planche en bas du buffet était amovible. Elle parvint à la lever et se rendit compte qu’elle dissimulait le fond du meuble tout en ménageant une cache, où se trouvaient des petits sacs. L’elfe noire en sortit un et l’ouvrit pour découvrir… … des cookies ! Le sac en était rempli. Une vingtaine au bas mot, bien plus que ce qu’elle avait perdu. Et il y avait plusieurs autres contenants. Combien de biscuits l’humaine avait-elle entassés ici ? Combien de larcins et de méfaits ce butin gastronomique représentait-il ? Et combien d’autres cachettes y avait-il encore ? La première pensée de Suyvel fut de tout ramasser et de filer, imaginant d’avance – et avec délice – la tête de l’humaine quand elle se rendrait compte du pillage de sa cachette. Puis elle se dit que c’était un peu facile, que ces biscuits ne lui appartenaient pas… et qu’il y avait probablement mieux à faire. Dès le lendemain, elle se lançait dans de nouvelles recherches à l’Académie, mais cette fois dans la section hermésisme de la bibliothèque. Elle découvrit une recette qui lui parut prometteuse. Après en avoir réalisée une copie sur parchemin, elle quitta le prestigieux centre de savoir et partit récolter les ingrédients idoines. De retour à son laboratoire, elle se lança dans une confection totalement nouvelle, qui l’absorba pendant des heures. Et lorsque le résultat lui parut satisfaisant, elle décida de mettre en œuvre son projet machiavélique. La nuit suivante, une ombre se glissait en tapinois dans l’auberge sud de la ville, passant insoupçonnée des rares yeux encore présents. Dans le cas contraire, les résidents auraient pu témoigner avoir vu passer une elfe noire affichant une expression empreinte d’une rare sournoiserie. Et ils auraient pu indiquer que celle-ci, en quittant les lieux, s’était débarrassée d’une fiole vide…
  19. La Terre des Eléments entre dans une nouvelle année, puisse-t-elle être bonne pour tous !
  20. Suyvel suivit avec une certaine appréhension la réaction de Selene. Les choses allaient-elles rapidement dégénérer en conflit ouvert ? Elle aurait préféré l’éviter dans la mesure du possible. Les confrontations avec les démons n’étaient pas choses à prendre à la légère – et celui-là en particulier donnait l’impression d’une puissance physique imposante. Elle fut donc plutôt soulagée par les paroles de la Terrane. La magicienne avait engagé un dialogue amical, usant habilement d’une certaine proximité avec Kurg. Suyvel ne le connaissait pas, mais ce n’était manifestement pas le cas de Selene, qui tentait même de le retourner contre Hycate. Un dernier échange, et la Terrane lança un regard appuyé à l’Aéride désincarnée. Celle-ci n’était pas certaine d’avoir saisi l’intention derrière les mots. … je ne viens pas délivrer le prisonnier... Suyvel se demanda un instant si elle pouvait être sérieuse, puis écarta définitivement cette idée. Selene avait avoué son attachement envers le prisonnier, elle avait pris des risques pour arriver jusqu’ici, ce n’était pas pour capituler à trois mètres de l’objectif ! C’était donc un mensonge délibéré envers le démon, mais dans quel but ? ... ce n'est pas mon intention à moi en tout cas!... Encore une coquecigrue. Etait-ce juste pour apaiser le démon ? Mais le moindre geste pour délivrer Eridani démentirait le propos dans l’instant et ne ferait que rendre le démon encore plus furieux. Les mots prononcés par Selene semblaient vains. A moins que… ? ... pas mon intention à moi... Evidemment, la Terrane ne pouvait pas s’exprimer librement devant le démon. Suyvel songea que les propos lui étaient peut-être adressés, à elle. Mais qu’est-ce que Selene attendait d’elle au juste ? ... pas mon intention à moi... Suyvel retournait la phrase dans sa tête, cherchant la clé. La Terrane insistait sur le fait qu’elle ne tenterait rien pour libérer le prisonnier, c’était donc à l’elfe noire d’agir. Mais cela revenait à entamer les hostilités avec Kurg. Indécise, Suyvel se demandait si elle avait bien interprété les propos de la magicienne… avant de se rendre compte qu’elle avait entamé une litanie bien particulière. Une invocation ! Selene avait manifestement dans l’idée d’aller à la confrontation. Priant pour ne pas s’être méprise sur les intentions de la Terrane, Suyvel se concentra et lança un châtiment sacré droit sur les chaînes qui retenaient Eridani. Celles-ci cédèrent, laissant le prisonnier glisser au sol. Kurg sursauta, eut une grimace de colère et adopta une posture bien plus menaçante. Suyvel aurait bien voulu en faire plus, mais son état spectral ne lui permettait pas de se saisir de l’homme inconscient. Seule Selene était en mesure de s’en occuper. Fini la diplomatie ! Selene, j’espère que tu sais ce que tu fais…
  21. En cette fin d'année 114, c'est le jour de Nowel sur TdE. Puisse-t-il être joyeux pour tout le monde!
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