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Terre des Éléments

Manrek

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Everything posted by Manrek

  1. Coucou, partage de connexion avec Calyso vu qu'elle est vers chez moi
  2. Bonjour, Partage de connexion avec Onizuka et sûrement ses multis pendant quelques jours vu qu'il est chez moi
  3. A L'Aube d'une Renaissance... Après un passage pluvieux, le soleil revint enfin au bout du troisième jour, encourageant ainsi le départ, pour rejoindre Raghénor. Les blessés reprirent un peu du poil de la bête et tout le monde commença à préparer ses affaires pour reprendre la route. Nelwen manquait à l’appel avant le départ, obligeant Manrek à retourner à la grotte de Vhéno, lequel se doutait qu’il la trouverait là-bas en compagnie de Suyvel. Ce dernier fut surpris en arrivant sur les lieux, avec une drow également sur le point de partir. Il entama la discussion sur un ton amusé. -J’ignore comment tu as motivé dame Suyvel, ma chère Nelwen, mais celle-ci semble partir avec nous. -Ah ah ! Bien essayé jeune capitaine, mais je ne prends la même direction que vous. Ma destinée se trouve ailleurs… -Oh je vois, et bien je voulais te remercier une dernière fois avant de partir également. Merci pour ce que tu as fait pour nos compagnons d’armes mais aussi pour Nelwen. Tu lui as redonné espoir sur le savoir de ses origines et je comprendrais si elle désire te suivre. -Non Manrek, nous avons bien discuté avec dame Suyvel sur mes ancêtres et la région de Bathen. Je vais me laisser le temps de grandir et forger mon expérience encore à tes côtés. J’ai encore pas mal de temps devant moi pour me rendre sur la Terre des Eléments. -Sage décision Nelwen, reste auprès de ton capitaine, pour l’heure. Comme je te l’ai déjà dit, il n’y a rien de bon qui t’attend là-bas… -Bien… alors allons-y, les autres nous attendent. Dame Suyvel, je vous dis adieu, je doute que nos chemins se recroisent de sitôt, ce fut un plaisir de vous rencontrer. -Un plaisir partagé, mon cher Manrek. Pour ma part, je m’en vais sur le continent voisin. J’ai déchiffré une partie de cette mystérieuse grotte de Vhéno, et le nom de Sikiah en ressort… Ma curiosité me pousse à en apprendre un peu plus à son sujet… Sur ces dernières paroles, les deux Raghénoriens saluèrent l’aventurière solitaire, et retournèrent au campement avec le reste du groupe. Volker avait préparé le chariot et les chevaux, les convalescents s’installèrent dans la carriole et aussitôt rejoints par les deux retardataires, ils prirent la route en direction de Raghénor. Le trajet qui séparait les monts de Gälya jusqu’aux portes de leur Royaume, dura environ deux semaines. Entre les plusieurs haltes pour des pauses nécessaires, la traversée de la Forêt de Jihil et ses nombreuses créatures qui y rôdent, ou encore le rempart d’Almon et ses funestes histoires passées, le voyage se déroula malgré tout sans encombre. Pas l’ombre d’une réelle menace à l’horizon, qu’elle réponde au nom de Sigrith ou bien de Vadamar, une atmosphère calme les accompagnait tout le long du périple. Les derniers survivants du désastre des Terres de Kyzall arrivèrent à bon port, poussant enfin les deux grandes herses d’entrée du Royaume. Le Roi Rähor s’empressa de les accueillir, avec à ses côtes le Général Zaein déjà rentré de mission, mais très vite, la préoccupation se dessina sur son visage, lorsqu’il vit le faible effectif de retour à la maison. Il convoqua alors Volker, Cassy et Manrek à la salle du trône, pour demander un rapport rapide sur la situation. Dans la même pièce, se tenant à côté du siège du roi, une main posée sur son ventre arrondi et le visage inquiet, Naéhlya attendait impatiemment le père de son futur enfant. Lorsque les trois capitaines entrèrent dans la salle, une atmosphère morose s’installa. -Veuillez m’excuser de vous convier à peine rentrés de votre périple épuisant, je ne prendrais que quelques minutes de votre temps pour avoir un rapport sur ce qui s’est passé. Tout le monde s’attendait au pire en ne voyant qu’une dizaine d’hommes rentrer de mission, et le Roi, loin d’être dupe, savait qu’il devait s’attendre au pire. Volker débuta alors la conversation. -Nous nous sommes rendus aux portes du château de Kyzall, de là nous avons rencontré ce couard de Roi Lyrhus. A ce moment précis, nous avons subi un assaut d’une rare violence pendant une tempête de sable, ce foutu pleutre nous laissa devant l’entrée du fort, portes closes… -D’après ma sœur, les monstres proviennent du continent voisin, mais il n’y avait pas seulement des Entys, Hatilas ou encore des Gardabras… Vadamar était là… Un bref instant de silence régna dans la pièce, puis Manrek reprit le rapport sur un ton nerveux et fébrile. -Le Général Siménor est tombé au combat… lui, ainsi que la majeure partie de notre armée… Le Seigneur Rähor s’assit, une main sur son front, bouleversé par la nouvelle, tandis que Naéhlya fixa son conjoint, les yeux larmoyants et emplis de tristesse. - Par chance nous avons pu revenir sains et saufs grâce à ce colosse qui répond au nom de Jingäo. Nous devons notre survie au sacrifice de Sire Siménor et le frère de ce titan… - On peut dire que les nouvelles ne sont pas bonnes. D’abord le Seigneur Gabrön du Royaume de Zymgär qui a clairement clamé son assujettissement à Vadamar et entamé une guerre contre nous, nous faisant perdre une poignée d’hommes. Maintenant on apprend le massacre du bataillon de Siménor, nous devrions rassembler nos forces et mener un assaut décisif sur la partie Est du continent, et ainsi… -Assez ! Nous avons perdu bien assez de soldats et nous avons besoin de pleurer nos morts. J’ai pris ma décision et je vais l’annoncer de ce pas à l’ensemble de notre peuple. Manrek rejoignit sa douce Naéhlya portant leur enfant, et posa sa main sur son ventre ainsi qu’un baiser sur son front pour la rassurer après cette terrible épreuve. Pendant ce temps, le Roi Rähor dépêcha plusieurs gardes afin de rassembler le plus de monde possible devant la salle du trône. En quelques minutes, une foule se tenait devant le fort, citoyens, soldats, lieutenants, une grande partie du peuple raghénorien avait répondu présent pour écouter le discours du Roi. -Raghénoriennes, Raghénoriens, l’heure est grave ! Le royaume de Zymgär s’est rallié aux sinistres individus qui répondent aux noms de Vadamar et Sigrith, la peur a fait ployer le genou du Seigneur Gabrön, ne suivons pas son exemple. La couardise du Seigneur Lyrhus, quant à elle, nous a conduit à une décimation quasi-totale du groupe d’armée mené par le regretté Général Siménor… Suite à ces événements tragiques et nos pertes humaines, j’ai donc pris la décision de fermer les frontières, du port d’Elvon jusqu’au rempart d’Almon. Pour la sécurité de chacun, personne ne devra sortir du Royaume sans mon approbation, les échanges avec nos alliés seront limités, mais nous devons restreindre nos mouvements et nous focaliser sur la défense de nos terres. Je place notre Royaume en mode « sauvegarde », pour préserver nos citoyens et former nos futurs soldats ! Nous devrions tenir quelques années, et quand nous serons enfin prêts, nous mènerons un assaut décisif sur l’Est du continent ! Pour l’honneur ! Pour l’avenir ! Pour la survie ! Longue vie au peuple de Raghénor ! Un tonnerre d’applaudissements et des cris de guerre retentissaient glorieusement à la fin de ce discours. Le Roi avait su trouver les mots justes pour annoncer la gravité de la situation sans pour autant baisser les bras, et ainsi, remonter le moral de ses citoyens et de son armée. Se tenant légèrement à l’écart, le regard un peu désappointé, Zaein n’était pas ravi de la tournure des évènements. Lui, qui depuis toujours, attendait le bon moment pour réaliser son sombre projet, il le voyait à nouveau retardé par la prise de décision du Roi. Il retourna à ses quartiers, faisant un signe de tête à ses fidèles lieutenants, qui le suivirent, profitant que le monde soit tourné vers le Seigneur Rähor afin de trouver une alternative à ses plans… Manrek observa cette courte scène d’un œil peu méfiant, sans se douter une seconde qu’elle allait jouer un rôle majeur sur l’avenir de ses terres natales. Le destin allait préserver le Royaume Raghénor, mais pour combien d’années… ? **** **** **** -La situation bien que profitable, aux premiers abords, à notre projet, n’a finalement pas le résultat désiré. Rähor n’est pas décidé à mener l’assaut sur ce cher Seigneur Gabrön et nous permettre ainsi de nous débarrasser des restes des survivants. Nous n’avons pas encore assez de disciples avec nous pour renverser le pouvoir, et la marque de Mahzael n’a, pour l’heure, laissé aucun survivant… Pendant que Rähor renforce son armée, nous allons en asservir certains pour qu’ils servent nos idéaux. Vadamar et Sigrith vont devoir également préparer une nouvelle armée pour que nous puissions frapper une seule et unique fois. Profitons de la désertion de Manserk et de la mort de Siménor, pour changer nos plans et aviser pour ces futures années qui nous attendent. Halguéran, j’obtiendrai une dérogation du Roi pour que tu puisses partir hors du territoire avec Erzssak et ainsi, recruter des mercenaires, des clans isolés ou autres créatures qui seront prêts à nous servir. Ma chère Danaé, continue de jouer de ton charme et de tes envoutements pour conserver l’esprit de Kazzhir, Lysandra et récemment Adonis. Idéalement il faudrait que tu retentes avec ce brave Manrek, n’hésite pas à utiliser Naéhlya pour arriver à tes fins, il a quelque chose qui m’intrigue chez lui... Tu observas également les nouvelles recrues que notre cher Roi entrainera, et tu feras en sortes d’en prendre plusieurs sous ton aile. Pour ma part, je vais perfectionner ma magie d’asservissement et préparer des rituels pour offrir la « marque de Mahzael » aux plus valeureux raghénoriens. Ah ah, tôt ou tard ils succomberont à ce maléfice, ou mieux, ils deviendront mes démons domestiques. Bien, c’est parfait, finalement tout est une question de temps… La patience portera ses fruits et nous refaçonnerons le monde à notre image… Ah ah ah ! FIN de Cendre d’un Souvenir A suivre…
  4. Bonsoir, je viens également de vérifier dans ma galerie de quête complétée et effectivement elle n'apparaît pas non plus...
  5. La Nuit de l'Espoir... Quatre chaines robustes attachées à chaque membre, deux gardes postés en surveillance et un molosse aux crocs bien apparents, voilà le quotidien que subissait le colosse de Raghénor. Constamment pieds et poings liés, déplaçant des roches ou autre objets imposants, il ne pouvait se défaire de l’œil vigilant des soldats ennemis. En l’absence du Seigneur Zaein et de la majorité de ses subordonnés, seul le général Ranek se trouvait sur les lieux. Autrefois sous les ordres de Roi Rähor, ce sinistre individu d’une quarantaine d’année, au regard glacial et au teint terne, a très vite sombré dans l’autre camp. Bien connu pour ses salles de tortures et ses méthodes peu recommandables, il obtenait néanmoins, toujours ce qu’il cherchait à découvrir. Ce rôle de tortionnaire au sein de ce repaire, lui sied parfaitement, si bien qu’il prenait un malin plaisir à jouer de sa position pour torturer, asservir ou dans le pire des cas, exécuter des prisonniers. Ce dernier, un peu à cran suite aux récentes nouvelles, en profita pour relâcher ses nerfs sur le titan captif. CLAAAC, CLAAC Jingäo encaissa sans broncher, de violents coups de fouet dans le dos sans pouvoir répliquer. Furieux de ne pas faire réagir le barbare, il sorti ses deux dagues, utilisant une pour lui tailler le visage et l’autre pointée sur son thorax, s’enfonçant peu à peu dans sa chair. La douleur de ce supplice le faisait grimacer. -Aaah, voilà qui est mieux… Ton cher capitaine a donc fait échouer les plans de notre Baron en le payant de sa vie. Je vais t’envoyer le rejoindre, qu’en penses-tu hum ? Malgré la souffrance qu’il subissait, il esquissa un léger sourire et retorqua -Manrek est toujours là… ah ah il est bien plus coriace que ma carcasse… il viendra chercher sa femme et son fils… Ta tête roulera au sol… et Jingäo continuera de sourire… -C’est ce que nous verrons. De rage, il planta sa dague dans l’omoplate droite du barbare et la ressortit aussitôt, avant de retourner dans ses quartiers. -Nous verrons bien si ton « capitaine » arrive avant que tu ne te vides de ton sang. Ah ah. , adieu barbare, nous n’avons plus besoin de tes services de manutentions, je te libère de ton fardeau. Ah ah… Le temps s’écoula, tout comme le sang de ce brave guerrier qui ne pouvait stopper l’hémorragie, enchainé comme un esclave. Il commençait à transpirer, sa vue se troublait peu à peu distinguant tant bien que mal, deux autres gardes prendre la relève pour le surveiller, puis ferma les yeux. -Jingäo… rejoint les siens… Puis, après ses quelques mots, il s’évanouit sous la douleur, prêt à accepter son funeste destin. Lorsque celui-ci s’apprêta à rendre son dernier souffle, une main se posa sur sa plaie, une vague de chaleur apaisante parcourait son corps, puis un chuchotement le réveilla soudainement. -Les tiens ont encore besoin de toi, brave guerrier de Raghénor ! -Dame…dame Naéhlya… ?! -Chut…Gardes tes forces, nous n’avons que très peu de temps. Profitant du faible effectif ennemi, Naéhlya et son fils, réussirent à neutraliser deux gardes pour récupérer leur uniforme. En prenant l’apparence de soldat de Zaein, ils parvinrent à prendre la relève des deux gardes qui surveillaient le colosse mourant. Elle appliqua un sort de magie blanche dont elle en avait le secret, afin de cicatriser la blessure et revigorer ce dernier. -Voilà qui devrait te tirer d’affaire Jingäo, soit fort, nous reviendrons dans la nuit pour défaire tes chaînes. -Cette nuit ? -Yeah, on s’évade cette nuit vieux Jiji ! -Oui, cette nuit nous partons d’ici, avec le plus de monde possible. Nous profiterons de leur sous-effectif et agir pendant leur sommeil pour fuir cet enfer. Le colosse amoché sourit et se mit à rigoler. -Jingäo va reprendre les armes… Parfait, dame Naéhlya… -Nous allons revenir d’ici quelques heures, le temps de finir quelques préparatifs, et quand la lune sera au plus haut dans le ciel, il sera temps. Il acquiesça d’un signe de tête aux dernières paroles de sa guérisseuse, avant qu’elle ne retourne à l’extérieur quérir le reste des soldats et villageois de Raghénor. Sous l’emblème et la tenue ennemi, elle arriva aisément à embobiner les deux autres gardes, afin de prendre la relève durant la nuit. Accompagné de son fils, également dissimulé sous cet uniforme, elle s’empressa d’aller voir, en toute discrétion, tous les Raghénoriens, pour les prévenir de la situation et du projet d’évasion. La plupart étaient affaiblis, amaigris sans avoir la force de porter une arme, cependant, tous acquiescèrent sans hésitation au plan de la fille du défunt roi Rähor. Au péril de leur vie, ils étaient décidés à ne pas reculer et fuir de cet endroit. Parmi les survivants, Naéhlya n’était pas la seule à pouvoir se battre, elle rallia à sa cause, sans moindre mal, quelques vieilles connaissances. -Ce soir, nous profiterons du faible effectif ennemi et de leur sommeil pour s’enfuir de ce cauchemar. J’ai cru comprendre qu’il n’y avait que le Général Ranek sur les lieux, c’est le moment ou jamais ! Nous partirons donc vers l’Est, j’ai entendu dire que cette région du nom de Lesmû est occupée, en grande partie, par les elfes sylvains. Si nous avançons bien, nous pouvons y être en une semaine environ. Nous serions enfin libérés de cette emprise malsaine. -Tu peux compter sur Icaro et moi, nous répondrons présents le moment venu. -Merci à vous deux, ta magie nous sera d’une grande aide Cyria, le temps de trouver un arc en bonne et due forme pour ce cher Icaro. -Pour Raghénor, pour Manrek ! Mon arc sera à ton service, Naéhlya. Il est temps de se lever et de se battre. Dans l’ignorance la plus totale, installé dans son repaire rocheux dans la montagne, le général Ranek ne se doutait pas de ce qu’il se tramait. Cependant, au crépuscule, tout un peuple se préparait à renverser le joug de la tyrannie orchestré par le Baron Zaein et ses généraux du Purgatoire. La nuit tombe, une légère brise mêlée au chant et bruit de quelques animaux et insectes nocturnes, emportent la plupart des miliciens, qui montaient la garde, dans un doux sommeil. Cette fatigue soudaine n’était pas anodine, car, dissimulée sous le souffle du vent, Cyria fredonnait une mélodie soporifique, d’autant plus efficace avec l’effectif de l'adversaire réduit. Profitant que l’ennemi soit en grande partie neutralisé, Icaro récupéra un arc de bonne fortune, tandis que Naéhlya et Liroy partirent libérer le colosse encore sous surveillance. -Messieurs, nous prenons la relève, vous pouvez aller vous reposer. -Mais… le Général Ranek vient de nous demander de monter la garde en ces lieux… -Il nous a formellement interdit de quitter notre poste ! -Hum… il serait préférable de remonter en haut pour voir avec lui. Sentant qu’un contre-temps retardait le plan, elle fit un signe dans son dos afin que son fils fasse le nécessaire pour défaire les chaînes de Jingäo, puis elle s'adressa de nouveau à l'un des gardes. -Bien, montons tous les deux dans ce cas. Soudain, des bruits de pas retentissaient dans l’escalier, quelqu’un descendait tranquillement en applaudissant, interrompant ainsi la conversation rendant l’atmosphère très pesante. -Prodigieux, vraiment, une très belle tentative digne de la fille adoptive de, feu, le roi Rähor. Si je n’étais pas descendu, quelques minutes plus tôt, pour voir la carcasse de ce colosse, votre plan aurait pu marcher. Ainsi donc, je mets un visage sur la guérisseuse de ce cher Jingäo. Sous le regard consterné et anéanti des trois prisonniers, le tortionnaire esquissa un sourire narquois. La tension montait d’un cran…
  6. Rp pour Manrek Une histoire sur moi en ces terres ? Par où commencer, il y en a tellement… Quel sujet serait intéressant ? L’audacieuse et héroïque bataille sur la capitale, pour le contrôle des tours de Melrath Zorac contre la puissante faction de l’Au-delà. Ou bien les trébuchets qu’il ont construit devant notre petit repaire à deux reprises ? Ah ah il faut dire qu’ils m’ont bien accueilli sur ces terres, à coup d’échanges virils et tumultueux hé hé, ils m’ont bien rendu la vie difficile au début. Je ne vais quand même pas raconter la fois où je me suis jeté sur cette pauvre Nyxea croyant que c’était Adria Oricy… sombre histoire… j’ai dû m’excuser plusieurs jours… il faudrait que j’arrête de foncer tête baissée… bref passons. Tiens, je vais plutôt te parler de volonté et de témérité. Lorsque j’ai fait naufrage sur le Plateau d’Urgo, j’ai mis quelques temps à m’en remettre, notamment dans l’art du combat. Un peu blessé avec ma main droite, j’ai mis plusieurs mois à m’en remettre correctement mais je devais retrouver mon agilité et ma poigne rapidement. Une fois arrivée à Melrath Zorac, quoi de mieux que de se remettre en selle sur le combat à l’épée et pourquoi pas créer des liens et se faire des alliés… et aussi des ennemis. Très compliqué de ce faire une place quand on est un étranger, parmi toutes les grandes factions et les grands combattants déjà présents. J’ai donc décidé d’entrer en arène pour montrer ma valeur et tenter de trouver des coéquipiers afin de poursuivre mon objectif qui m’a poussé à venir sur ce continent. Malheureusement, tout ne se déroula pas comme prévu et j’ai essuyé bon nombre de défaites en arène, mordu plusieurs fois la poussière, si bien que je peinais à trouver des coéquipiers pour former une équipe et continuer à me battre en joute. En même temps, qui j’étais pour égaler les redoutables Yaninho, Karameldanssen, Tigrrr, Loxka ou encore Kiwae , avec bon nombre de participation et une expérience hors du commun. Mon petit clan ‘’Gladius Vagor’’ était ridicule comparé aux autres, et entre nous, qui suivrait un touriste, encore blessé à sa main, incapable de remporter le moindre petit combat… Je ne peux pas leur jeter la pierre, mais je ne devais pas abandonner, je ne pouvais renoncer. Après avoir mis une modeste affiche de recrutement sur le panneau de la guilde, à moitié visible parmi les autres annonces, j’ai repris mon épée en main, de nouveau prêt à en découdre. Mon Royaume natal comptait sur moi, je me devais de faire honneur à Raghénor et continuer à persévérer. A force d’acharnement, de sol embrassés avec mon profil ou des taillades et brûlures sur tout mon corps, je réussi enfin à retrouver le chemin de la victoire. Ma vingtième arène fut enfin un succès et est venu récompenser ma témérité et ma volonté. Depuis ce jour, j’ai retrouvé la mobilité et la souplesse de ma main sans lésiner sur les efforts et j’ai réussi à cumuler d’autres victoires, participer à d’autres batailles en dehors des joutes. Ainsi, mon petit clan s’est agrandit au fur et à mesure avec notamment des raghénoriens retrouvés, mais aussi, son lot de soldats et leur petit caractère et particularité à chacun. Moralité, peu importe les entraves, les pièges ou les difficultés que l'on rencontre, si nous avons la volonté de réussir, rien ni personne ne pourra changer quoi que ce soit. L'essentiel est de rester fidèle à ses valeurs et comme je dis toujours ''vouloir c'est pouvoir''. Je suis fier de ne pas avoir renoncé et d’avoir réussi à me faire une petite place parmi les grands, je suis loin d’être le meilleur ah ah et j’ai encore du chemin à parcourir. Je dois bien avouer que ce n’est pas facile tous les jours que ce soit en interne ou en externe hé hé, alors pour passer mes nerfs parfois je continue de m’exercer en arène… Un peu... Enfin un peu plus de 1000…mais c'est pour entrainer les jeunes recrues... Quoi ? Je ne suis pas colérique...Ton regard en dit long mon cher Grant Caurmalhad...
  7. Vous faites un challenge pour obtenir des médailles sur le forum ? 

    1. yaninho

      yaninho

      Ouiiiii mais il est trop fort Kara 

    2. yaninho

      yaninho

      T'es que Rookie toi

    3. Manrek

      Manrek

      Attends que j'ai mes mythiques du forum, je vais roxer avec les badges t'es pas prêt. 

  8. Manrek

    Manserk

    J'étais encore un jeune homme plein de vivacité et de fougue...à l'époque
  9. Bonjour, Suites à plusieurs remarques sur mes RP concernant les couleurs, il est vrai que suivant le thème du Forum (clair ou sombre) on ne distingue pas certains dialogues de personnages. En sélectionnant le texte vous pouvez les voir, mais à l'avenir j'ai changé de méthode pour qu'on arrive à me suivre. Je mettrai désormais des minis avatars devant le texte, ainsi qu'une liste récapitulative des personnages (car il y en a... Un peu) qui apparaissent dans le Rp concerné, liste qui sera au début du post et mis à jour au fur et à mesure, avec une petite description. Merci à vous pour votre lecture et vos retours
  10. Un p'tit tournoi ?

     

  11. Les Confessions d'une Nuit Le colosse ne cessa de scruter la jeune femme, l’observant de haut en bas, sur toutes les coutures, ce qui la dérangea quelque peu. Elle leva un sourcil d’un air curieux et finit par l’interpeller : - Que me vaut cette analyse insistante, cher titan ? - Suivez les flèches… Jingäo cherche les flèches et attend le signal pour les suivre. Mettant sa main sur son front, elle poussa un profond soupir. Manrek se frotta derrière la tête d’un air embarrassé et répondit à ce bon vieux barbare. -Suyvel est son prénom, comme toi tu t’appelles Jingäo, tu comprends ? -Hum… enchanté « Suivez-elle » je me nomme Jingäo chef et unique survivant du clan barbare d’Ogda, mon aîné. -Suis-je maladroit, j’ai oublié les bonnes manières. Comme tu as pu l’entendre, je me nomme Manrek, capitaine de l’armée de Raghénor et voici Cassy, également capitaine de cette même légion et ce cher barbare, Jingäo. Après quelques brèves présentations, Nelwen s’interrogea sur la présence de ses compagnons en ces lieux. Le guerrier au bandeau écarlate expliqua alors les événements récents qui s’étaient produits, amenant à cette situation assez critique. Sous le choc, elle garda néanmoins son sang-froid, malgré son jeune âge, puis elle s’adressa à Suyvel. - Je vais devoir y aller, nous reprendrons notre discussion un peu plus tard, dame Suyvel. - J’ai cru comprendre qu’il y avait des blessés ? Pour votre information, mes services d’herboriste sont à louer. Je connais quelques cataplasmes ou onguents qui pourront soulager maux et plaies… pour une rémunération correcte. - J’accepte volontiers votre aide en échange d’une bourse d’or ou de services. Suivez-nous jusqu’au village. Ils descendirent de la grotte de Vhéno et se rendirent au petit hameau où le reste des survivants se trouvait. A peine le temps des retrouvailles avec les troupes, que la jeune magicienne s’associait avec Sélénia pour prodiguer des soins aux trois malheureux. Le cas le plus inquiétant étant celui de Baranhor, toujours inconscient, Suyvel s’y pencha de plus près et réalisa un baume à l’odeur assez forte avant d’envelopper la jambe de ce dernier dans de gigantesques feuilles. Après plusieurs minutes, la fièvre du chevalier azur tomba puis il reprit peu à peu ses esprits. Manrek s’écarta un peu pour le laisser respirer, fouilla dans sa besace et tendit une petite bourse de pièces d’or à l’herboriste. Cette dernière le regarda d’un air curieux, le scruta quelques instants puis répondit. -Tu m’as l’air d’être un solide gaillard et talentueux guerrier. Que dirais-tu de m’aider à chasser une créature nocturne plutôt que de payer en or ? Nous irions ce soir tous les deux, pour la traquer afin que je puisse prélever quelques éléments dessus. Ne t’en fais pas, nous serions revenus avant l’aube. -Soit, je partirai en chasse ce soir donc, tu viens de sauver mon ami, je te dois bien ça. Profitant des dernières heures avant la nuit, il partit se reposer avant tout le monde, pour se tenir en forme et prêt à la traque crépusculaire. Pendant ce temps, les autres membres s’occupèrent des blessés, se remettant doucement sur pied, il était encore trop tôt pour résumer les récents événements. Cependant, Baranhor, à peine réveillé, attrapa le bras de sa sœur pour réclamer la vérité. - Frangine…Où sont tous les autres ? Où est Papa ? Incapable de prononcer le moindre mot, elle se mit à pleurer sans pouvoir s’arrêter. Le guerrier azur comprit et rabaissa la tête en frappant du poing le sol. Son regard s’assombrit, la haine l’envahit puis il s’adressa à nouveau à Sélénia. - Je vengerai notre père, je t’en fais le serment. Vide ton chagrin sur mon épaule, extériorise ta peine, Vadamar paiera ! Cassy, Cyria et Kélio venaient prendre part à la discussion et tentèrent de consoler également leurs amis. - Nous sommes là si vous avez besoin de soutien, votre père s’est sacrifié pour que nous puissions vivre. Nous allons retourner sur Raghénor faire notre rapport au Roi en espérant que du côté du Général Zaein tout va bien… - Merci Cassy, tu es une chic fille… J’imagine que tu dois t’inquiéter pour Adonis et les autres… - A vrai dire… Adonis a quelque peu changé ces derniers temps… Je ne le reconnais plus…Il a tendance à s’éloigner… La relation qu’elle avait avec ce jeune guerrier, parti avec le Général Zaein sur le territoire de Zymgär, semblait l’affecter. Elle qui vivait une petite idylle récente avec lui, craignait de perdre ce qu’elle avait commencé à construire avec ce dernier. Baranhor sentait le malaise monter et décida de changer de sujet. - Bon… parlons d’autre chose, je pense qu’on a eu notre lot de peine, discutons de choses plus… joyeuses. - Oui… tu as raison… Ils continuèrent de discuter jusqu’au soir, se remémorant le passé et les bons souvenirs, pour garder le moral. Malgré les malheureux événements, l’esprit était plutôt bon enfant, un brin jovial et s’endormirent un à un devant ce doux feu de camp. Une ambiance paisible et chaleureuse bercer ce petit groupe de survivants qui avait vécu un véritable enfer. Soudain, la jeune aventurière au teint sombre s’approcha du jeune capitaine au bandeau rouge, lui tapotant sa jambe avec son pied. - Manrek ? C’est l’heure d’y aller. - … Bien, j’arrive. Il enfila son armure, équipa sa lame, et quitta le campement en toute discrétion, pour ne pas réveiller tout le monde. Il avait pu remarquer que certains s’étaient endormis ensemble devant les braises, puis il rejoignit sans tarder sa coéquipière nocturne, dans cette petite forêt, aux abords de la grotte de Vhéno. Il avait un sourire en coin, quand il aperçu une deuxième silhouette aux côtés de Suyvel. - Je ne sais pas pourquoi mais je m’attendais à te voir ici, Nelwen. - Je t’ai laissé une fois tout seul… Vu les conséquences de mon absence, c’est terminé ! Je ne te lâche plus d’une semelle. - Dites donc vous deux, un peu moins de bruit, nous sommes ici pour traquer cette... Un bruit dans le feuillage, à quelques mètres, interrompit leur discussion. - Baissez-vous, elle est là ! Une créature immonde, aux couleurs grisâtres, semblable à un humanoïde au visage effroyable, avançait sous la lumière de la lune. Une monstruosité jamais vu sur ce continent. - Qu’est-ce que c’est ? - C’est une Tristombre, une créature connue pour ses larmes dans ma région natale. On en trouve généralement dans les grottes ou forêts assez denses, principalement de nuit. J’ai besoin de leurs larmes pour concocter des potions. - Bien, alors allons-y ! Comme ça, ce sera réglé ! - Attends, il ne doit pas… Manrek sauta sur le monstre sans hésiter et un peu précipitamment quand ce dernier se mit à pousser un cri suscitant l’effroi, immobilisant quelques instants le trio. Puis quand ils reprirent leurs esprits, pas moins d’une dizaine de ces créatures les avaient encerclés. - …crier… Elle enfouit son visage dans ses mains avant de grogner : - Mais quel ballot… - Ah ah oui, il est un brin fonceur. - Ok, mea culpa… Je vais régler ça. Tournoyant sur lui-même, lame en main, il terrassa la moitié des immondices, puis enchaina de multiples taillades rapides en se déplaçant rapidement pour occire les autres. Le combat fut expéditif et productif pour la récolte attendue de la jeune aventurière. - Tu es irréfléchi, mais tu compenses par ta maîtrise de l’épée. Sans tarder, Suyvel récolta toutes les larmes qu’elle pouvait prendre, le sourire aux lèvres. - J’ai bien plus de larmes qu’espéré, je vais pouvoir fabriquer une bonne douzaine de potions. De quoi réaliser des ventes intéressantes. Je peux même vous en donner quelques-unes, ça sera utile pour vos blessés. - Un marché est un marché, tu n’es pas obligé de nous donner quoi que ce soit, garde tes ressources. - J’insiste ! - Hihi Manrek tu ne changeras jamais. - Bien, bien, j’accepte… C’est toutefois étrange qu’il y ait autant de créatures venues de ce continent voisin… De plus en plus bizarre… - Je ne suis qu’une simple aventurière qui parcourt le monde, mais selon moi, quelqu’un aurait trouvé un moyen de connecter ces deux terres… Cette grotte en est peut-être la clé… mystère. - Oh oui j’aimerais tellement aller sur Bathen et voir si je retrouve mes parents… - Tu perds ton temps, Nelwen, il n’y a rien de bon à cet endroit… et il est hors de question que je retourne là-bas, je te l’ai déjà dit. - Oh, bon… - Bien, nous reprendrons notre conversation plus tard, je vais retourner à mon humble repaire concocter mes potions. Je vous souhaite une bonne nuit. Tandis que la jeune femme retournait à la grotte, afin de commencer la préparation de ses mixtures, les deux Raghénoriens retournèrent ensemble au campement en échangeant quelques confidences. - Tu sais, je t’envie Manrek. Tu as tes parents, bientôt ta propre petite famille, tu es bien entouré. Tandis que moi… si je n’avais pas rencontré Volker, je ne t’aurais sans doute pas connu non plus… et je serais toute seule à l’heure qu’il est… - Tu sais que tu peux compter sur moi et les autres. - Oui… mais j’aimerais tellement connaitre ma vraie nature… mes parents… Je pense que Suyvel a des réponses ou qu’elle me cache des choses sur cette région de Bathen, que j’ai parfois dans mes visions… - Si un jour nous avons la possibilité d’y aller, je t’y emmènerai, en prenant toutes les précautions utiles et en rassemblant le plus d’informations possible avant. Il est hors de question de t’amener dans un endroit hostile, tu comprends. - Merci…Manrek… Il se fait tard *baille* je vais dormir, bonne nuit. Tout deux retournèrent à leur couchage afin de profiter des dernières heures de repos qu’il leur restait, avant le lever du jour. Après un terrible et éprouvant périple, tout le monde dormait à poings fermés.
  12. Bonjour, Un p'tit up pour rappeler l'obtention de nos distinctions si ardemment obtenues merci beaucoup Bonne journée Edit Matagot : Patience est la maman de Matagot ...
  13. Je rejoins l'avis de Tigrrr, certes ces des images qui proviennent d'autres jeu, les tilsets, le mapping etc... C'est pareil, a partir du moment où l'administrateur n'en tire pas de profit. Il en va de même que la plupart de nos avatars, pas grand monde ne vas dessiner son avatar, il provient forcément de quelque part, (bon OK je vois venir les avat' de Gartic Phone XD) si on commence à retirer les images retouchées ou non qui proviennent d'ailleurs il ne vas plus rester grand chose. Rpg maker, les gardes et Orcs proviennent d'un générateur de perso également etc... Personnellement ça ne me choque pas, ça reste dans le thème médiéval fantastique et j'aime bien. Si on veut citer des choses qui sont choquantes je parlerais plus du pnj Simpson, des robots Tobor de la quête '' El touristo'' etc... Tout ce qui n'a pas de rapport avec l' univers Pour revenir sur la MaJ, quelques maps sont effectivements un peu chargée, d'autres comme les tunnels ça me choque pas car c'est espacé. En revanche, je pense qu'il faut revoir tous les prix des drops à PO, car certains drops de mobs +300 qui se vendent à même pas 150 PO sachant qu'on prend de bons retours désormais, les '' chasses aux mobs '' ne seront pas rentables Je pense qu'un UP du prix des mobs HL serait pas déconnant pour pas se faire 15k PO pour dépenser 2,5 de parcho + 15k de potions et encore. Pour moi les points à amélioré sont : -ratio des mobs : Pour les BL le ratio à leur portée ne dépassent pas les 3 Pour les HL pas assez de ratio sup à 3,7 voir +, en comparaison par rapport à avant et la barre d'xp pour un lvl HL relativement élevée, il y avait des mobs aux alentours des 3,8 /3,9 c'était le cas des kermotians, tortopic, voletou, sournois, fantosh, vers, etc... Pour le coup, avec moins de mobs qu'actuellement et sans parler d'esprits à drop, il y avait de bons mob à pexe avec un ratio pour HL qui était en raccord avec l'évolution de sa barre d'xp pour lvl up. -les maps surchargées, à voir avec des screens pour que ce soit plus parlant mais certaines maps sont pas faciles pour la circulation, pourquoi pas rajouter une ou deux cavernes dans les tunnels par exemple pour soulager certains endroits, ou exploiter certaines map vers Irliscia ou rajouter également une ou deux maps peut être. -Si rajout de map et zone de pexe, dit conso de PE, je rejoins le post de Rade. Je pense qu'un petit gain de PE supp et la capacité de stockage ne serait pas déconnant au vus des nombreuses zones. Le jeu c'est d'évoluer en chassant mais aussi prendre le risque de se faire chasser. Ça inclut donc le Pve et le Pvp donc je pense qu'un gain de PE pas énorme ou a voir en fonction des aptitudes comme parle Rade ne serait pas de trop. -Le prix des drops, surtout pour les HL, les drops des mobs devraient être valorisé, surtout quand on voit qu'un cœur vital est à 5 ou 600 po de mémoire, ça part vite, très vite. Je trouve que pour les BL et donc les mobs BL ça va de ce côté là. Voilà pour mon point de vue et encore merci aux admins pour cette MaJ et leur boulot
  14. Bonjour, Merci pour ces nouveautés et le boulot que ça a donné derrière. Je rejoins un peu l'avis de Loxka, certaines maps sont un peu chargées. De plus, pour avoir fait un grand tour rapide, j'ai checké quelques ratios d'xp sur des monstres de tous lvl et je remarque des ratios similaires entre eux. A voir au fil du temps avec les drops et les esprits, mais pour le moment je n'ai pas constaté de grosses différences entre des mobs qui ont un ratio xp assez important mais faible en drop à PO et l'inverse. Premier constat à chaud, plus le lvl du monstre est haut plus le ratio xp l'est aussi, je trouve un peu dommage du coup qu'il n'y ait pas un peu plus de ratio plus variant (exemple de la mantoreligieuse et du rocchus jaune) j'aime bien l'idée de l'xp gagnée plus important selon le lvl du mob, mais du coup ça plomb un peu le ratio des mobs plus BL. A voir en terme de PV, rési du mob, drops, esprits etc.. par la suite, avec un peu plus de recul Merci toutefois pour ces rajouts, graphiques etc.. car ça donne un p'tit coup de punch au jeu ^^ Bonne soirée
  15. Liste des Personnages (HRP : Vous retrouverez ici l'ensemble des Personnages au fur et à mesure de l'avancée du récit. Pour éviter les couleurs et rendre parfois certains dialogues illisibles, selon le thème du Forum. Les avatars miniatures remplaceront donc le coloris par personnage) Armée de Raghénor Armée du Purgatoire Autre Faction -
  16. Introduction : Le Peuple Caché dans les Montagnes Située un peu plus au Nord Est de L’Académie, au-dessus du territoire des Orcs de Krshn’Akÿr, se trouve la région des Montagnes Furieuses. Une zone de monts, cratères et fissures, faiblement occupée de ci de là par des petites populations d’Orcs, Nains, Dolmans, Ents, ou même d’un Dragon. Un ensemble toutefois assez désertique au vu du faible taux d’habitants et de ressources dans cette vaste zone, néanmoins dominée par la ville de Zwreckh, une cité gouvernée par le peuple Orc. Mais depuis presque 2 ans, vivait hors de la ville, un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants, encadré par une sorte de milice. Siégeant dans une immense caverne et d’un hameau localisé au pied des monts, en bordure de forêt, le petit secteur était délimité par d’importantes fissures au sol, provoqué par des séismes. Les deux seuls accès possibles, pour les rejoindre, ne sont pas des plus faciles. Le premier se trouve par-delà les montagnes ardues, un chemin relativement périlleux et difficilement praticable. Le deuxième accès se fait via un pont, passant au-dessus du gouffre, qui relie le repaire avec le reste de la région, ce dernier est surveillé par plusieurs gardes. On y comptait une centaine de personnes, tout au plus, cependant l’atmosphère ambiante était loin d’être paisible et chaleureuse. En y regardant de plus près, les soldats, bien qu’en minorité, dirigeaient toutefois le reste des habitants, que ce soit pour les récoltes, les tâches quotidiennes ou tout simplement l’entretien de l’arsenal. On pouvait considérer ce train de vie comme de l’esclavagisme ni plus ni moins. La caverne est immense, aux multiples galeries éclairées par des bougies, l’ambiance tamisée est semblable à un sanctuaire, réfugiée à l’écart de la société. Dans certaines cavités, alvéoles, on peut y trouver quelques gravures datant depuis plusieurs milliers d’années. Dans une des pièces on peut y retrouver une fresque de dessiner sur un mur, une phrase écrite dans une langue ancienne et un symbole représentant un triangle avec un œil à l’intérieur. Cet emblème est d’ailleurs gravé un peu partout dans la grotte. A l’extérieur outre les zones de plantation, de forage ou de bétail, on peut également apercevoir un cimetière aux nombreuses tombes assez rudimentaires. En cette fin d’année +114 AC, les soldats semblaient être anxieux, à cran, certains en profitèrent même pour se défouler sur quelques habitants pour passer leurs nerfs. Une jeune dame, qui nettoyait quelques légumes, s’approcha discrètement des deux gardes du pont qui discutaient entre eux. -Alors c’est vrai ? -Ouais, le Seigneur Zaein et ses généraux ont échoué… -Il était pourtant seul… Qu’est ce qui s’est passé ? -Il s’est transformé en démon ! Il commençait à prendre l’apparence de Mahzael, puis il réussit à se donner la mort. Le retour du Roi-Démon ne sera pas pour tout de suite… Sir Zaein est furax… -Bruuuh je n’aurais pas aimé y être… Sans en écouter davantage, elle reprit ses légumes et rejoignit alors un petit garçon, laissant discrètement échapper quelques sanglots. -Maman ? Qui t’a fait pleurer ? Ils vont me le payer tu vas voir ! Essuyant tant bien que mal ses larmes, elle calma le jeune homme avant d’attirer l’attention. -Calme toi Liroy… ton père… ton père a donné sa vie pour que vive encore l’espoir… Le jeune homme comprit alors d’où provenait le chagrin de sa mère, et se laissa prendre dans les bras maternels pour consoler sa peine soudaine. Il pleura toutes les larmes de son corps, réconforté chaleureusement puis elle lui murmura quelques mots dans l’oreille. -Nous allons profiter de leur sous effectif et trouver un moyen de partir d’ici pour retrouver ta sœur… Il est temps de libérer le colosse...
  17. Bonjour, Il me faudrait la distinction des ''participation en joute" Svp Merci Edit Matagot : fait
  18. Toi aussi tu veux choper le sans-visage ? Tu ferais mieux d'appeler Rafaeli, Donatella et Leonido, les fameux foulets ninjas
  19. Le Démon Azmordral et l'Invocateur -Manrek ? Hey debout !! Pas le temps de roupiller !! -Hein…Quoi !! J’ai dormi combien de temps… ? -Trop pour pouvoir bavarder, en route ! Le réveil fut assez brutal mais nécessaire pour motiver le guerrier au bandeau écarlate, qui se releva prêt à arpenter de nouveau le labyrinthe de l’Enfer. Les murs étaient ardents, la chaleur se faisait ressentir de plus en plus à chaque pas qui le rapprochait de la dernière porte. Les couloirs étaient étroits, facilitant malgré tous les combats au corps à corps face aux Démons de bataille qui semblaient moins nombreux qu’auparavant. La progression se déroulant plutôt bien dans cette fournaise, ils en profitèrent alors pour ralentir la cadence et discuter un peu. -J’ai totalement perdu la notion de temps depuis que je suis ici… J’ignore comment ça se passe pour Nelwen et les autres… -Je dirais qu’il s’est passé environ deux mois, peut-être plus, en comptant ton long sommeil à ton arrivée en ces lieux. -Autant… Je n’aurais pas cru, j’espère que tout le monde va bien… -Bwah t’en fais pas ! Nelwen est une coriace et d’autres Raghénoriens sont avec elle, je suis sûr que ta petite faction se porte à merveille. -Ton inquiétude est légitime Manrek, mais n’oublie pas que tu es le dernier héritier du Royaume de Raghénor, le descendant de Valor. Tu dois te montrer fort et brave quoi qu’il en coûte, pour montrer l’exemple en tant que Roi ! -Roi ? Je n’ai rien d’un Roi… Raghénor est un tas de cendres, je n’ai pas su protéger le royaume, ni même mes proches... ni même mon Roi… Ramassant un vieux chapeau de magicien, sur un cadavre en chemin, Baranhor d’humeur taquine, lui enfila sur la tête en ricanant. -Voilà ton couvre-chef Maestro ! Longue vie au nouveau Roi ! -Bara… Ce pauvre malheureux semble être mort il y a quelques jours… -Le destin est parfois cruel, comme pour ce misérable, mais il t’a choisi pour surmonter cette épreuve et rebâtir le Royaume. Que ce soit sur le continent d’Asthrälia ou sur ces terres, tu devras le restaurer, pour offrir à ton peuple des murs et un foyer. Zaein retient encore bon nombre d’entre nous, dont Naéhlya et Liroy, ne l’oublie pas ! -J’ignore où se trouve son repaire… Le continent est tellement vaste… -Je ne peux t’aider à ce sujet… Néanmoins je t’amène à la dernière porte des Enfers et te sortir de ce dédale pour de bon ! Nous y voilà ! Sans même s’en rendre compte, Manrek arriva devant la dernière porte des Enfers, laquelle il retrouverait enfin le monde des vivants. On pouvait y retrouver un nom peu rassurant inscrit dessus : Azmordral le Démon de combat. A en juger par ses gravures, il se doutait que le retour sur Melrath Zorac ne sera pas une mince affaire. Son cœur battait à cent à l’heure, mélangeait entre excitation et nostalgie, il savait qu’il vivait ses dernières heures en compagnie de ses défunts compagnons. Il respira un grand coup, posa sa main sur la porte et regarda un instant ses amis lorsqu’une lueur interpella l’attention du guerrier ardent. La lumière semblait s’intensifier et arrivait à vive allure en leur direction. Sous l’air inquiet de son ancien capitaine, Rähor se retourna et sans même avoir le temps de comprendre quoi que ce soit, il se fit transpercer par un faisceau lumineux, laissant un trou béant dans son thorax. Mettant les genoux à terre, l’aura du défunt Roi commençait peu à peu à disparaitre. -Sir Rähor… -Ne vous en faites pas pour moi, je suis déjà mort… Je vais me consumer, mon esprit mettra quelques temps avant de retrouver une forme spectrale… Vadamar approche ! Hâtez-vous ! Pendant que l’ancien Roi, immobile, perdait sa lueur, un bruit de pas se fit entendre d’où provenait le faisceau lumineux. Deux silhouettes surgissaient au fur et à mesure de l’ombre, nul doute, il s’agissait bien de Sigrith et Vadamar… -Bordel ! Il manquait plus qu’eux ! -Tiens-toi prêt Baranhor ! -T’inquiète pas ! Ils vont périr une deuxième fois ! Pars devant ! S’approchant de plus en plus, les deux menaces s’écrièrent d’un ton sarcastique et arrogant : -Manrek ! Quel plaisir de te revoir ! Il est temps de sonner le glas ! Tu vas échouer aux portes de la liberté ! Quel dommage… -Laisse-moi lui ôter sa vie, ça ne durera pas longtemps… L’affrontement était inévitable, les quatre combattants se faisaient face à face lorsque soudain une voix résonna par-delà l’ennemi. -Manrek, ne t’occupe pas d’eux, j’ai un vieux compte à régler ! Poursuis ton chemin vers ta liberté ! -Siménor ?! -Ah ah je reconnais bien là le paternel ! Vas-y Manrek, passe devant, on te rejoint rapidos ! Hésitant quelques secondes, ce dernier se fit légèrement pousser en arrière par son ami, il comprit qu’il était de trop et les laissa se charger des deux nuisibles. Il franchit la grande porte, qui fit un vacarme monstrueux à son ouverture, et se tenait prêt à un quelconque combat. -GRAOOOHHH Un rugissement peu amical faisant trembler la caverne, accueillait le valeureux guerrier. Avançant vers des écrits, gravés sur la paroi, le mettant en garde, il entendit une faible voix au loin. -Il y a quelqu’un ? Qui que vous soyez venez m’aider, je vous en conjure ! Il précipita le pas, traversa tout le couloir et se retrouva rapidement face à face avec une créature surnaturelle, impressionnante et colossale : Le Démon de combat Azmordral. Une gueule aux crocs acérés dégageant des flammes, un regard noir de haine, une peau épaisse et écarlate aux multiples entailles, sûrement dues aux nombreux précédents affrontements. Une rencontre peu amicale et musclée en perspective, à en voir les nombreux squelettes humains qui recouvraient le sol. - Vous là ! Vous êtes un vivant également, quelle aubaine ! La voix provenait derrière l’imposante créature, dissimulait derrière quelques roches et flammes environnantes. -Je suis le mage Ilfelec, je peux nous ramener sur notre monde… Cependant… je ne retrouve pas mon couvre-chef. Le valeureux qui devait me le ramener a dû mourir en chemin… et Azmordral m’empêche de passer… il faut dire que je n’ose pas non plus sortir de ma cachette… Il repensa à ce vieux chapeau que son ami lui avait mit sur la tête plus tôt, puis il rétorqua : -Bien, un problème à la fois. -Oui ! Réduisez le démon au silence ! -A t’entendre, ça parait tellement simple… Mahzael, les divers démons de bataille, maintenant lui… Je ne suis plus à ça près. Bon et bien puisque je n’ai pas le choix pour retrouver les miens ! Le Démon hurla un cri effroyable, frappant le sol avec ses poings et envoya des flammes en direction du guerrier. Par chance, son épée Rhandall, dite la Lame Ardente, outre le fait que son fer était constamment à une température élevée, possédait également la faculté à résister aux plus violentes déflagrations. Tenant sa lame en position de défense, il passa au travers du brasier et parvint à entailler l’abdomen de l’entité démoniaque, au prix d’une belle attaque verticale. Sous la douleur, le démon poussa un cri et envoya un coup qui fit valdinguer le guerrier en arrière. Il se releva avec quelques blessures, cracha un peu de sang et se mit en garde pour attaquer à nouveau. -Et ben mon vieux, on peut dire que tu as une sacrée poigne ! S’apprêtant à s’élancer pour un nouvel assaut, Azmordral lui projeta des roches tout en crachant à nouveau des flammes. Il esquiva avec agilité les divers projectiles et arriva à fendre l’air avec ses multiples fentes, le blessant davantage. Le redoutable démon commençait à faiblir et s’épuiser devant les attaques multiples du guerrier ardent. Sentant sa défaite se profiler, il s’apprêta à frapper le sol de toutes ses forces, de sorte de faire tomber les roches du plafond, afin d’ensevelir ce qui l’entourait sous les décombres. Manrek comprit au premier coup donné les intentions de son adversaire et fonça sur lui, avant qu’il ne continue et n’aggrave la situation. Feintant une attaque directe, il fit une glissade et sectionna les jambes de la bête, l’obligeant à s’incliner et se retenir avec ses bras pour ne pas tomber. Profitant de cette position handicapante, il grimpa sur son dos et d’un coup vif et puissant, lui planta la lame dans la nuque. Le Démon Azmordral était vaincu. -Quelle démonstration de combat, je n’en attendais pas moins d’un guerrier igné ! -Ce n’était pas un combat des plus faciles pour autant… -Oh mais attends !!! Ne serait-ce…. Mais si ! C’est mon couvre-chef qui dépasse de ton sac !! Toi alors, tu fais une pierre deux coups ! Tiens, prends cette petite amulette…ce n’est pas grand-chose mais c’est pour remercier ton effort ! Tu nous tires d’affaire tous les deux ! Le guerrier rendit le chapeau à son propriétaire, qui s’empressa de le mettre et de commencer l’incantation, en échange de ce collier d’invocateur qu’il confierait surement à sa fille à son retour sur la terre ferme. -Bien, nous allons pouvoir rentrer chez nous maintenant. Je finis mon incantation avant qu’il ne revive… il ne faut pas oublier que nous sommes dans son antre et qu’il reviendra indéfiniment… Finissant ses quelques gestes et rituels, un petit portail, semblable à une fissure, s’ouvrait peu à peu au sol, offrant ainsi une passerelle temporaire entre les Enfers et le monde des vivants. -J’ai presque fini, nous allons bientôt rejoindre nos proches. Perdu dans ses pensées, son visage se referma légèrement, faisant abstraction des paroles du mage. Tout à coup, il sentit une main se poser sur son épaule accompagnée d’une voix familière. -Ça y est frangin, c’est le moment… Il se retourna alors et vit son ami Baranhor, mais également Siménor, Faënor et Cléha, tous le sourire aux lèvres. -On dirait bien que c’est la dernière fois que l’on se voit, mon fils. -Prends bien soin de toi et de tes proches, nous comptons sur toi. -Sir Rähor et ce cher Bélor te disent également au revoir, leurs esprits n’ont pas encore pu se rematérialiser. Bon retour parmi les tiens, Manrek. Il ne pouvait cacher ses émotions devant ces messages d’adieu, qu’il laissa échapper quelques larmes sans dire le moindre mot. -Adieu frangin ! Rejoins-nous le plus tard possible, dac ? Oh une dernière chose… ne laisse pas ma frangine sombrer dans la folie de Zaein. Même si elle ne le dit pas, elle a besoin de toi, je t’en prie remets-la sur la bonne voie, tu en es le seul capable… -Je t’en fais la promesse… Les silhouettes des esprits disparaissaient lentement, sous ses yeux encore larmoyants -A toi de jouer maintenant ! Adieu Manrek ! -Adieu… -Mais bon sang, à qui tu parles ? Le guerrier se retourna brusquement vers le mage Ilfelec. -Mais tu pleures en plus ? Je t’appelle depuis tout à l’heure, le portail ne va rester ouvert indéfiniment. On y va, sauf si tu veux rester ici et continuer de parler à ce rocher qui a l’air de t’avoir froissé. -Heu…non, non ce n’est rien, allons-y ! Comme dirait l’autre, c’est à moi de jouer maintenant ! Sans attendre une minute de plus, le regard déterminé et brillant d’une volonté de fer, ils passèrent la fissure magique afin de retourner au plus vite sur la terre ferme. Le temps était venu de mettre un terme définitif à la menace Zaein. FIN de "Retour d'un Héros" --------------------- Vadamar Sigrith
  20. A 18h pétante je peux essayer d'en faire une rapide car après j'attaque le boulot. Si jamais il y en a vers 21h je peux essayer d'être là également.
  21. Bonjour, Il me faudrait la distinction des Top Soutiens svp Merci d'avance Edit Matagot : fait
  22. Le Gouffre de l'Espoir Ils quittèrent la grotte, en laissant les deux colosses dans cet abri le temps qu’ils reprennent leurs esprits. En descendant des monts, chacun vit le même paysage macabre, tapissé de cadavres et d’odeur de cendres. Le château de Kyzall, au loin, était toujours sous une épaisse fumée, on pouvait imaginer que le Seigneur Lyrhus était tombé. -Bon, nous n’avons malheureusement pas le temps d’enterrer nos frères d’armes, profitons que l’ennemi ait les yeux tournés vers le château pour regagner les terres de Gälya en passant par le Nord-Ouest. Vadamar semble bien plus puissant et nous ignorons la taille de son armée, nous devons faire notre rapport à Sir Rähor et revenir avec une armée plus imposante. En avant ! Le Général Siménor mena donc le reste de son armée à nouveau dans la forêt morte d’Ishga en se dirigeant vers le passage d’Athména. Cet accès est réputé pour être périlleux, sinueux et étroit, de par ses immenses falaises de part et d’autre, laissant le sentier juste assez large pour laisser une caravane tout au plus. La troupe progressa assez rapidement, terrassant les quelques créatures de passage comme des coques brulantes, sablobosse ou encore des vers des sables. Des monstres tous droits venus des terres éloignées de Melrath Zorac, à en croire le petit carnet de Cyria dans lequel elle répertoriait, depuis plusieurs mois, toutes les informations sur ce continent voisin. A l’aube du deuxième jour de marche consécutif, ils virent au loin les falaises qui séparent l’autre moitié du continent. Rien qu’une petite heure de trajet les séparait de ce chemin étroit pour regagner les terres alliées et enfin pouvoir souffler un peu. Mais c’est alors qu’en passant les derniers arbres de cette forêt, que trois d’entre eux se mirent à bouger, écrasant de leurs gigantesques branches, une poignée d’hommes. Baranhor était touché à sa jambe droite, criant de douleur il était totalement immobilisé, pendant que l’on pouvait compter déjà cinq morts et autant de blessés. -Des Entys ! Ne restez pas à côté ! -REPLIEZ-VOUS !! Tandis que l’arrière garde reculait, se mettant hors de portée des arbres hostiles, deux Hatilas surgirent du sol accompagné de cinq Gardabras. Une silhouette apparut également derrière ces redoutables créatures, Siménor le reconnut aussitôt. -C’est Vadamar ! Tenez vos positions ! Pendant ce temps, Manrek à l’avant-garde, se jeta sur l’ennemi qui faisait front à Baranhor, et lui trancha sa plus grande branche avec laquelle il frappait. Trainant son ami pour le tirer d’affaire, il se fit surprendre par un autre Entys qui leva son membre boisé, prêt à asséner un coup mortel. Relâchant son ami un instant, il s’apprêta à encaisser comme il pouvait, l’intensité du choc, tenant solidement sa lame, fermant les yeux, il savait que le coup allait être dévastateur. Ne sentant pas le courroux arriver, il entrouvrit un oeil et vit la créature fendue en deux. -Jingäo paye sa dette pour vos soins. -Tu ne peux pas mieux tomber… Tora exécuta le troisième Entys libérant ainsi la voie pour rejoindre la route d’Athména. Le Général, qui se trouvait face aux autres immondices et l’ombre funeste, recula en maintenant sa garde avec les quelques soldats qui l’accompagnaient. Voyant que le combat semblait perdu d’avance, le repli était préférable au vu des nombreuses victimes et blessés. Il s’écria alors. -Manrek, Sélénia ! Partez devant avec les autres ! Nous devons nous replier sur les terres de Gälya maintenant ! Bien évidemment, Vadamar s’approcha de plus en plus des quelques soldats encore debout, bien décidé à ne laisser aucun survivant fuir vers les régions alliées. Jingäo porta Baranhor, évanoui de douleur, sur son épaule pendant que Cyria, Kélio et Cassy aidèrent les quelques soldats blessés à grimper dans la charrette que Volker conduisait. -Vite faites les grimper ! On doit filer ! Manrek regarda son amie d’enfance qui avait les yeux larmoyants, il comprit. -Nous devons aider ton père, Sélénia… Il se retrouve avec seulement deux de nos hommes… -Tora va aider homme cuirassé pour la jeune fille aux cheveux bleutés. Tora doit sauver honneur pour son clan ! Vous partir avec frère Jingäo maintenant. D’un seul bond, le colosse parcourut la cinquantaine de mètres qui séparait le convoi avec le Général qui se retrouvait en mauvaise posture, seul, face à l’ennemi. Non mécontent de trouver un allié de taille, il lui murmura quelques mots dès son arrivée au front, de sorte à ce que personne n’entende. -Tora c’est bien ça ? -Oui, brave homme cuirassé. -Nous devons empêcher l’ennemi d’atteindre le convoi, tu as la force nécessaire pour ébranler le sol ? Tandis que Manrek et Sélénia coururent en direction de Siménor et du titan, pour prêter main forte, ce dernier leva son immense marteau en l’air, obligeant à stopper net leur progression. -Tora comprendre. Avec son gigantesque marteau, il frappa de toutes ses forces le sol, lequel s’ébranla de toute part, laissant tomber d’immense amas de roche et de terre dans les ravins. Le guerrier au bandeau et sa complice reculèrent de plusieurs pas pour ne pas tomber dans le précipice. Une trentaine de mètres les séparaient du combat, avec ce gouffre immense provoqué par le colosse. Manrek comprit alors ce que Siménor avait murmuré à son partenaire de bonne fortune. -Bon sang…Il empêche l’ennemi de progresser d’avantage… -Papa… Le chariot cessa alors d’avancer, laissant le temps aux deux jeunes guerriers d’observer le combat, totalement impuissants. Dans un long mutisme, Sélénia et Manrek regardèrent au loin, le combat que menait le Général et le barbare. L’affrontement faisait rage devant ce nouveau précipice où le moindre faux-pas menait à une mort certaine. Les derniers Gardabras qui étaient jusqu’alors debout, se firent rapidement massacrer par ce duo. L’issue de ce combat semblait tourner en leur faveur, dès lors que Tora arriva à bout d’un hatila sur deux. Mais Vadamar démontra alors sa véritable puissance dévastatrice… -C’en est fini de toi, Vadamar. Il est temps pour toi de te repentir de tes actes ! -Ah ah ah , crois-tu sincèrement qu’un simple humain a la moindre chance face à un descendant divin ? Face au descendant d’Amazelle, fille du Roi-Démon Mahzael !! Ton âme ira le nourrir, pour son retour tant attendu sur ces Terres ! Quelques secondes de silence total, comme si le temps s’arrêtait, tout le monde retenait son souffle, puis il leva son bras vers le haut, concentrant de l’énergie dans sa main. Soudain, des flashs puis des éclairs venaient parsemer le ciel qui se déchirait de plus en plus, sous l’intensité de la magie emmagasinée. Il le rabaissa d’un coup sec en direction des deux braves combattants, qui étaient complétement figés devant ce spectacle funeste. La foudre s’abattit instantanément… L’onde de choc lumineuse ravagea tout sur un vaste périmètre, si bien que, Manrek et Sélénia furent projetés de quelques mètres en arrière. Quand la visibilité revint après quelques instants, une scène macabre se dessinait à l’horizon… Le dernier hatila restant était bel et bien mort, sa carcasse, jonchant le sol, fumait encore. Tora agonisant tendit sa main vers son frère, puis en serrant son poing, il s’écroula au sol rendant son dernier souffle. Vadamar se tenait debout, malgré ses brulures et ses marques de faiblesses, il était face à un Siménor au bord du ravin. Sa cuirasse était lourde, son manque de force l’empêcha de se relever, son destin était scellé. -Bara…nhor…..Sélé…nia…. … -Tes petits protégés te suivront tôt ou tard, ne t’en fais pas, le moment viendra. -Tu…le…paie..ras…. … … Sous les yeux remplis de haine et de chagrin, Manrek et Sélénia regardaient la scène, totalement impuissants. L’ombre funeste sortit sa lame lentement et la planta dans le thorax du Général en le fixant dans les yeux. Sous un air narquois, il releva la tête vers les deux raghénoriens et poussa Siménor dans le ravin. -PAPA !!!! ... .... Papa… -NOOONN !! TU ME LE PAIERAS, VADAMAR ! Sous un rire des plus sadiques il rétorqua. -Ah ah vous le rejoindrez prochainement, n’ayez crainte. Je vous facilite les choses pour vous éviter un enterrement inutile. Tandis que la jeune magicienne s'effondra en sanglots, le guerrier ardent, fou de rage, voulait en découdre de suite. La haine le transforma radicalement, après le dénouement tragique de cet affrontement. C'est alors que le colosse s'interposa entre Manrek et le gouffre. -Jingäo ne te laissera pas aller plus loin. Mon frère Tora et l'homme cuirassé ne doivent pas mourir en vain, nous devons rejoindre vos amis. La vengeance devra attendre... Ce dernier ne montra pas de signe de tristesse, bien qu'au fond de lui le chagrin l'envahissait fortement, il en faisait abstraction. Devant cette force de caractère et ce sang froid respectable, le jeune capitaine acquiesça alors aux propos du titan, aidant sa compagne d'arme à se relever. Ils retournèrent au chariot, sans se retourner face à un Vadamar provocateur et arrogant. Au fur et à mesure qu'ils progressaient en direction de Gälya, la voix de cet ennemi redoutable s'estompa peu à peu, pour au final disparaitre totalement. Avec cette haine qu'il éprouvait, Manrek n'avait pas les mots pour soutenir Sélénia durant cette épreuve. Il était incapable de prononcer le moindre mot, de faire le moindre geste. Tous étaient sous le choc de tous ces évènements survenus en si peu de temps. Un silence de mort régnait dans ce petit convoi aux multiples blessures physiques et morales. A peine une dizaine de survivants tout au plus, dont la plupart la survie n’était pas encore acquise, ce fut le cas pour Baranhor qui était toujours inconscient avec son importante blessure à la jambe. Après trois jours de marche, ils arrivèrent enfin dans la région de Gälya, où ils trouvèrent un petit village situé au pied des Monts où se situe la grotte de Vhéno. Cette grotte était célèbre pour ses galeries infinies, ses reflets violâtres et sa végétation bien particulière et mystérieuse. Très peu d’informations étaient connues sur cet étrange lieu qui attirait bon nombre de curieux, ce fut le cas pour cette vingtaine de villageois qui avaient bâti ce petit hameau. Malgré l’arsenal et le colosse de trois mètres, les habitants les accueillirent à bras ouverts, comme s’ils faisaient partie des leurs. Volker et Manrek se présentèrent rapidement et expliquèrent la situation. -Nous sommes des Soldats de Raghénor, nous venons en paix. -Nous avons des blessés, nous sommes prêts à vous acheter des vivres et des soins pour nos malheureux. Une vieille dame s’approcha alors, le visage souriant. -Oh mais vous êtes surement des amis à cette très chère Nelwen, elle nous a parlé de vous. Venez donc, vous pouvez prendre un peu de repos et des vivres. Pour ce qui est des soins, mis à part cette sorcière dans la grotte qui connait le remède par les plantes, nous n’avons pas de guérisseurs compétents. Mais votre amie pourra vous en parler. -Nelwen ?!? -Que fait-elle ici ? -Elle est arrivée il y a deux semaines environ, une très gentille petite et serviable. Elle doit surement se trouver dans la grotte de Vhéno avec la sorcière de la grotte. -Je vous remercie pour ses renseignements, bien hâtons-nous. Manrek décida de se rendre à cette fameuse caverne aux milles galeries, Sélénia voulant rester auprès de son frère, il parti en laissant également Volker, Kélio et Cyria avec les blessés, dans une hutte de bonne fortune. Il se rendit alors avec Cassy et Jingäo à l’entrée de cette mystérieuse grotte dont la beauté les émerveilla, ainsi que les couleurs dont elle regorgeait. Les végétaux étaient pour la plupart phosphorescents, des améthystes et du quartz, gisaient de toutes parts, un décor à la fois curieux et séduisant. Au fond de la première galerie, la jeune magicienne discutait en compagnie d’une jeune femme, aux allures d'aventurière. Ses cheveux étaient blancs comme le lys, et ses yeux d'une couleur étrange, proche de celle des gemmes de la caverne. Cependant, elle se mit en retrait dès lors qu’ils approchèrent de Nelwen, gardant une prudente distance et visiblement sur ses gardes. -Oh tiens Manrek, Cassy ! Je vois que vous vous êtes fait un ami de taille. -Oui c’est une longue histoire… mais que fais-tu ici ? -La dernière fois que nous sommes venus dans la région de Gälya, j’ai eu des visions et des flashs comme si quelque chose m’attirait, m’appelait… Je suis sûre d’en apprendre plus sur mes origines, et notamment avec cette charmante drow. Nelwen montra la mystérieuse silhouette, réduisant à néant ses efforts pour se faire oublier. Elle s’approcha avec méfiance, tout en gardant une certaine distance et fixa le guerrier au bandeau écarlate. -Je crois que ton amie ne m’apprécie guère… -Oh non…disons qu’elle est un peu marginale… Elle se méfie de tout le monde…. Moi-même j’ai eu du mal à l’approcher. Mais quand j’ai mentionné certains mots comme par exemple origines et Bathen, le dialogue fut plus…ouvert. -Bathen ? Qu’est-ce que c’est ? -Oh mais laissez-moi vous présenter… Lui coupant la parole, l’étrange aventurière s’avança vers Manrek avec assurance et s’exprima. -Tu es bien bavarde, ma chère Nelwen… Bonjour guerrier, puisque notre amie commune semble incapable de tenir sa langue, autant que je me présente moi-même. Je me nomme Suyvel, Suyvel Ayflesh. Suyvel
  23. La Forêt Morte d'Ishga Le voyage dura quelques jours, sous le moindre nuage, une eau des plus calmes et paisibles, tout se déroula sans encombres pendant la traversée. A défaut de port dans la région désertique de Kyzall, le navire largua les amarres dans une petite crique, aux abords de la forêt morte d’Ishga, la frontière qui sépare ces Terres sauvages avec le Royaume de Zymgär. Le soleil était à son zénith et avec lui, une chaleur assez étouffante. A peine le temps de prendre une gorgée d’eau et un encas, que l’ensemble des soldats pénétrèrent dans cette étendue d’arbres morts. Au loin, on pouvait distinguer quelques silhouettes, trois tentes, un gibier encore sur les braises. Siménor fit signe de progresser prudemment en restant vigilant au contact de ses autochtones, puis laissant derrière lui le gros des troupes, il s’approcha d’eux avec Manrek et Baranhor. Six individus, d’une corpulence imposante, semblable à celle d’Halguéran le bras droit de Zaein, semblaient partager une proie rudement chassée. L’un d’eux se leva et s’avança vers les trois chevaliers, une main posée sur sa gigantesque hache. -Que fait un si grand groupe de soldats sur ces terres sauvages ? -Je me nomme Siménor, Général de l’armée Raghénor, nous venons en paix. Nous souhaitons traverser la forêt morte d’Ishga afin de quérir le Seigneur Lyhrus pour conclure d’une alliance entre nos Royaume. -Je m’appelle Jingäo, chef du clan barbare d’Ogda, mon ainé. Nous vivons ainsi depuis des décennies, mais si j’étais vous je ne m’aventurerais pas plus loin. La forêt grouille de créatures colossales et sanguinaires ainsi que Ojiji iku. -Ojiji iku ? Qu’est-ce que c’est ? -Un homme en noir semblable à une ombre, il sème la mort autour de lui. Lyrhus a fermé les portes de son château depuis qu’il est apparu sur ces terres. Nous avons également perdu bon nombre d’entre nous, vous devriez rebrousser chemin. -C’est sans aucun doute Vadamar. -Je vous remercie pour ces informations, nous allons poursuivre notre chemin et nous éradiquerons cette menace et vengeront également vos défunts. -J’admire votre courage et votre bravoure homme cuirassé, néanmoins, faites attention dans cette forêt, les arbres ne sont pas tous morts, certains bougent encore… Le clan barbare d’Ogda vous souhaite bonne chance et vous salue. L’armée de Raghénor poursuivit sa progression et s’enfonça davantage dans cette forêt où les arbres morts se comptaient par milliers. Très peu de végétation, des carcasses d’animaux et créatures décoraient le paysage sans le moindre point d’eau à l’horizon. Ils avancèrent prudemment, sans rencontrer de réel problème durant plusieurs jours, en maintenant une marche assez souple pour préserver leur énergie en cas de conflit. Cela faisait environ vingt jours qu’ils étaient partis de leur royaume natal. La fatigue se faisait malgré tout ressentir, avec les nuits passées sur le bateau ou encore dans les campements assez rudimentaires et arrivèrent enfin aux portes du château de Kyzall. Deux gardes étaient postés en haut des tours de l’entrée et interpellèrent les soldats. -Qui va là ? -Je me nomme Siménor, Général de l’armée de Raghénor, nous souhaitons une audience avec le Seigneur Lyrhus pour rallier nos deux causes. -Le Seigneur a fermé les portes à toutes personnes étrangères à nos concitoyens, nous avons pour ordre de n’ouvrir sous aucun prétexte. Vous feriez mieux de repartir, ces deux individus qui sèment mort et désolation, rôdent toujours. Un homme d’une trentaine d’années assez bien vêtu, un long bâton torsadé faisant office de canne et d’artefact magique, apparu derrière le corps de garde du château. -Je suis le Seigneur Lyrhus, je vous demande de repartir d’où vous venez. Nous ne voulons pas que les royaumes voisins nous ramènent leurs problèmes avec leurs lots de morts et désolations. Siménor légèrement agacé par le comportement de ce dernier, répliqua aussitôt. -Vous ne comprenez pas, mais ce n’est pas seulement les autres royaumes qui en pâtissent, derrière vos murs, c’est tout un peuple qui souffre à vivre dans la crainte. Vos ressources s’amenuisent de jour en jour, combien de temps allez vous fermer les yeux sur ça ? Le roi de la région hésita quelques instants avant de répondre, quand soudain, sous un épais nuage de poussière et de sable, des cris retentissaient à l’arrière du groupe. Cette violente tempête arriva à une telle allure, que personne n’eut le temps de s’y préparer. Le général adopta une formation défensive, se regroupant, dos aux portes du château, pour faire face à la menace qui se présenta. -Tenez votre position soldats ! L’ennemi approche ! Ouvrez l’œil ! Trois mages s’avancèrent pour tenter un sort de clairvoyance, afin de dissiper la tempête de sable, mais cette tentative s’avéra être un échec et rapidement, les trois valeureux périrent sous cette nuée beige. La situation semblait critique c’est alors qu’il s’écria. -Si nous restons ici nous sommes condamnés ! Seigneur Lyrhus, ouvrez-nous cette porte au nom de notre future Alliance, je vous en conjure ! Ce dernier, complétement apeuré, retorqua instinctivement. -Vous apportez la mort à mes portes !!! Il fallait partir ... !! Nous sommes condamnés !! Il disparut aussitôt avec les quelques gardes de l’entrée, pour se réfugier au sein de son fort, laissant les portes closes à l’armée de Raghénor. -Mais ce n’est pas vrai, le lâche !! -Enfer et damnation… La conjoncture semblait être à sens unique, ne distinguant pas l’ennemi, les pertes allaient être nombreuses. C’est alors que Manrek eut une idée de dernier recours. -Siménor ! J’ai une idée si vous voulez bien ! -Hâte toi ! -Il faut miser sur un retrait tactique et non l’offensive directe, sinon nous allons tous y passer. Sélénia il nous faudrait un peu de neige et de brume, si nous sommes aveuglés autant rendre à l’ennemi la pareille à notre tour. Nous progresserons le long des remparts en positionnant nos boucliers face à la tempête, puis, nous regagnerons les monts afin de s’abriter le temps que cette calamité cesse. -Parfait, cela semble être la meilleure option. Nous n’avons pas le choix, en avant ! Ni une ni deux, Sélénia exécuta un sort parfait pour aveugler, à son tour, l’adversaire. Cette diversion leur permit de progresser le long des remparts, tout en protégeant leur flanc gauche. La traversée fut non sans moindre mal, mais les pertes furent minimisées et un peu plus de la moitié des effectifs arrivèrent aux pieds des monts. La visibilité encore difficile, ils finirent malgré tout par trouver une grotte afin d’attendre l’accalmie. Une trentaine de survivants gagnèrent cet abri de bonne fortune, patientant un bon moment en profitant de soigner les blessés. La tempête de sable continua son œuvre quand tout à coup, deux silhouettes se manifestèrent devant l’entrée de la caverne. Tous les Raghénoriens se mirent en position de combat, pensant à une possible attaque ennemie et notamment, Sigrith et Vadamar. Les mains se relâchèrent doucement sur les lances et les épées quand un des colosse du clan barbare, portait sur ses épaules, leur chef Jingäo aperçu devant l'entrée de la forêt morte d'Ishga. Epuisé, il s’écroula de fatigue après avoir prononcé ces quelques mots. -Tora demande... sauvez frère… Sélénia et deux autres membres spécialisés dans la magie curative, administrèrent les premiers soins aux deux titans. Des traces de lutte et de combat, parsemaient leurs corps, ils étaient sans aucun doute les derniers survivants de leur clan. La tempête se calma au fur et à mesure et le Général Siménor s’adressa à ses soldats. -Nous ne sommes pas en mesure de faire front tant que nous n’avons pas analysé notre ennemi. Dès que la situation et la visibilité sera revenue correctement, nous avancerons en direction du Nord-Ouest, vers le passage d’Athména. Ainsi, si nous tombons de nouveau sur l’ennemi et que les conditions le permettent, nous mènerons l’assaut ! En revanche, si les choses tournent mal ou que nous sommes dépassés, ne cherchez pas le contact, nous devons rentrer en Raghénor et faire notre rapport au Roi dans les deux cas. L’heure n’est plus à la diplomatie et à une alliance avec un couard, mais d’un retrait stratégique. Quelques heures passèrent, la situation extérieure était redevenue calme, les deux colosses hors de danger, étaient néanmoins toujours inconscients, et les Raghénoriens remis sur pied. Manrek sortit le premier de la grotte, scrutant l’horizon, il vit cette silencieuse forêt abritant plusieurs corps étendus au sol, plus loin, une fumée noire, le château de Kyzall était consumé par les flammes. Il était trop tard pour secourir des lâches, le temps était venu de reprendre la route, dans la plus grande des vigilances. Jingäo Lyrhus Tora
  24. Vers un Avenir Serein ? Les choses avaient bien évolué depuis leur première mission en tant que jeune recrue. Le temps avance et amène avec lui, l’expérience, la maturité et surtout, son lot de sentiments. Ce fut le cas pour Manrek, qui approchait à grand pas de ses vingt années et vivait depuis quelques temps avec Naéhlya dans une petite chaumière à quelques rues de ses parents. Il ne cachait plus ses sentiments et sa relation avec elle depuis un moment, si bien, qu’à quelques jours de souffler sa bougie, cette dernière lui annonça quelque chose qui allait chambouler sa vie. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir, prit son courage à deux mains et rejoignit sa moitié dans le salon. -Manrek… tu as un instant ? -J’allais partir à mon entrainement et voir le seigneur Rähor. Il devait me dire quelque chose d’important visiblement, mais dis-moi, quelque chose ne va pas ? -Et bien… n’as-tu rien remarqué chez moi depuis plusieurs jours ? Marquant un temps d’hésitation, afin de ne pas sortir de bêtises qui pourrait la froisser, il répondit à sa question. -Je n’osais pas t’en parler mais… maintenant que tu me le dis… tes cheveux ternissent... ta chevelure violine disparait… Tu souffres de quelque chose ? Elle sourit, puis l’invita à s’asseoir sur le divan à côté d’elle. Il posa son barda devant l’entrée et s’exécuta légèrement inquiet. -Je vais te parler un peu de mes origines. Savais-tu que dans ma famille, nous avons une particularité ? -Et bien… mise à part ta tante, l’impératrice Sanéa et toi je ne connais pas vraiment tes proches… -Ah ah oui, c’est exact ! Nous avons la particularité de naitre avec une chevelure éclatante, en général pourpre, violine, parfois un peu bleuté. -Hum... dans mes souvenirs, l’impératrice de Myrëlis n’avait plus une couleur aussi vive mais plutôt bleue, assez terne… -Oui, lorsqu’elle est tombée enceinte d’Aokan, ses cheveux ont perdu leur éclat. Parfois ils gardent un soupçon de couleur, assez terne d’autres fois ils blanchissent radicalement, c’était le cas pour ma mère. -Oh je vois, je comprends mieux pour ta tante et pour… Attends ! Que… quoi ? Devant son visage qui pâlissait à vue d’œil, il était devenu blanc comme neige, elle se mit à rire devant sa réaction et son étonnement. Elle savait qu’au fond de lui il était heureux d’entendre cette nouvelle, avec un zeste de stresse néanmoins, qui rendait la situation amusante. Il se leva en faisait les cents pas tout en répétant sans cesse. -Je vais être père ?!? Peu à peu son visage reprit des couleurs et il se mit à rire tout seul en prenant sa compagne dans ses bras. Mais cet instant de réjouissance fut interrompu par l’arrive de son frère d’arme, qui frappa à la porte. -Manrek ! Nous devons nous rendre à la salle du trône, Sir Rähor veut nous voir maintenant. Il embrassa sa compagne, lui adressa un dernier sourire avant de rejoindre Baranhor à l’extérieur. Ils s’empressèrent de rejoindre le Roi. Arrivés devant leur Seigneur, il se mirent alignés devant lui, les mains dans le dos, prêt à l’écouter. A côtés des deux guerriers se trouvait également Adonis, Icaro, Danaé ou encore Cassy, s’en suivit du discours tant attendu. -Mes chers soldats, si je vous ai fait venir à moi c’est pour plusieurs raisons. Suite à une mésentente et un désaccord, le Général Manserk a décidé de prendre la mer d’ici peu, je souhaite malgré tout que nous lui souhaitons bon voyage sur un continent voisin qui a pour capitale Melrath Zorac. Il nous donnera de ses nouvelles ainsi que des informations s’il venait à en apprendre plus sur les créatures infâmes et les origines de nos ennemis. Le visage de Manrek s’assombrit légèrement devant cette déclaration, attristé par le départ soudain de son oncle. Néanmoins, il resta concentré sur la suite du discours. -D’autre part, nous avons eu des informations sur Vadamar et Sigrith sur leur repère, j’ai donc décidé de moduler notre armée avec des personnes de confiance et expérimentées dans l’art du combat. C’est pourquoi, j’ai assigné mes meilleurs jeunes capitaines aux généraux Siménor et Zaein pour mener à bien les prochaines missions. J’ai donc pour projets de vous faire évoluer en grade dans un futur proche, c’est pourquoi Adonis, Icaro et Danaé vous serez sous les ordres de Zaein pour le moment. Manrek, Baranhor et Cassy vous suivrez les directives de Siménor. Préparez-vous, vos objectifs vous seront assignés dans les prochains jours. Profitant d’un temps calme après l’annonce du Roi, Manrek s’avança vers lui afin lui faire part de son ressenti, un genou à terre. -Sir, je viens vers vous car j’ai une faveur à vous demander. Je vais bientôt être père et ayant déjà pas mal de responsabilités en tant que capitaine, je souhaiterais ne pas évoluer et avoir davantage de tâches… Je suis désolé de vous demander cela mais je souhaite profiter au maximum avec et… Frappant le sol de son épée, encore dans son fourreau, il lui coupa la parole. -Assez, tu n’as pas à te justifier. Je comprends parfaitement ce que tu ressens, ton père m’avait tenu un discours similaire lorsque j’ai voulu le promouvoir au rôle de Général. Je suis heureux que Naéhlya soit avec un homme tel que toi, à la fois courageux, brave et talentueux. -Sir…Je ne sais quoi dire…Merci… -Relève toi Manrek ! Pour l’heure nous devons à tout prix mener à bien les missions, pour l’avenir de nos proches et de ton futur enfant. Je veillerai sur ta compagne soit sans crainte, au vu de l’objectif, tu devrais être revenu bien avant la naissance de ton enfant, soit en sûr. Sur ces dernières paroles, Manrek salua d’un signe de tête le roi et prit congé l’esprit tranquille et serein. Il rejoignit son foyer afin d’expliquer à sa compagne la situation et les choix qu’il avait fait pour l’avenir. Elle ne voulait pas qu’il sacrifie son évolution au sein de l’armée, mais elle était malgré tout heureuse et rassurée par la décision qu’il avait prise bien déterminé à assurer son futur rôle. Néanmoins, il devait préparer ses affaires, le Général Siménor avait prévu un départ aux aurores pour le lendemain et ce durant quelques mois. Il profita alors des derniers instants avec elle jusqu’au soir. Le soleil se leva timidement, à peine un léger rayon parcourait le ciel clair. Il la réveilla en douceur, lui effleurant la joue, un baiser sur ses lèvres et lui annonça son départ. -Je dois partir…Mais sois sûr que je reviendrai bien assez tôt te retrouver et voir la naissance de notre enfant. Je donnerai tout pour accomplir la mission rapidement afin de rentrer à la maison au plus vite, j’en fais le serment. Il l’embrassa une dernière fois avant de prendre la route, tout deux se faisant un sourire mutuel avant de refermer la porte derrière lui. Le lieu de rendez-vous se trouvait au port d’Elvon sur lequel deux navires étaient affrétés. C’est à ce moment là qu’il vit son oncle, Manserk, prêt à prendre le large sur le plus petits des deux bateaux. Le jeune guerrier l’interpella. -Mon oncle !! -Ah c’est toi gamin, tu es venu souhaiter bon voyage à ton vieil oncle ? -J’ai appris la nouvelle hier…Et te voilà déjà sur le départ… Je n’ai pas eu le temps de te dire que je vais être père… -C’est formidable ! Avec cette charmante Naéhlya vous formerez une belle famille. Pour ce qui qui est de mon départ, oui, Nous avons eu quelques différents avec le Roi et surtout avec ce malandrin de Zaein… Je ne peux rester ici plus longtemps. Je vais mener ma propre enquête sur ce continent voisin, et rassembler des informations à Melrath Zorac. Un homme s’approcha d’eux à cet instant, ce dernier dissimulait son visage derrière un masque, évoquant un batracien. Il semblait en aucun cas malsain, mais une aura étrange et mystérieuse émanée de lui. -Sir Manserk nous allons lever l’encre, il est temps de prendre la mer sans tarder. -Bien, Sir Zacharie, j’arrive de ce pas. L’ainé se retourna alors vers son neveu, prenant son barda sur son épaule. -Je dois y aller Manrek. Je vous enverrai de mes nouvelles soit sans crainte. -D’accord… je comprends… Bon voyage mon oncle, j’espère que l’on se reverra… Sentant une douleur sur son épaule, il grimaça un peu, puis rajouta ses quelques mots. -Un conseil, Manrek… Méfie-toi de Zaein… reste vigilant et protège ta compagne et ton futur enfant. Sous sa prestance et sa bienveillance se cache un véritable démon… Crois moi, je découvrirai tôt ou tard sa véritable nature et les preuves de ce que j’avance. Adieu mon cher neveu… Sans se retourner, il monta à bord du navire en compagnie de quelques hommes et cet individu qui dissimulait toujours son visage. Attendant quelques instants devant ce navire qui prenait le large, il rejoignit enfin le Général Siménor qui observait la scène au loin. Il fit un signe de tête au guerrier au bandeau écarlate, comme pour lui montrer son soutien puis il commença à compter les soldats. Cette équipe comptait environ une cinquantaine de membres, ce qui représentait une grosse partie des effectifs totaux de l’armée de Raghénor. Parmi eux, Manrek retrouvait quelques visages familiers comme celui de Baranhor et Cassy qui étaient également convoqués en même temps que lui, pour assurer leur rôle de capitaine. Mais aussi son mentor, Volker, ou encore ses amis de longue date tels que Sélénia, Kélio ou encore Cyria. Les autres compagnons d’armes, avec qui il avait l’habitude de partir en mission, étaient sous les ordres du Général Zaein, partis la veille. Siménor rassembla ses troupes et débuta son discours. -Mes chers Raghénoriens ! L’heure est venue d’éradiquer la menace qui plane au-dessus de nous depuis bien trop longtemps ! Nous avons eu des informations sur les deux individus qui menace notre Royaume et les territoires alliés. Pendant que Sir Zaein est parti, avec le reste des troupes, dans la région de Zymgär afin de tirer au clair, la position et intentions, du Roi Gabrön, vis-à-vis de la menace. Il semblerait que Sigrith et Vadamar errent dans cette région, il est donc temps de clarifier les choses. De notre côté, nous allons nous rendre sur les terres neutres de Kyzall, afin de rencontrer le Souverain Lyhrus et traiter une éventuelle alliance. Pour se faire nous allons amarrer sur la côte, proche de la Forêt morte d’Ishga et la traverser, afin de rejoindre le Château. C’est une mission qui devrait nous prendre environ trois mois si tout se passe comme prévu, il faudra rester vigilant dans cette zone sauvage. Bien !! Raghénoriens en Avant !! A la fin du discours du Général, tous prirent le navire et se mirent en route sans tarder. Direction : les Terres neutres de Kyzall, où l’avenir de Raghénor allait être bouleversée. Zacharie
  25. Bonjour, Distinction hors joute, mais j'ai un bug sur la distinction des médailles. En effet Nelwen a 46 distinctions et possède toujours la médaille des 30 (voir screen) Merci d'avance Cordialement Edit Matagot : en attente de correction par Keril ( me le rappeler d'ici le 15 février au pire )
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