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Terre des Éléments

Petite visite à un ami


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A animation longue, RP long ^^ Bha, plus c'est long... =p

 

Période Pluvia, le 10.

Heure solaire : 10h00

 

Cela faisait plus de dix jours, à présent.

J'étais affalé à un bar, buvant bière sur bière, dans l'espoir d'oublier, de fuir ces souvenirs...

Ma vie était devenue un enfer. De jour, les aventuriers me harcelaient en quête de précisions sur ce que j'avais vu. De nuit, impossible de m'endormir sans me réveiller en sueur, car sans cesse se rejouait ce spectacle lugubre, dans mes cauchemars.

Maudit soit ce jour où je tombai sur cette effrayante compagnie... Des parodies d'humains au nombre de membres aléatoires marchant, mené par... un monstre ailé. A l'instant où je le vis, une onde glacée me traversa le dos et me tétanisa.

Depuis, impossible de me remémorer cette scène sans trembler et avoir envie de vomir.

Et cette histoire, de jour comme de nuit, j'étais forcé de la revivre... Ces maudits aventuriers savaient être persuasifs.

Et, quand on parlait du loup...

Un petit être marcha jusqu'à moi, affublé comme un épouvantail vert, et, d'une petite voix aigüe qui perce les tympans(*), il tenta de me tirer les vers du nez. Mais cette fois, j'étais décidé à les laisser tomber, qu'importe leur réaction.

<<  - Bonjour, monsieur! Comment allez-vous?>>

...

<<  - Mais... faut pas m'ignorer, comme ça! C'est pas poli du tout! >>

Soudain, cette bruyante petite chose prit mon verre

<<  - Puis, il faut pas boire ça, d'abord! C'est pas bien, après, on voit double, et on fait plein de bêtises!>>

Je fus bien obligé de cesser de l'ignorer, afin de récupérer mon bien.

<<  - Ecoute, insupportable bestiole, tu vas me rendre ce verre tout de suite.

  - D'accord, mais alors, tu m'explique tout!>>

Ce petit air innocent cachait en vérité un esprit retord, semblerait-il... mais je dus céder, et lui raconta tout... Et, à nouveau, la peur me serra le cœur, et ma voix, pendant mon récit, se brisa.

<<  - Allons, monsieur, il faut pas être triste! Je vais aller les gronder, les méchants qui te font peur! Et puis, je suis certain qu'en faite, ils sont gentils! Aller, pour plus que tu ais peur, je vais te faire un câlin!>>

Et la petite chose de me serrer dans ses bras... Etrangement, c'eut l'effet estompé; mes tremblements se calmèrent, et mon cœur s'apaisa...

<<  - Maintenant, rend-moi mon verre, petit bonhomme

  - D'accord, mais plus trop de la colle, d'accord?>>

 

 

 

Je comptais aller à ce fameux temple, car j'avais entendu des rumeurs à ce propos,

disant que l'Architecte y serait. Et je devais absolument le revoir...

Parce que je devais m'excuser!

 

Le pauvre, il avait organisé toute une fête, avec même un gros ballon, et tout le monde vint et s'amusa bien... Mais moi, je savais pas! Et j'ai pas été à sa fête... Sans même prévenir. Donc, il fallait absolument que je m'excuse.

J'étais dans les ruines que le monsieur avait nommé, quand je vis... Un trou! Peut-être la grotte d'un ours? J'adore les ours! C'est tout doux! Il faut que j'aille le câliner!

J'avais alors déjà oublié ma mission...

 

Mais le trou était un tunnel, et je ressortis de l'autre côté après quelques minutes.

Une jolie maison! C'était peut-être celle de ce grand fêtard d'Architecte!

J'y allai, et frappai à la porte. Pas de réponse...

Décidément, depuis ma visite chez les Sentinelles, ça devenait une manie de ne pas m'ouvrir!

Sauf qu'on arrête pas un Noé comme cela, sapristi! Quelques bombes feront sauter cette porte!

Hé hé hé...HAHAHAHAHA! MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!

 

... Sauf que Tapate, elle dit tout le temps qu'il faut pas casser les coquilles des gens... tant pis...

 

Comme j'avais soif d'avoir tant ri, je me dirigeai vers le seul point d'eau de l'endroit pour boire. En voyant soudain un poisson sauté à la surface de l'eau, l'envie de taquiner la sardine me vint...

J'attendis cinq longues secondes, puis sautai sur la poiscaille pour lui faire un câlin!

Et, sous la pression tendre de mes bras, le poisson recracha une jolie clé, que je saisis au vol, lâchant le poisson qui retourna dans l'eau, sûrement empli d'un sentiment de bien-être et d'amour grâce à mon câlin... Quant à moi, j'éternuai soudain; le bain forcé quand je tentai d'attraper le poisson m'avait rendu malade, apparemment...

 

La clé servait sûrement à ouvrir la porte de la maison! J'y courus, et tentai d'insérer la clé.

... Sauf qu'il n'y avait pas de serrure. Diantre! Laissant échapper ma frustration, je dis, nasillard car enrhumé:

<<  -  Tu Bar-les d'une Borte! Même B-ATCHOUM de serr...>>

Et la porte s'ouvrit.

 

 

Il faisait drôlement sombre, dans cette maison...

 << - Il y a GuelGu'uuuuuuuuuuuuun ATCHOUM?>>

Un rugissement me répondit, et un monstre me sauta soudain dessus!

Mais mes réflexes étaient comme l'éclair: déjà, mes bras s'ouvraient pour faire un câlin à cette grosse boule de poil!

La bête, surprise, en oublia de me mordre et, emporté par son élan, nous tombâmes et roulâmes sur le sol -pas très propre, soi dit en passant.

L'affaire aurait été amusante si, ayant oublié de refermer sa gueule, la bête ne s'était cogné l'incisive contre le sol! Le choc fut tel que celle-ci se sépara de la mâchoire! Et la bête hurla de douleur, avant de s'enfuir. Il fallait la soigner! Je ramassai la dent et poursuivi la bête...

 

Elle passa entre des caisses en bois et une grille... et fut bloqué; je bloquais la seule issue.

<<  - Tu es perdu, miséra-TCHOUM!! Hahahaha! Je vais te soigner, de gré ou de forc-ATCHOUM!>>

Mais l'animal sauta sur une étagère, rebondit et sauta par dessus les caisses, fuyant tel l'éclair!

Une coupe tomba du meuble, et je m'en saisis.

Il y avait des choses écrites, mais... je ne savais pas lire!

J'allai demander assistance auprès de l'aubergiste, qui me dit qu'il fallait faire le signe de l'imperfection sur des tombes...

Je me baladai en quête de tombe, et arrivai à un cimetière. Imperfection... imperfection...

C'était carrément trop dur, comme énigme!

En réfléchissant, je m'amusai à appuyer sur les tombes; j'adorais les boutons! Surtout que ceux-ci étaient carrés! Je trouve les carrés superbes, car élégants!

 

Je m'étais lassé de jouer avec les tombes, et je décidai de retourner à la grande maison sombre. Il fallait que je m'excuse doublement à l'architecte; pour la fête et pour son chien adoré qui était blessé...

Je remarquai des écritures sur la murailles. Zut, il allait encore falloir que j'amène la tablette à l'aubergiste!

Avec la dent que j'avais, je tentai de retirer la plaque... Et je réussi!

Tiens, derrière, il y avait un joli jouet! Il y avait un dessin dessus et tout! Je le pris, oubliant la tablette, et décidai d'enfin entrer dans la maison.

 

Au bout de la deuxième salle, il y avait une porte... avec un trou! En plus, le joli jouet que j'avais avait la même forme! Je m'amusai à essayer de le mettre, et réussi. La porte s'ouvrit soudain!

 

Mais c'est en pleurant que je continuai ma route: je n'avais su reprendre mon joli jouet, coincé dans la porte...

 

J'étais dans une grotte, et je dus enjamber une rivière pour passer. Ensuite, j'arrivai dans des couloirs... très sombres! Avec des monsieur qui voulaient m'occire, comme Tré!

Je courus, courus, courus dans les couloirs, poursuivi par les assassins, et je réussi à les semer: ils étaient bien moins fort que Tré.

Je fus bien vite bloqué par une rivière.

Sauf que, hé, je suis pas né de la dernière pluie! Et j'ai plein de bombes!

Je sortis une bombe d'environ un mètre de diamètres de mon petit sac, l'allumai et m'assis dessus.

Elle explosa, et le souffle de l'explosion me projeta de l'autre côté, comme prévu!

 

Il faisait à nouveaux tout noir, et j'avançai à l'aveuglette, quand...

<<  - Hi hi hi hi! *Atchoum* Za JaDouille!>>

Plein de petites bêtes avec plein de pattes me couraient dessus! C'était rigolo!

Je continuai mon périple en ayant mal au ventre à force de rire, tellement j'étais chatouilleux!

 

<<  - *hic* Z'éDait rigolo *Atchoum*, mais *hic* Z'ai aDDraBé le hoGuet,*Atchoum*  à avoir Dans

ris!>>

S'ajouta à mes déboires un mur avec un cristal qui me bloquait la route.

Bha! On n'arrête pas un rôt d'heure avec un mur, surtout avec autant de prises!

J'escaladais le mur, et continuai mon chemin, éternuant et hoquetant.

 

Il faisait ENCORE tout noir! Et bien, pour un grand fêtard, c'est pas gai-gai, chez l'Architecte!

J'arrivai à un drôle de passage avec des rideaux, mais quand je voulu passer, je me cognais à un mur invisible!

<<  - *hic* Aïheu! *atchoum*>>

Comment passer? Il y avait encore des trucs écrits... Zut...

Soudain, j'eus une idée du tonnerre pour passer! J'en fus si fier que je dis tout haut

<<  - Mon *hic* Zerveau a*-TCHOUM* fait Dilt!>>.

Il suffisait de lancer plein de bombes dessus!

J'en lançai une, mais... elle réussi à passer le mur invisible. J'allai la chercher, sans me rendre compte que j'avais réussi à passer aussi le mur.

 

Il y avait une machine d'assez mauvais goût au centre de la pièce.

Elle était sans doute cassée, car je n'arrivai pas à la faire fonctionner!

Je la frappai très fort pour la réparer, et... elle se brisa!

Je regardai vite si personne ne m'avait vu, essaya de réparer, échoua, et fuit vers le haut, cassa la porte au passage (la peur et la honte décuple les forces), cassa celle juste après, et fonçai...

Sur un monsieur tout enrubanné. Il m'arrêta d'une main, et me dit:

<<  - Du calme, petite chose.

  - Bar*hic*don monsi*atchoum*eur

  - Ha... il semblerait qu'il parle une langue étrangère... je ne comprend rien à ce qu'il dit...

  - Qu-ATCHOUM? Mais Ze Bar*hic*le la même la-TCHOUM -langue!>>

L'homme montra une porte un peu plus loin, se mit à agiter ses bras comme des ailes puis à les mettre sur sa tête comme des cornes, passa son doigt sur son cou comme pour le couper, dessina un rectangle avec ses doigts dans l'air, et joignit les mains d'un air suppliant.

Je comprenais rien... Mais pour lui faire plaisir, j'allai à la porte.

 

Un monsieur qui vole!!! Il fallait que je monte dessus pour voler aussi!

<<  - Ze veux *hic* voleeeeeeeeeer!>>

Le drôle de monsieur à cornes se tourna vers moi, surpris, mais trop tard; un saut et deux acrobaties, et me voilà sur son dos!

Sauf qu'il était pas bien fort, le monsieur, et il tomba comme une pierre.

Nous étions juste au-dessus du vide, et j'eus tout juste le temps de m'agripper au bord; lui alla s'écraser plus bas, incapable de reprendre son vol.

Vite! Je devais prévenir le monsieur tout en rubans pour qu'il le soigne!

 

<<  - Ha, le revoilà! Et il a le grimoire en main!>>

Effectivement, j'avais un livre en main... Depuis quand? L'aurais-je pris sans faire exprès en grimpant sur le monsieur ailé?

<<  - Il y *hic* a un monZieur *atchoum* bleZZé!

  - Ha, encore cet horrible language guttural...>>

J'eus beau m'agiter, rien n'y fit; l'homme de bougea pas.

Tant pis...

 

Je continuai ma route, et vis un... un cercueil?

Ha, c'était sans doute le lit de l'Architecte! Dans une autre grande maison, il y avait eu aussi un monsieur qui dormait dans un cercueil!

D'ailleurs, en voulant câliner le monsieur au longues dents, j'avais oublié le bâton pointu que j'avais en main, et... Hum... la suite n'a pas besoin d'être dite.

<<  - Monsieur *hic* l'Architecte! Pardooooooooooooooooooooooooooooooon *atchoum*!>>

Et je lui sautai dessus pour lui faire un câlin-surprise! De toute façon, il était déjà tard, il devait se lever!

 

C'était sans doute une bêtise... Parce qu'on me disputa après. Un monsieur invisible parla, parla, parla... Je comprenais rien, il parlait trop vite... Je suppose qu'il n'était pas content...

 

Tiens? J'étais dans une grotte? Je marchai, et trouvai quatre joli bâton jaune! Chouette, ça se mangeait sûrement! Je les pris comme provision, et trouva aussi, dans un coffre, un joli pendentif!

Puis je sortis, heureux d'avoir pu présenter mes excuses à l'Architecte...

Mais j'étais un peu fatigué... Mon rhume et mon hoquet ne s'arrangeaient pas... Je hoquetai, baillai et éternuai, puis me roula en boule devant la grotte et m'endormit, éreinté par cette longue aventure.

 

Epilogue: Je me réveillai, le lendemain, près de la dame et du tourbillon...

Les bâtons jaunes, ça se mange pas, en faites... Je les ai laissé sur le bord du chemin, c'était lourd...

 

 

 

 

(*): Je dois cette définition de ma voix (RP) à ma chère maman (RP aussi... enfin, pas vraiment... c'est compliqué...) °o°

Edited by noeleFNous
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