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Terre des Éléments

calyso


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Depuis queques temps je déambulais autour de la ville fortifiée, proposant mes maigres services aux habitants et aventuriers qui passaient dans le coin. Aussi fus-je vite au courant de la rumeur qui courait dans Melrath Zorac : la ville serait hantée. Fronçant les sourcils, je décida de rester dans le coin afin d'en apprendre plus. De retour à l'auberge, je farfouilla dans mes affaires pour en tirer un fin livre à la couverture noire, que je n'avais jamais vraiment lu ; n'en voyant pas l'utilité. Mais cette fois-ci j'avais le présentiment qu'il allait me servir. Je caressa du bout des doigts les lettres gravées au fer rouge formant le titre de l'ouvrage "L'exorcisme pour débutants confirmés". M'installant confortablement sur mon lit, calée contre l'oreiller, je plongea dans la lecture poussièreuse, mémorisant autant que possible les rituels et sortilèges pour renvoyer les fantômes dans l'au delà et notant les composant dont je risquais d'avoir besoin. Lorsque j'eus fini, j'avais droit à un mal de crane doublé d'une grosse envie de dormir. Et je m'abandonna aux bras de Morphée.

Quelques jours avaient passé et, si fantômes il y avaient réellement, j'étais prête à m'occuper de leur cas, autant que possible. L'aubergiste était venue m'avertir qu'une réunion se tiendrait ce soir même sur la place centrale de la ville. Je me prépara donc à m'y rendre, en remplissant ma besace de potions, ressources et poudres dont j'avais besoin ainsi que du petit livret sombre. L'aubergiste fut bien contente de me voir partir car j'avais plus d'une fois failli mettre le feu à son établissement lors de la confection de certains produits dont j'avais besoin pour cette soirée.

Arrivée sur place, je fus contente de voir que nous étions nombreux à avoir répondu à l'appel au secours des habitants. Mais je déjanta vite. Les fantômes étaient nombreux et certains trés puissants. De plus certains de mes compagnons du moment, épris d'une envie de faire couler le sang, préférèrent attaquer les vivants plutôt que les morts. J'enchainais les sorts d'exorcismes et de guérisons dans cette tumulte, ne cherchant même plus à savoir qui je visais. La place se teinta rapidement du rouge des sacrifiés et je commençais à avoir la tête qui tournait, sans compter les frissons qui me parcouraient tout le corps. Je poussa donc un soupir de soulagement lorsque j'aperçu ma consoeur et mentor dans la foule. Je me fraya un passage jusqu'à elle en faisant bien attention de ne pas glisser dans une mare de sang. Malgrés nos efforts conjugués nous n'arrivâmes pas à empêcher de nombreuses morts ; je lançais même de plus en plus de soins dans le vide et d'immences fantômes avaient fait leur apparition. Priant Posicillon de me donner la force de tenir encore un peu, je puisa dans mes réserves et dans mes potions de régénération pour continuer la lutte acharnée. Mais bien vite ma vue se brouilla et je sus que j'avais atteint mes limites. Je serra les dents, tenta de continuer de maintenir en vie les combattants qui m'entouraient et pesta intérieurement lorsque mes sorts s'évanouissaient à la moitié de leur invocation, faute de mana. Heureusement la bataille s'arrêta vite. Les fantômes avaient tous disparus. Je souris à Anamaya et me dirigea vers l'auberge la plus proche.

Arrivée à la taverne, je m'écroula sur un siège au comptoir et attendis que mon esprit et ma vue s'éclaircissent de nouveau. Durant tout ce temps, la taverne s'était peu à peu remplie des combattants plus ou moins en bon état. Je déposa une bourse sur le comptoir et fis signe au barman et au cuistot que j'offrais une tournée générale afin de requinquer tout le monde. Rien de mieux qu'un peu de sucre et une bonne bière pour remonter le moral. Nous avions triompher que diantre ! Aprés avoir échanger quelques paroles de si, de la, je rejoignis ma chambre pour un repos bien mérité.

Le lendemain j'appris par la bouche de l'aubergiste qui me montait un plateau repas, qu'on aurait découvert des catacombes sous la ville et que les fantômes viendraient de là et que nous les aurions dérangé pour d'obscures raisons. Je remercia la soeur Gerger et retourna me coucher. Les sous sols pouvaient bien attendre encore un peu car pour l'instant c'était mon matelas qui appelait.

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