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Terre des Éléments

Salaha Luvia

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  1. Pluvia, 107 AC De nombreux ennuis, voilà ce que rapportait la charité. La mage le savait pertinemment. Pourtant, elle se mit en quête de la fameuse sorcière. Une rapide enquête au village ne manqua pas de lui apporter moult renseignements sur la dame en question. Nombreuses légendes courraient à son sujet. A en croire les autochtones, la terrible Hécate Hombe habitait les profondeurs du marais depuis plusieurs siècles, voire quelques millénaires. Certains lui attribuaient même des origines Dilith. Bien entendu elle possédait des pouvoirs incommensurables. Évidemment elle dévorait les enfants pour son petit déjeuner, enfin uniquement ceux qui n'étaient pas sages. Pour le dîner, elle préférait les maris infidèles. Personne ne révéla ce qu'elle avalait pour le déjeuner. En un autre monde, la sorcière aurait fait pâlir quelques légendes urbaines. En celui-ci, il était probable qu'une part de ces histoires soient véridiques. Quoiqu'il en soit, Salaha n'était pas beaucoup avancée. De la demeure de la vieille bique, nul ne connaissait le chemin. « - Pourquoi faut-il toujours que ce soit un marécage nauséabond ? Ne pourrais-je hériter d'une quête sur une plage de sable fin… ou dans une prairie fleurissante ? Non, il faut toujours que cela implique des vêtements crasseux, une odeur méphitique et de l'eau jusqu'aux genoux ! » Tout en maugréant, elle arpentait les profondeurs marécageuses guettant dans la brume épaisse le moindre signe de vie. Pataugeant, trébuchant parfois, elle poursuivit ses recherches des heures durant. Quand elle passa pour la troisième fois devant le même arbre sinistre aux apparences de vieillard hirsute, elle laissa échapper un cri de fureur. « - Maudit marais ! - Vous dîtes ? » Bouche bée, la mage détailla le vieux tronc. Il avait bougé, cela ne faisait aucun doute. Bourdon en main, elle approcha. Ce qu'elle avait pris pour un arbre ressemblant à un vieil homme ridé, s'avéra être… un vieil homme ridé. Elle était passée là par trois fois et l'original n'avait même pas frémis. Toujours immobile, il la dévisageait maintenant l'air renfrogné. Quand elle ne fut plus qu'à un mètre de lui, il ouvrit à nouveau la bouche. « - Il ne faut pas crier comme ça ma petite dame. Vous allez faire fuir les poissons ! - Les poissons… ici ? - Ben oui. Que pensez-vous que je fais avec une canne à pêche ? - Décoration de jardin ? - Dé… quoi ? - Non rien, oubliez ça. Dîtes, vous ne sauriez pas si une vieille dame habite dans le coin ? - Non. Pas de vieille dame. - Vous êtes sûr ? - Certain. Il y avait un petit village ici autrefois. Mais l'eau a monté alors ils sont tous partis. Ils ont rejoint la ville d'IssCaNak. Y a plus que moi… - Dans ce cas je vais… - … et Hécate. - Un instant. Vous avez dit Hécate ? - Oui. C'est le nom de ma petite fille. - Ah. Ce ne peut pas être elle dans ce cas, à moins que… Dîtes, son nom de famille ce ne serait pas Hombe par hasard ? - Oui. Hécate Hombe. C'est une grande magicienne vous savez. Les gens viennent souvent la voir. - Mais ils sont incapables de dire où elle demeure… maudits pécores ! - Vous dîtes ? - Non rien. - Faut parler plus fort. Je ne suis plus tout jeune, vous savez. - J'imagine. Auriez-vous la gentillesse de m'indiquer le chemin jusqu'à la maison de votre… hum… petite fille ? - Qui ça ? - Hécate… - Ah oui. C'est par là. » D'une main ridée il indiqua vaguement une direction. Se doutant qu'elle ne tirerait rien de plus du vieux fou, Salaha le salua et reprit sa route. En écartant deux broussailles, elle découvrit un petit sentier boueux qui serpentait entre les marres puantes. Elle n'espérait guère qu'il la conduise à la sorcière. Le vieillard n'avait plus toute sa tête, c'était évident. Mais cette maigre piste de terre humide était ce qui ressemblait le plus à une route à dix lieues à la ronde. Alors elle la suivit. Les lunes avaient remplacé les soleils quand la mage aperçut enfin une chaumière. Posée sur pilotis, elle trônait, seule, au milieu du marais. Faite de bois et de chaume, elle semblait sans âge. Elle ne paraissait pas ancienne, ni récente, elle était hors du temps. Comme Salaha s'approchait, une étrange impression la gagnait. Quelque chose clochait. Il lui fallut un temps pour comprendre quoi. « - Le silence… » On ne pouvait pas qualifier le marais de bruyant, il n'était pas silencieux pour autant. La faune, la flore, le vent… la nature était tout sauf silencieuse. Pourtant, aux abords de cette chaumière, maître silence régnait sans partage. Ce n'était guère rassurant. Arrivée aux pieds de l'escalier, l'aqueuse leva les yeux. La porte s'ouvrit alors sur une jeune femme au teint mât. Elle ne ressemblait en rien à la description qu'en avait fait les villageois. Pour commencer, elle ne semblait pas avoir plus de trente, peut-être quarante années. Aucune ride ne couvrait son visage. Son regard était sévère, toutefois ses yeux ne sortaient pas de leur orbite. Pour une sorcière, elle n'était, en vérité, pas terrifiante du tout. « - Approche voyageuse. Approche et dis moi ce qu'Hécate Hombe peut faire pour toi. - Et bien. Voilà qui change de la routine. D'habitude les gens demandent plutôt ce que je peux faire pour eux. - Vraiment ? - Ne vous emballez pas surtout. Je préfère encore votre manière que la leur. Et pour répondre à la première question, vous pourriez m'indiquer la tanière des brigands. On gagnerait du temps. » La sorcière la dévisagea sans dire un mot. « - Écoutez. On sait toutes les deux que vous avez ensorcelé le mage de la caravane pour permettre à une bande de brigand de la dépouiller. C'était du beau travail d'ailleurs. Un sortilège très efficace. Mais maintenant vous êtes démasquée. Alors dîtes moi où ils ont caché les marchandises et j'oublie votre implication dans l'affaire. - Sinon ? - Ah oui, j'imagine que ce serait trop simple si vous donniez simplement vos complices pour échapper aux ennuis. C'est le genre de truc qui ne fonctionne que dans les livres, hein ? Dans la réalité il faut toujours que les choses se compliquent. J'imagine que si je vous menace vous allez camper sur vos positions… Et si je ramène la garde, le marais gagnera quelques crapauds, c'est ça ? » L'espace d'un instant, Hécate sembla un peu déboussolée par ce discours dis-cousu. Elle retrouva toutefois très vite son aplomb. « - Hécate Hombe ne cède pas aux menaces. Elle se rit de la garde et joue avec la mort. - Un peu sinistre tout ça. Et vous parlez toujours de vous à la troisième personne ? Non faut pas vous vexer, c'est juste un peu trop théâtral… Bon, écoutez, j'ai pataugé dans ce marais toute la journée et une bonne partie de la nuit. Alors trouvons un arrangement que je puisse rentrer à l'auberge. Disons donnant-donnant. Jusqu'ici ça a plutôt bien fonctionné comme système. Attendez, je vous explique le principe. D'abord je vous rend service, ensuite vous me donnez l'information que je suis venue chercher. Et tout le monde il est content. - Comment... - Réfléchissez avant de dire non. Je suis sûre qu'il y a un truc qui vous ferait plaisir. » La sorcière la scruta un long moment avant de répondre. S'il est une constante en ce monde c'est l'appétence. Tous les êtres ont un besoin, quel qu’il soit. Celui d'Hécate ne s'avéra pas difficile à satisfaire, bien qu'il fut pour le moins repoussant. Elle convoitait un objet, ou plutôt un ingrédient qui appartenait à un autre qu'elle, comme de bien entendu. Elle savait où il se trouvait, il fallait juste le récupérer. C'est cette étape, la récupération, qui posait souci à la mage. Elle allait encore devoir se salir les mains. ***** Deux jours plus tard, Salaha était de retour devant la mystérieuse chaumière. Sa toge couverte de sang en disait long sur ses récentes occupations. La discussion fut brève. Satisfaite, la sorcière ne manqua pas à sa parole. Elle livra l'identité du chef des brigands en échange du morbide ingrédient. C'est avec cet homme que la mage devrait négocier maintenant. Et la tâche s'annonçait autrement plus ardue. Après tout, c'est du célèbre Arsène dont il était question. Arsène Le Pain, brigand parmi les brigands ! ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Uniqua, 109 AC Dans la brume du marécage, elle avançait d'un pas chancelant. Dégoulinante de vase, pieds nus, rachitique, la magicienne n'était plus l'ombre d'elle même. Elle avait arpenté ces marais si longtemps, elle leur appartenait maintenant. Leur odeur imprégnait chaque pore de sa peau. Elle ne se souvenait plus du dernier bain qu'elle avait pris. Elle avait oublié la date de son dernier repas. Elle ignorait depuis combien de temps elle se trouvait là, ou encore la raison qui l'y avait conduite. Elle s'était éloignée, elle s'était perdue. Prise au piège de la vase, la brume à perte de vue, elle désespérait de croiser à nouveau un visage humain. - Arsène… Le nom qui hantait ses rêves se glissa jusqu'à ses lèvres. Était-ce celui d'un ami ou d'un ennemi ? Le cherchait-elle ou le fuyait-elle ? Elle l'avait su sans doute. Au temps où elle pensait encore. Depuis la folie s'était immiscée dans son esprit. Mais comment ne pas devenir fou en pareil endroit ? Depuis quand tournait-elle en rond, incapable de trouver une issue ? D'un pas chancelant, elle avançait dans la brume du marécage.
  2. Ce qui signifie que 4 PI = 1 point pour tout le monde et 6 PI = 1 point pour le mage. Il est où l'avantage ? Sans parler des coûts en fatigue et mana. Et puis, pour la citation de la charte : Chez moi, cela signifie que le mage peut aussi utiliser ses pouvoirs magiques pour autre chose que de simples soins. Je ne vois pas pourquoi il serait question des autres classes dans la description du magicien. La solution la plus simple reste de compter les points soins en fonction des PI dépensés pour soigner. C'est aussi ce qui se rapproche le plus de l'équité entre les classes et les différents niveaux. Après, pour ce qui est de donner un avantage au mage tout en laissant la possibilité de soigner aux autres, je pense qu'il faudrait pour cela revoir à la hausse les coûts en fatigue et mana du soin mineur.
  3. Il ne faut pas non plus oublier que les mages ont des soins en remplacement des boosts offensifs que possèdent les autres classes, ce qui signifie : - un mage aura potentiellement un moins bon dps (puisque les trois autres classes peuvent booster leur caracs offensives pendant 5 mins, ce qui n'est pas rien) - un mage sera handicapé dans l'Arena, puisque les boosts offensifs y sont autorisés, les soins non Je rajouterais aussi qu'en 1 vs 1 les soins sont rapidement inutilisables, puisque l'UD empêche de se soigner soi-même. Alors il paraîtrait logique que les soins du mage lui donnent au moins un avantage pour le classement soigneur des joutes... ça me semble un minimum. Or actuellement c'est un inconvénient, puisqu'on fait 3 fois moins de points avec les soins du mage qu'avec le soin mineur. Pour moi, la proposition la plus raisonnable est celle-ci : - Attribuer 1 point de soin pour 4 soins effectués par un guerrier, rôdeur ou nécromant et 2 points de soin pour 4 soins effectués par un mage D'autant que les soins du mage coûtent 2 PI/PC, contre 1 pour le soin mineur. Cela rétablirait au moins cet équilibre.
  4. Merci Malicius pour les réponses. Le souci c'est surtout que le soin mineur est plus avantageux que les autres pour le classement. Là où un magicien va utiliser un soin medium pour soigner efficacement, une autre classe va spammer 4 soins mineurs pour le même résultat en terme de pv et fatigue (mais 1 pts classement contre 0 pour le mage), par exemple. A la limite, à plus haut niveau, les autres soins ont l'avantages de la distance, mais le souci classement reste le même. Un classement en terme de pv rendus me semblerait bien plus réaliste. Enfin, maintenant que je connais le secret, je vais aussi spammer mon soin mineur. Mais, pas sûre que mes co-équipiers soient contents.
  5. Ce serait bien d'avoir une explication des différents classements. Bon meurtre, je comprends bien mais qu'est-ce qui est considéré comme soin et comme soutien ? Malgré plusieurs soins medium et quelques centaines de pv rendus à mes coéquipiers, je n'ai pas marqué le moindre point en classement soin. J'ai l'impression que le classement soutien concerne lui les effets lancés, mais ce n'est pas très clair non plus. Comme la victoire peut se jouer sur ces points-là (en cas d'égalité du nombre de meurtre), ce serait intéressant de savoir d'où ils viennent. J'ai aussi eu de nombreux soucis de lags, voire d'écran figé (même un écran blanc à un moment donné), et d'obstacles invisibles qui provoquent 1,5 sec d'immobilisation, sans raison puisque la case redevient accessible une fois l'immobilisation passée (comme l'a déjà signalé Malicius dans le premier message).
  6. Bonjour, Il semble y avoir un bug dans la détermination du karma d'une faction. Je pensais au départ qu'il fallait du temps pour que cela s'actualise mais 10 jours après sa création Akasha a toujours un karma neutre alors que ses membres sont tous juste-harmonique. D'autres factions ont peut-être également un karma inadéquat, je n'ai pas vérifié. Rien de bien important mais un bug tout de même.
  7. Idem pour une attaque sur bâtiment de faction.
  8. Le monde avait changé. Oubliant l'Unique et les Quatre, les âmes égarées se tournaient vers des cultes sombres et sans fondement. Des sectes avaient vu le jour, et, en ces heures troublées, le nombre de leurs adeptes allait croissant. Leurs prêcheurs s'affichaient sur la place publique, pervertissant les crédules badauds. Ces croyances impures se répandaient telle la gangrène entraînant dans leur sillage le chaos et la destruction. Melrath Zorac était devenue la capitale du crime, le passage de la mine un coupe-gorge aux mains de gredins sans foi ni loi. Les rues de la ville n'étaient plus sûres, même en plein jour, et les routes commerciales encore moins. Cachés dans l'ombre, les brigands guettaient les voyageurs malavisés, ne laissant derrière eux qu'une marre sanglante. En ce sinistre paysage, les défenseurs de l'ordre et de la justice demeuraient figés en leur gloire passée, bridés par des règles chevaleresques qui n'avaient plus cours en ces jours sombres. Les guerriers de jadis s'étaient endormis, laissant place à d'inoffensives brebis. Ces pacifistes somnolents ne savaient qu'encaisser les coups et tendre l'autre joue. Pis encore, les Régentes, élues pour protéger la capitale, étaient plongées en une profonde léthargie, incapables d'assumer leurs responsabilités. Melrath Zorac était livrée à l'anarchie. Les soldats, dépourvus de guide, s'attaquaient même à la population. Les tourments du monde appelaient une solution radicale. De l'Alliance et du Souffle s'élevèrent alors des combattants prêts à traquer le mal sans restrictions aucunes. Se libérant du carcan de l'histoire et des règles de noblesse, ils prirent les armes pour endiguer le fléau grandissant des impies. Fidèles à l'Unique, ils s'unirent sous le blason de son essence : Akasha. Dans la noirceur du monde, leurs voix retentirent : "Ni pitié, ni merci ! Tuons les tous, l'Unique reconnaîtra les siens !"
  9. Bonjour, Je souhaite pour ma part être retirée de la liste. Merci
  10. Après une nuit mouvementée, Cette potion dégageait vraiment une odeur écœurante. Elle avait embaumé la chambre, empêchant la magicienne de dormir. En outre, Germaine avait exigé cinq pièces en réparation du dommage causé. Les clients se plaignaient, Salaha ne pouvait leur en vouloir. Heureusement, elle n'aurait pas à avaler le breuvage. « Sinon tu l'aurais sans doute fait. », soufflait la petite voix dans sa tête. Elle se rendit à l'orée des bois du Sud, y chercha un bout de bois de taille convenable, puis le trempa dans la mixture. Lorsqu'elle le posa sur le sol, l'objet se mit à tourner telle une boussole. Il s'arrêta au bout de quelques secondes, indiquant l'est. « - Espérons que cela fonctionne. » Elle le saurait sans doute bien assez tôt. Elle suivit la direction sur une cinquantaine de pas, puis reposa son guide au sol. Elle répéta l'opération à plusieurs reprise jusqu'à parvenir dans une clairière. Là se trouvait un étrange hamac. « - Suis-je à ce point fatiguée ? » Le livre spécifiait : « pensez à l'objet de votre désir et le guide enchanté vous y conduira ». Visiblement, l'arc passait après son envie de dormir. A moins qu'elle n'aie raté la potion, ou que le sortilège soit inopérant. Il pouvait y avoir bon nombre d'explications. La présence d'un hamac dans cette partie de la forêt demeurait également un mystère. Quel genre de créature pouvait se reposer là ? Pour l'heure il n'y avait personne. Elle hésita à profiter de cette chance. Toutefois, sa méfiance la rappela à la raison. Il pouvait s'agir d'un piège, de l'enchantement d'un quelconque démon guettant sa proie. Elle préféra reprendre sa route. Son guide de bois la conduisit ensuite vers un fourré. Elle était passée à côté à de nombreuses reprises. L'arc ne pouvait pas être là. Elle n'aurait pas dû se fier à un sortilège de Moricus. Ce magicien de foire n'était guère réputé que pour ses feux d'artifice. A moins ce que... En écartant les broussailles, elle aperçut une lueur. Quelque chose brillait sous terre. Elle sortit sa dernière pelle encore en état et creusa autour. Peu à peu, elle dégagea un objet courbé. Fait d'or et de corne, l'arc de Perroquet Gorn se dessina peu à peu sous ses yeux ébahis. « - Une pure merveille... » Et dire qu'elle devait le remettre à cet arnaqueur. Un marché était un marché, mais cet arc valait sans doute plus qu'un attelage volé. Devait-on être honnête avec un voleur ? La route jusqu'au marais était longue, elle avait encore le temps d'y penser. Comme elle approchait du village, sa décision n'était toujours pas fixée. L'honnête magicienne qu'elle était devait sans nul doute tenir sa parole et honorer le marché conclu. Pourtant, il y avait cette petite voix en son esprit qui hurlait le contraire. Elle l'avait déjà entendu par le passé. C'était sans doute elle qui lui avait soufflé de vider le coffre du banquier ou encore de s'associer à ces jeunes malfaiteurs, elle aussi, qui lui avait donné cette idée saugrenue de s'infiltrer sur Terra, défiant l'autorité des Dieux. Elle se manifestait parfois, un peu comme une conscience, ou plutôt son opposé. Ces derniers temps, elle semblait plus présente, et, une fois encore, elle devait avoir le dernier mot. « S'emparer d'un bien volé par quelque subterfuge ne peut sans doute pas être considérée comme une arnaque. En outre, duper un voleur ne doit pas être un crime... plutôt une bonne farce... » Elle pensait à haute voix tout en entrant dans le village. Si elle voulait conserver l'arc, il lui fallait une imitation, pour sûr. La rumeur courrait qu'Argor hébergeait en sa demeure un faussaire. Bien que la raison de la présence d'un tel personnage en ce lieu n'est pas filtrée, il s'agissait sûrement d'une nouvelle affaire d'alliance. La magicienne espéra que l'homme s'y connaissait aussi en armes, et que ses services n'étaient pas aussi coûteux qu'on le disait. Si son premier espoir fut contenté, le second lui resta en travers de la gorge avec la note de frais. « Ce maudit caravanier commence à me revenir cher ! », maugréait-elle en rangeant sa bourse vide. Sa collection agrandie d'un arc légendaire, elle se dirigea enfin vers l'auberge. Le prétendu vendeur de chevaux l'y attendait, comme convenu. « - Alors, on a changé d'avis ? - Pas vraiment, j'ai votre arc. Alors concluons cette affaire que je puisse retourner à des occupations plus lucratives. - Pressée, hein ? Je ne sais si cet arc vaut vraiment un attelage en définitive. - Votre vie vaut, elle, sans doute moins à mes yeux. Mais vous, à combien l'estimez-vous ? - Faites voir cet arc. Si c'est le bon, notre affaire est conclue. » S'en suivit une longue discussion sur l'authenticité de l'arme. L'avis d'un expert fut nécessaire pour trancher en cette affaire. Fort heureusement la demeure d'Argor n'était pas loin. Le faussaire, en homme d'expériences, mit fin à l'hésitation du marchand. Le voleur arnaqué s'en repartit avec la copie de l'arc et la magicienne put enfin rapporter l'attelage au caravanier. Loin de la mine ravie et de la pluie de remerciements attendus, ce dernier n'offrit qu'un visage dépité à l'arrivée de la magicienne. Elle remis l'attelage au conducteur du chariot avant de réclamer sa récompense. « - Voilà. Votre chariot est en état, les chevaux sont attelés, votre passager est à nouveau sain d'esprit, si tant est qu'il l'ait été un jour du moins. Je pense avoir apporté plus que ma pierre à votre édifice. Aussi, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, je vais maintenant... - Oui, vous avez été d'une aide très précieuse. Je ne saurais vous exprimer ma gratitude. Prenez ces quelques pierres précieuses en gage de ma reconnaissance. - Merci, c'est fort aimable de votre part. Comme je le disais, je vais... - Toutefois, il reste un problème de taille, que nul autre ne saurait résoudre mieux que vous. Nos marchandises ont été dérobées par une bande de voleurs, comme vous le savez déjà. Notre ami mage a fini par découvrir ce qui lui avait fait perdre la tête, ou plutôt celle. Il pense qu'une sorcière vivant au sud-ouest de ces marécages lui a jeté un sort. - Voilà qui est fort intéressant. J'ignorais qu'une sorcière vivait là. Il est bon de connaître une telle information. Maintenant, vous m'excuserez mais... - Si cette sorcière a envoûté notre mage, elle devait avoir une raison. Elle était sûrement la complice de la bande de voleurs qui nous ont dépouillés de nos biens. Une magicienne telle que vous n'aurait sans doute pas de mal à faire parler cette femme. Si je ne remets pas la main sur ces marchandises, c'est la ruine assurée. » Voilà, c'était reparti pour un tour. Il allait lui faire son regard de chien battu, insister, supplier peut-être, et elle finirait par accepter. Elle pataugerait dans le marais jusqu'à la cache supposée de la sorcière. Tout ça pour un « merci » et la reconnaissance d'un caravanier. Sans oublier le « bon » karma. Dans sa tête, la petite voix riait sous cape. « Quelle âme charitable fais-tu. Mais dis-moi, la charité, ça rapporte ? ».
  11. Etant également fâchée avec les probabilités, j'approuve la proposition. L'une ou l'autre des options serait déjà un plus non négligeable ! Surtout que parfois l'échange n'est pas possible. Quand on voit que sur une faction entière on rassemble les esprits de trois couleurs par dizaine sans jamais trouver la quatrième... on finit par désespérer.
  12. Simples questions : quand et où a-t-il été dit que la criaillerie générale était purement RP ? Je suis visiblement passée à côté de cette information, et je ne pense pas être la seule. Pour la proposition de Sayanel, sans parler de supprimer l'un des canaux actuels, pouvoir partager la criaillerie avec une faction alliée ou encore étendre les groupes en dehors de la salle de combat serait vraiment un plus ! Cela éviterait de devoir toujours revenir aux moyens de communications extérieurs.
  13. Juste un petit commentaire pour répondre au HRP d'Elessar Dîn sur le sujet précédemment cité par Tranduil. Si on se réfère à la Bibliothèque et aux différents récits disponibles, la guerre entre éléments dure depuis 106 ans, puisque nous sommes en l'an 106 après le Cataclysme qui marqua son début. Mais peut-on encore réellement parler de guerre entre les éléments ? Si on fait référence à une guerre karmique, opposant les fidèles de Niue à ceux de Quen, son origine serait plutôt à placer au début de l'affrontement entre les différentes factions se réclamant d'un camp ou de l'autre... ou peut-être au retour de Rebom et à l'invasion des Orcs. Quoiqu'il en soit, à l'échelle des hommes, la "guerre karmique" ne dure que depuis une poignée d'années si on en croit les récits. Tout le reste n'est que mythologie. Comme nul n'est forcé de croire en l'existence des 7 dieux (ou à la limite en l'un d'entre eux vu l'élément imposé), d'aucuns peuvent considérer que la paix règne ici bas et que ce que d'autres nomment "guerre" ne sont en réalité que quelques escarmouches opposant des fanatiques. Je ne parle pas ici de mon propre Rp, mais simplement de la liberté de chacun dans un contexte qui est loin d'être aussi contraignant et figé que vous l'affirmez.
  14. Toujours d'actualité. Je recherche aussi 15 argent, en plus des 12 opales.
  15. Bonsoir, Tout d'abord, je présente mes excuses aux participants pour le temps qu'auront duré les délibérations. Il faut dire que les fêtes sont passées par là. Ensuite je remercie les membres du jury (Calyso, Selene et Malicius) d'avoir bien voulu départager les concurrents, chose qui n'est jamais facile. Mes remerciements aussi aux participants dont les noms seront bientôt affichés à côté de leurs textes. Enfin, voilà le nom du vainqueur : Suyvel Ayflesh avec le texte n°5, qui remporte donc le serre-tête de momie et 7 000 po. Si les participants veulent connaître le classement complet, me contacter par MP. Mes félicitations à tous les participants, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire chacun de vos récits.
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