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Terre des Éléments
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Guix

Ruse et tromperie

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Conversation à la Guilde des chasseurs

 

Le Bestiairologue: Splendide, Dame Liana ! Ces peaux vont me permettre de posséder suffisamment de matière première pour commencer l'édition de mon second Tome. Je ne vous remercierais vous et votre supérieure pour ce don magnifique envers notre communauté !

Liana: C'est tout naturel. Votre Guilde à su donner un renouveau à Melrath Zorac après sa reconstruction. Il est tout à fait normal d'user chacun de notre propre ressource pour faire vivre la communauté.

Le Bestiairologue: Et c'est tout à votre honneur. Je vais par contre devoir vous laisser, une tâche urgente nous occupe en ce moment et avec une bonne partie de nos chasseurs sur le terrain, toute l'aide disponible de ceux étant restés ici est fortement apprécié !

Liana: J'ai cru comprendre que c'était pour bientôt. Vous avez hâte de le revoir ?

Le Bestiairologue: Tout le monde à hâte de le revoir, Geralt le premier. Tout son temps et son énergie sont consacrés à cela.

Liana: Dans ce cas, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. J'ai moi-même énormément de travail ces temps ci, vous n'imaginez même pas.

Le Bestiairologue: Allez-y dans ce cas. J'espère vous revoir très bientôt !

Liana: Moi de même ... Moi de même ...

* Elle sortait des quartiers de la Guilde, réfléchissant à ce qu'elle venait d'apprendre *

Il va falloir redoubler de vigilance pour éviter d'attirer leur attention ...

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Quelque part à IssKaNak

 

L: Notre stratagème a été un succès retentissant. Le Barde a fait un travail remarquable.

E: Il faut reconnaître que tous sont effectivement tombés dans le panneau. Le subterfuge est total et leur esprits sont désormais influencés par ta magie.

I: C'est presque parfait oui, L ... Seulement, j'insiste encore sur les conséquences dont je t'avais mis en garde. N'as-tu pas peur de l'avantage inconscient que tu leur a donné en les harmonisant à ta magie ?

L: C'était un sacrifice nécessaire. La Guilde a failli capturer le recruteur pendant qu'il chassait. Il faut malheureusement dire que son extravagance n'est pas seulement un avantage ... Il pourra désormais se déplacer plus librement, et s'est déjà rendu à notre prochain point d'extraction.

I: Tu es en vraiment certaine ?

L: Tu remets en doute mes plans ?

I: Non, mais ta magie est exposé et ...

* L fait un geste de la main pour inciter I à se taire *

L: Il suffit. De toute façon, personne sur ces terres ne sera en mesure un jour de trouver ma ...

I: ... ... ...

L: Quelque chose d'autre te tracasse ?

I: ... J'ai ce sentiment, depuis quelque jour, que quelqu'un à trouvé la mienne.

N: C'est tout bonnement impossible, I ! Je l'ai caché la même ou aucun de ses foutus Académiciens serait capable de la retrouver. Tu mens !

I: Non, c'est ... comme si on tentait de pénétrer mon âme, sans pour autant y parvenir. C'est une sensation tout aussi étrange que L nous l'a expliqué lorsque nous les avons crées ...

L: Si elle le pressent, c'est probablement que c'est le cas. Cela devait bien arriver un jour ou l'autre de toute manière. Je comprends donc tes inquiétudes récentes. Mais le pouvoir attire les faibles, depuis la nuit des temps. C'est dans l'ordre des choses, cela devait donc arriver quoi qu'il arrive. Je vais tenter d'en apprendre plus.

N: ...

L: Personne ne te blâme, N. Soyons simplement plus prudent en ce qui concerne les nôtres. Les trouver,  c'est une chose qui peut malheureusement arriver. S'en approprier leurs essences en est une autre. Même avec celle de I entre de mauvaises mains, elle conserve encore tout ses secrets pour le moment.

E: Fais-lui confiance, N.

N: Si tu le dis ...

E: Tout s'est très bien passé sur le moment, et il n'y a aucune raison que cela change. Geralt s'est retranché dans le bastion de la Guilde à préparer je-ne-sais-quoi, et il était potentiellement le seul à pouvoir comprendre l'étendu de notre projet. Maintenant qu'il semble hors-circuit, berner tout les autres sera un jeu d'enfant.

I: J'espère sincèrement que vous avez raison.

L: L'avenir sera radieux pour nous, j'en suis totalement certaine !

Edited by Guix

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Quelque part près du camp des nomades. Un groupe de brigand.

 

Brigand: ... Et là, j'l'ai chopé dans le dos tu vois, et je l'ai égorgée direct. Il y avait du sang partout, et sa petite fillette n'arrêtait pas de hurler. Alors t'vois j'lui ai mis un petit coup de latte dans la tête, qu'elle ferme un peu sa grande gueule et v'la qu'elle chiale comme pas permis, alors j'me suis senti obligé de ... .... Ooooooh c'pas possible.

Chef Brigand: Qu'est c'que t'as ? on croirait qu't'as vu une saloperie de fantôme.

Brigand: N...N...Nahdril ...

Chef Brigand: Paaardon ? * Se retourne *

Nahdril: ...

Chef Brigand: Nom de ... Qu'est c'que tu fous là, morveux ?

Nahdril: Une petite visite à de vieux amis. Et un service à demander.

Chef Brigand: Tu rigoles j'espère ? R'venir à nous après tant d'années et d'mander un service comme ça ? Ta trainée de sorcière aux cheveux bleus ne t'satisfait donc plus ? * Il cracha par terre de dégout *

Nahdril: Hum, toujours aussi aimable, le vioque. Non, je voulais...

Chef Brigand: Ferme-là, ne m'appelle pas comme ça ! Et écoute moi bien, petit merdeux. * Le ton de sa voix se fit plus sérieux * Tu vas dégager le plus rapidement possible d'ici et ne plus jamais revenir. Tu t'es barré il y a bien trop longtemps pour aller faire je-ne-sais-quoi avec cette catin pour avoir le moindre droit ici. Alors si tu sors encore le moindre mot je te balance ma hache en pleine figure !!

Nahdril: ... Je disais donc que je voulais que vous at...

Le chef des Brigands abattit sa lourde hache sur le rocher proche de lui et le transforma en graviers, ce qui ne manqua pas d'apeurer les hommes qu'il commandait.

Chef Brigand: Tu t'fous de ma gueule c'est ça ? J't'ai dis que t'avais aucun droit ici !!

Nahdril: Ne soulève donc pas tant de poussières, tu vas faire peur aux serpents du coin.

Chef Brigand: Rhaaaaaaaaaaaaaaa ! Ca suffit !! * Il brandit sa hache en direction de Nahdril * Tous dessus les gars !!! Butez moi cet enfoiré et faites le taire une bonne fois pour toutes !!! Yaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!!!!

 

Nahdril soupirait. Mais au fond de lui, il s'attendait à cette situation.
Alors que tous les brigands commençaient à l'encercler, le chef brigand haut sa lourde hache et se rua sur lui.

D'un seul mot prononcé, Nahdril laissa déferler son potentiel magique et fonça sur le chef. Son regard était comme deux flammes ardentes, n'attendait que d'exploser pour dévoiler tout leur potentiel. A quelques mètres l'un de l'autre, il attrapa un caillou de sa poche et prononça une autre formule. L'effet fut immédiat et provoqua un regard d'incompréhension totale du chef des brigands. L'arme qu'il tenait il y a un instant avait été remplacé par un caillou, tandis que Nahdril portait à présent sa hache. Hache qui décapita proprement le chef des brigands dont l'expression de stupeur était encore visible sur son visage alors que la tête retombait lourdement sur le sable du désert. Tous les autres sous-fifres s'arrêtèrent instantanément sans comprendre ce qu'il venait de se passer. L'afflux de puissance parcourait tout le corps de Nahdril, à tel point qu'il pouvait porter avec aisance cette hache qui faisait presque sa taille. Il semblait doté d'une aura qui le rendait puissant. Puissant et terriblement dangereux.
Nahdril récita le même mot qu'au début du combat. Son pouvoir disparut aussi vite qu'il était apparu, et d'un coup la hache lui semblait terriblement plus lourde. Il la déposa sur le sable et regardait à présent tous les brigands.

 

Nahdril: Comme je le mentionnais, j'aurais besoin de vos services ...

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Quelques heures après

 

Nouveau Chef des brigands: Tu es sérieux, Nahdril ?

Nahdril: Absolument, Keitar. En vertu du peu de règles qui unissent votre groupe, je suis censé prendre sa tête après avoir tué le vioque. Mais je ne compte pas rester parmi vous et je préfère donc que ce soit toi.

Keitar: C'est gentil, je suppose... Mais est-ce que tu te rends compte que personne ne voudra être mêlé à cette entreprise voué potentiellement à la mort de chacun d'entre nous, voir pire encore ?

Nahdril: J'ai un moyen de les convaincre * Il sortit une énorme bourse et la lança aux pieds de Keitar *

Keitar: ...

Nahdril: Quoi ?

Keitar: ... Qu'est-ce qui m'empêche d'empocher tout ce pognon sans en parler aux autres et de m'enfuir loin d'ici ?

Nahdril: Ceci. * Il sortit deux autres énormes bourses remplis de piécettes d'or * Imagine que j'en possède encore d'autres de cette taille là.

Keitar: Quoi ? Tu ... ... Merde ... ... Laisse moi venir avec toi. Met quelqu'un d'autre à la tête du groupe et emmène moi avec toi. Je ne sais pas quand quel coup tu t'es lancé lorsque tu es parti il y a de ça plusieurs années, mais si cela rapporte autant d'argent, je veux en être. Tu sais que je ferais n'importe quoi pour cela.

Nahdril: Dans ce cas, laisse moi te dire ceci: Si vous faîtes ce que je vous dis, je m'arrange pour t'introduire dans mes plans.

Keitar: Merci N...

Nahdril: MAIS, il va falloir faire exactement ce que je vous ais dis. Pas plus, pas moins.Est-ce que tu comprends bien ce que je te dis ?

Keitar: Parfaitement.

Nahdril: Dans ce cas, commence à briefer tes hommes et partez à la recherche d'autres brigands pour augmenter le potentiel du groupe. Sers-toi de cet argent pour les attirer. Et attendez mon accord pour commencez à sévir. Et je t'en supplie ...

Keitar: Oui ?

Nahdril: Retire moi ce sourire béat de ton visage. Si tu veux gagner mes faveurs, mérites-les. Maintenant, au travail

Edited by Guix

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Plusieurs jours après. Refuge secret d'IssKaNak

 

L: ... C'est tout pour aujourd'hui.

N: Cette sensation de pouvoir qui croît petit à petit est toujours aussi agréable !

I: C'est assez vrai, cela en devient de plus en plus grisant.

E: Tu sembles bien joyeux depuis peu en tout cas, N. Cela fiat plaisir à voir.

N: Il faut savoir profiter du quotidien ! Mais trêve de plaisanteries, je vais partir ravitailler en nourriture notre planque, nous commençons à manquer de vivres.

L: Nous te laissons t'en occuper, va ... * N s'en va * ... Vous ne le trouvez pas bizarre, ces derniers temps.

I: il semble plus détendu et souriant qu'auparavant ... Est-ce une si mauvaise chose ?

L: Je ne sais pas, cela me perturbe ... De plus, j'ai un mauvais pressentiment persistant dans mon esprit depuis quelques jours. Les habitants de Melrath semblent inquiets. Les brigands n'ont jamais étés aussi assidus. C'est surprenant ...

E: Bah ! Rien de très problématique pour nous en tout cas !

L: Peut-être, peut-être ... Je me fais surement du souci pour rien.

I: Ce doit être cela, oui. Tu devrais te reposer un peu

L: Une bonne nuit de sommeil me ferait le plus grand bien, en effet ... Mais je dois retourner à Melrath. Je vous envoie une missive si j'ai du nouveau.

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Brigand 1: [...] tu en es sur ?

Brigand 2: Mais oui ! Hier, une connaissance est parti raider avec Keitar. Ils sont revenus avec des dizaines de milliers de pièces d'or !

Brigand 1: Pas possible ! Tu te fous de ma gueule c'est ça ?

Brigand 2: Même pas ! Et Keitar n'arrêtait pas de nous bourrer le crâne avec ça " Regardez ce que nous pouvons rapiner si nous travaillons tous main dans la main. Les habitants de Melrath Zorac n'ont jamais été aussi riches, et il ne tient qu'à nous de les apaiser de leur surplus d'argent ! "

Brigand 1: Ça expliquerait pourquoi nous recrutons énormément de monde ses derniers temps. Ils sont tous attirés par le pognon ...

Brigand 2: Et alors ??? T'as vu ce qu'a ramené Keitar et les autres ? Tomber sur une cible comme celle qu'ils ont trouvés, et à nous la vie de nos rêves jusqu'à la fin de celle-ci. Ça ne te donnerait pas envie, à toi aussi ?

Brigand 1: Ouais, tu dois surement avoir raison. Espérons seulement tomber sur des cibles faciles plutôt qu'un membre de la garnison de Melrath Zorac.

Brigand 2: Ce n’est pas en restant le cul cloué sur le sol que l'on pourra vérifier ça. Allons chercher des pigeons à plumer ...

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[HRP] Les brigands présentés ici ne sont pas les mêmes que ceux du RP du dessus. S'ils ne sont pas nommés pour pouvoir mieux les différencier, c'est simplement que leur nom n'a pas réellement d'importance dans l'histoire[/HRP]


Brigand 1: Tu penses qu'ils m'iraient ?

Brigand 2: Arrête tes conneries ! Tu vas réellement me dire que tu as envies de porter ces vêtements ??

Brigand 3: Ben, dans l'absolu, c'est toujours mieux que ce qu'il porte hein, mwahahahahaha !!

Brigand 1: Ah ah, très drôle. Tu peux parler toi ...

Brigand 2: Dans tout les cas, ce n'est pas conforme aux instructions que nous a donné Keitar.

Brigand 1: Mouais ... Je trouve que Keitar à bien changé depuis que le vioque est mort par l'autre, là ...

Brigand 3: Si par changé, tu veux dire que nous n'avons jamais gagné autant d'argent qu'avec lui sous nos ordres, je trouve presque dommage qu'il n'ait pas changé plus tôt !!

Brigand 1: Il n'empêche que ses instructions sont un peu bizarres. je veux dire, nous forcer à nous balader avec ses fringues avec nous ...

Brigand 2: Je me baladerais même à poil si je pouvais gagner autant d'argent !! S'ils est superstitieux ou un truc du genre et qu'on a seulement besoin de garder ces trucs avec nous, ça ne me pose pas de souci.

Brigand 1: ... Je suppose que tu as raison ...

Brigand 3: En attendant les gars, ce n'est pas en taillant le bout de gras avec vous que je vais pouvoir m'en mettre plein les poches ! Je retourne sur le terrain.

Brigand 2: Bonne chance. J'ai assez donné pour aujourd'hui. La garde de Melrath Zorac commence à s'agiter au camp des nomades à cause de nos récentes rapines. Essaye de les éviter si tu veux rester en vie.

Brigand 3: Tu t'inquiètes donc tant pour moi ? Mwahahahahahahaha !!

Brigand 2: Non, mais si tu venais à mourir, je préfère récolter moi-même le fruit de tes rapines sur ton cadavre ...

Brigand 3 fais un doigt d'honneur avant de s'en aller

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Brigand 1: Tu as entendu les rumeurs ?

Brigand 2: Ouais ... Un des gardes en faction au niveau du camp des nomades s'est aventuré beaucoup plus loin que prévu, bien plus loin que les sentiers traversés habituellement. Il est tombé sur un groupe des nôtres en train de piller les affaires d'un pauvre fermier. Même pas de quoi se payer des pintes avec ce qu'ils ont récoltés. Le bougre à tenté de les raisonner, et maintenant sa gorge a été éventré ...

Brigand 1: Cela ne risque pas de poser problème ?

Brigand 2: Des problèmes ? Hahahahaha ! Une bonne majorité d'entre nous, ainsi que les nombreux nouveaux venus haïssent la Garde de Melrath Zorac. S'ils se baladaient avec leur bourse sur eux, nous serions tous déjà tombés sur la Garde en faction aux nomades depuis belle lurette.

Brigand 1: Ce n'est pas ce que je voulais dire ... Tu n'as pas peur de représailles de la part de la Garde ? Qu'ils envoient encore plus de soldats pour ... réguler la zone plus radicalement ?

Brigand 2: Ce serait problématique, oui ... Keitar n'a pas du tout aimé ça d'ailleurs.

Brigand 1: Avec tout les efforts de sa part pour tenter de nous faire travailler ensemble ...Mais j'ai entendu dire qu'il avait vite changer d'avis finalement.

Brigand 2: Comment ça ?

Brigand 1:il a, selon ses propres propos, " fait accélérer les choses " ...

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Officier de Melrath Zorac: ... Voilà toute l'histoire.

Maire de Melrath Zorac: J'en prends bien compte, officier. Sachez que vos paroles ont touchés. Je ferais le nécessaire pour prévenir les habitants de la ville. Vous pouvez disposez vous et vos hommes.


Quelques instants plus tard, sur le chemin de la caserne


Soldat de Melrath Zorac: ... Officier ?

Officier: Est-ce pour me parler de mon rapport remis au Maire ?

Soldat: ... Oui.

Officier: Alors ne dites plus un mot.

Soldat: Mais pourquoi ? Pourquoi avoir menti sur les circonstances de la mort de ce soldat. Tout le monde se pose la question ...

Officier: Vous voulez savoir la vérité ?

Le groupe de soldat acquiesça la tête timidement

Officier: Très bien ... Soldat, décrivez moi vos journées.

Soldat: Pardon ?

Officier: Qu'est-ce que vous foutez de vos journées dans le désert depuis la résolution de l'enquête sur Van Pelt et du Lieutenant Tywael ?

Soldat: Je ... Euh ... ... Mes tours de garde, tout ça ...

Officier: Voilà. Rien du tout. Tous coincés dans ce foutu trou à rat sans rien avoir à faire de nos journées, et loin de nos familles. Je devais mentir, pour notre bien à tous.

Soldat: Et vous comptez donc abandonner le camp de ces nomades aux brigands ?

Officier: Tant que je peux rentrer chez moi voir ma famille tout les soirs, oui.

Soldat: ...

Officier: Maintenant, silence. On rentre à la caserne. Vous me remercierez plus tard.

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Quelques minutes après

 

Officier: Mais qu'est-ce que ... Restez ici soldat !

Soldats: * A l'unisson * A vos ordres !!

Officier: Qu'est ce que vous foutez ici ?

Nahdril: N'aie crainte, tout va bien.

Officier: Tout va bien ??? Dans ce cas, que faites-vous ici ?? Pire encore, devant le nez de mes soldats ?

Nahdril: * Claque des doigts * Tes soldats ne sont plus un problème maintenant.

Officer: * Se retourne * Qu'est ce que vous avez fait ?

Nahdril: Rien, ils sont simplement charmés. Nous pouvons discuter tranquillement maintenant. As-tu fais comme Keitar te l'avait demander ?

Officier: Oui ... Mais malgré les bonnes paroles du Maire, j'ai bien peur que cela ne se passe pas comme prévu ...

Nahdril: Non, au contraire, tout ce passe comme prévu. Elle n'est pas idiote et a besoin de plus que cela pour réagir.

Officier: Mais ... Ai-je malgré tout bien rempli ma part du contrat ?

Nahdril: Ne t'inquiètes pas. Ton argent a été remis à ta famille comme convenu, ils le trouveront le lendemain. Les pauvres, je pourrais presque entendre leur pleurs jusqu'ici. Surtout ta femme, je crois qu'elle ne s'en remettra jamais ...

Officier: Mais que voulez-vous dire ?

Nahdril: * Sort une dague de sa poche * Non, elle ne s'en remettra jamais ...



Quelques instants après, un claquement de doigt résonnant dans un silence glaciale


Soldat: Hein, mais que ... A L'AIDE ! UN OFFICIER A TERRE !

Edited by Guix

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Les coups de tambour résonnaient dans tout Melrath Zorac.
Cela faisait un moment qu'ils n'avaient pas été entendus. Mme Le Maire avait une annonce à faire a son peuple. Avec elle, quelques soldats de la garde de Melrath Zorac, et ce qui semblait être un scribe, prêt à retranscrire les prochaines paroles de Mme Le Maire.




Melrathienne, Melrathien ! Mes chers compatriotes !

Aujourd'hui, je m'adresse à vous, car c'est un moment important de la vie dans notre cher cité. Je ne vais pas y aller par quatre chemins.
Brigand. Cela va sans dire que beaucoup d'entre vous ont remarqués dernièrement l'augmentation de leur activité douteuse. Pillant, humiliant, réduisant les efforts de fiers travailleurs à l'état de néant. beaucoup d'entre vous ont exprimés leur angoisse, leur peur. La peur de tomber sur de malhonnête gens qui ne pensent qu'à vous soutirer ce pour quoi vous avez tant travaillés.
Aujourd'hui, tout cela est terminé. Melrathienne, Melrathien. Il y a quelques jours, deux membres de la Garde de Melrath Zorac sont morts sous les attaques des brigands. Il est temps d'affirmer haut et fort que " Cela suffit ! ". Des mesures sont en train d'être prise, pour assurer la sécurité de tous. Des troupes déployés à l'ouest, près d'un camp de nomades, victime il y a quelques mois de cela du meurtre de leur Lieutenant et toujours en place depuis, vont être rapatriés en quasi-totalité pour assurer la sécurité de notre Cité. Car la sécurité est ce qu'il y a de plus important pour nous tous. A partir de là, du moment ou la Cité sera en sécurité, des mesures seront prises afin d'éradiquer de manière définitive les nuisances apportés par ses hommes et femmes dépourvus de toute valeurs humaines. J'en fais le serment devant vous aujourd'hui.

Ainsi, je vous invite, peuple de Melrath Zorac, à faire preuve de courage pour les événements à venir. Nous pouvons tous jouer un rôle dans la pérennité de Melrath Zorac. C'est pourquoi j'invite solennellement toute personne détentrice d'informations qui pourraient avoir un lien avec ses brigands à nous les faire parvenir. De là, nous pourrons prendre, ou non, les mesures adéquates à la situation.

La liberté vaincra !!!!



En vous remerciant tous de m'avoir écoutée, Mme le Maire.

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Mme le Maire: J'écoute votre rapport

Espion: Nos soupçons se sont confirmés. Premièrement, comme nous l'imaginions dès le début, les brigands sont majoritairement actifs sur les territoires des nomades à l'Ouest de Melrath Zorac, des ruines de Til Lunis jusqu'à l'oasis au sud.

Mme le Maire: Continuez.

Espion: Après de longues vérifications auprès de toutes les personnes ayant fait l'objet de vol avéré, il en ressort une données importantes. La plupart des brigands sentent l'alcool, ne semble pas particulièrement développés intellectuellement et ne volent que pièces d'or et ce qui semble briller à la lueur du soleil. Ce qui confirme notre seconde hypothèse: Les brigands ont un chef.

Mme le Maire: Nos pires craintes sont donc confirmés ... Avez-vous d'autres informations.

Espion: Plusieurs oui. J'ai envoyé certains de mes hommes inspecter le terrain incognito, à la recherche d'indices. Nous avons aussi relevé les différentes factions présentes sur le terrain pour tenter d'établir un lien entre eux et les brigands.

Mme le Maire: Cela a t'il déjà donné quelque chose ?

Espion: Au sud du camp des nomades, la faction ... * Prend une grand inspiration * Njallàtùr gjartyr valkàr nödym semble trop peu dotés d'éléments réellement actifs pour avoir leur parts de responsabilités dans ses événements. A l'est, au plus proche de Melrath Zorac se trouve le fort abandonné des Amis élémentaires. Rien n'est sorti du fort depuis un moment, et vu son état, je doute même qu'il soit encore utilisé aujourd'hui. Et au nord, vers les ruines de Til Lunis siège l'asile d’aliénés ... Rien à signaler de leur cotés non plus. Mais tous sont encore sous surveillance, juste au cas où.

Mme le Maire: Rien d'autre ?

Espion: Si. Une dernière information de la plus haute importance, et surement notre meilleure piste actuellement. Il semble que toute la zone ou il a été noté une activité brigande soit actuellement sous le contrôle de la Faction de Constellations de l'Aube. Rien n'a vraiment été prouvé pour le moment, mais je les soupçonne personnellement d'avoir une part importante de responsabilités quant à cet afflux soudain de brigandage.

Mme le Maire: J'ai toute confiance en votre jugement. Je vous remercie vous et vos hommes pour vos informations. Continuez à enquéter, et rapportez-moi toute les informations que vous jugerez intéressante. Quant à moi, je vais m'occuper de cette faction ...

Edited by Guix

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Keitar: Tout est paré.

Nahdril: Bien, bien. Cette stupide Maire à foncé tête baissée dans notre petit piège. Les brigands s'en donnent à cœur joie maintenant, pillant sans retenue et sans plus aucune pression de la Garde de Melrath.Le mécontentement envers Melrath va monter jour après jour ...

Keitar: Mais je ne comprends toujours pas l'intérêt de tout cela. Melrath est censé être ...

Nahdril: Patience, patience * Ses mots sonnait presque comme eux que L lui répétait sans cesse: Affreusement vide de sens * Il y a plusieurs façons de détruire une entité. De la plus directe à la plus ... divertissante.

Keitar: Divertissante ? Tu parles de la vie de mes hommes avec un de ces tact ...

Nahdril: Dixit celui qui serait prêt à les vendre pour de l'argent.

Keitar: ...

Nahdril: Il est temps de passer à la phase deux à présent.

Keitar: La phase deux ? Qu'est-ce que ... * Avant même que Keitar puisse finir sa phrase, il sentit une présence derrière lui. L'assassin avait une lame posé sur son cou *

Nahdril: Arrête donc de faire l'enfant, Assalnr.

Assalnr: C'est comme tu le désires. * Il chuchote un phrase et son arme, d'un bleu éclatant, disparaît instantanément *

Nahdril: Je te présente Assalnr. Il dirige une confrérie d'assassins. je l'ai engagé afin que ses hommes se mêlent au tien pour faire un peu plus de grabuge.

Keitar: Tu es sur qu'on peut leur faire confiance ?

Nahdril: Assalnr et toi avez le même accord avec moi. Je suis certain que tout ira bien. En attendant, vous travaillez main dans la main pour le moment.

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L'adjoint au Maire était planté devant la porte de la Mairie, expliquant pourquoi celle-ci était fermé en distribuant un tract ou était retranscris un message du Maire de la Cité.


"
Mes chères Melrathiennes et Melrathiens.

La Mairie a été victime d'un odieux attentat, à n'en pas douter visant ma personne. Un terroriste de la pire espèce s’est introduit dans la Mairie en pleine nuit et à tenté d'y mettre feu. De mettre feu à la représentante de la voix du peuple fort et brave de Melrath Zorac. Et ces affreuses personnes ont réussi à gagner. Me voila cloitrée dans la Mairie, apeurée mais complétement résolue quant aux conséquences de ces actes que nous sommes en train de préparer. Énormément d'ouvrages ont été brûlés dans cet attentat odieux, et cela met réellement à mal les finances de la Mairie. Grâce au soutien des sœurs GerGer, nous avons déjà commencé à restaurer une partie de la bibliothèque et envoyer quelques pièces aux collaborateurs de notre Mairie, qui chaque jour que l'Unique fait sont toujours présents même dans les moments les plus difficiles. Mais il est difficile de lutter contre le pire ennemi de la liberté: La Peur. beaucoup d'entre nous ont peur d'être les prochaines victimes de ces terroristes.

Dans de telles circonstances, vous comprenez bien que la Mairie a été obligée de fermer ses portes, ne pouvant assurer aucun des services habituels. Malgré l'aide des sœurs GerGer, nous sommes toujours créditaire d'une importante somme d'argent. Nous allons devoir en appeler à votre bonne générosité. D'ici quelques jours, la Mairie vous ouvrira à nouveau ses portes, et il vous sera demandé de payer une taxe avant l'utilisation du moindre de nos services. Taxe qui servira à rembourser la somme que nous devons aux soeurs GerGer. Soyez bien conscients que nous sommes désolés d'en être arrivé là, mais nous ne disposons d'aucune autre solution. Sans coupable à faire comparaître devant la justice, le peule devra se serrer la ceinture, une fois de plus ...


Je vous informe que notre détermination à éliminer la menace brigande n'en est que plus forte, et que tout est mis en œuvre afin de retrouver les odieux commanditaires de cet horrible attentat. Tout est fait pour assurer au mieux possible la sécurité de Melrath Zorac.


Encore merci à vous, Mme le Maire. "

Edited by Guix

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Quelque part sur IssKaNak


N: Vous avez des nouvelles de L ?

I: Rien du tout pour le moment. Elle était à Melrath Zorac le soir ou la Mairie a prit feu. Mme le Maire retient depuis probablement tout le monde confiné à l'intérieur de la Mairie " pour leur propre sécurité ", L compris.

E: Et je suppose qu'elle ne tente pas de sortir pour ne pas griller sa couverture, oui ... C'est contrariant.

I: Foutus brigands ! Depuis la recrudescence de leurs activités, les nôtres s'en retrouvent fortement ralentis. Et L n'est même plus là à présent pour accomplir le rituel.

N: Il va bien falloir l'attendre de toute façon. Mais la connaissant, elle doit être furieuse en ce moment même ...


______________________

Au même moment, à la Mairie de Melrath Zorac


Liana: Tout cela va trop loin, Mme le Maire. Les citoyens commencent réellement à s’inquiéter de voir leur Mairie fermer ainsi. Nous avons reçus plusieurs lettres, dont celle d'Iniorel, expliquant bien que l'arrêt de certaines activités contenus au sein même de la Mairie sont extrêmement mauvaise pour le commerce ...

Mme le Maire: Restez à votre place, Liana ! Rien n'est susceptible pour le moment de calmer ma colère, hormis planter les têtes des idiots qui ont crus bon défier mon autorité !! Au lieu de me donner des leçons, vous feriez mieux d'aider les autres à tout remettre en ordre pour ré-ouvrir la Mairie.

Liana: * Essayant de retenir tant bien que mal un tic nerveux, hors de la perception de Mme le Maire * ... ... Bien, Mme le Maire. Y a t'il quelque chose en particulier que je puisse faire pour vous ?

Mme le Maire: Oui. Avez-vous reçu d'autres nouvelles de la caserne ?

Liana: Pas celles que vous attendiez, malheureusement. Malgré l'absence du Régent, les généraux de l'Armée sont extrêmement réticents à vous laisser le commandement totale de l'armée.

Mme le Maire: Ces foutus Constellations de l'Aube qui me prennent de haut, et maintenant la caserne ... ... ...

Liana: Autre chose, Mme ?

Mme le Maire: Non, ça ira. Restez en contact avec la Guilde, et voyez toujours pour tenter de débloquer d'autres fonds auprès des sœurs GerGer. Je n'abandonne pas cette autre idée ...

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Mois de Creativa.

 

Sa plume tremblait légèrement. Elle commençait à ressentir les effets secondaires de la double vie qu'elle a embrassée. Moitié, normale aux yeux du reste du monde, moitié perfide. Mais si son corps montrait des signes de faiblesses, sa volonté était toujours intacte.

Résumé des événements de la dernière semaine de Festiva.

Malicius a été escorté par la garde dans la prison de Melrath Zorac, ou il y resta enfermé pendant plusieurs jours. Mme la Maire est venue lui rendre une petite visite exactement 5 jours après son arrestation. 5 jours pendant lesquelles il n'a été aucunement nourri, ne recevant qu'un peu d'eau afin de le garder en vie. Elle pensait pouvoir tirer toutes les informations qu'elles désirait une fois le guerrier affaibli. Mais son corps et son esprit en avait vu d'autre.

 

Si elle devait faire une comparaison, elle dirait que cette ép^reuve n'était qu'un moskitos de plus passé sur la lame du guerrier aguerri.

 

L'échec fut total. Non seulement, elle ne mit pas la main sur les infos qu'elle désirait - Elle savait que le guerrier protégeait quelqu’un. Jamais quelqu'un de son acabit ne se serait rendu de la sorte s'il était réellement coupable de ce crime , mais c'était le guerrier qui posait les questions. " Pourquoi tout cela ? Qu'avons nous fait pour mériter une telle disgrâce à ses yeux ? ". Elle venait de se rendre compte du mal qu'elle engendrait. Et cela ne la rendit que plus furieuse. A quoi lui servait tout son pouvoir si elle n’arrivait pas à faire plier un héros diminué ? Comment pourrait-elle encore parler devant le peuple et oser parler de sa sécurité, si elle n'avait aucun pouvoir. Malgré son échec cuisant, le guerrier venait malgré lui de lui fournir ce qu'il manquait à Mme le Maire: Une détermination sans faille. Elle est déterminée à éradiquer en elle toute trace de faiblesse pour que jamais cet épisode ne refasse surface.

Le guerrier fût libéré le jour d'après.
Le " véritable " coupable avait été trouvé et châtié, un simple hérétique brigand souhaitant s'en prendre à la ville.
La Mairie ouvra ses portes quelques jours après, amputée de la connaissance perdue à jamais dans les flammes.

Mme le Maire n'était pas réapparu en public depuis ses événements.

 

 

Si elle n'était pas si imprévisible, elle aurait déjà tenté de murmurer à son oreille. Mais la position de force de Mme le Maire et de son statut ne rendait cette entreprise que trop risquée.

 

Elle veillait depuis à faire un retour fracassant. Elle avait rassemblé énormément de ressources pour recruter les

 




Émissaire de L'Académie: Dame Liana ? Je vous dérange peut-être ... ?

 

Liana: Du tout, j'avais terminé. Que puis-je pour vous, émissaire ?

 

Émissaire: On m’envoie vous signaler que les préparatifs avance bien. Vous pourrez dire à Mme le Maire que nous serons bientôt prêt.

Liana: C'est noté, elle sera mise au courant. Je peux peut-être faire autre chose ?

 

Émissaire: Cela suffira. Permettez moi encore de vous remercier pour l'aide fourni par la Cité de Melrath Zorac. Je suis certain que ce concours sera profitable autant pour votre Cité que pour notre Académie. Nous serons prêts dans les temps,n'ayez crainte.

Liana: Il n'y a pas de quoi. Je suppose que nous nous retrouverons pour la cérémonie d'ouverture.

 

Emissaire: Exactement. Nous avons tous hâte que cet événement soit dévoilé au public ... J'en frissonne d'avance ! Mais je ne vous dérange pas plus longtemps, vous devez avoir à faire. Bonne journée à vous !

 

Liana: A vous aussi, à vous aussi ...

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Quartiers privés de la Guilde des Chasseurs

 

 

Mme le Maire: Alors, M.Nochar, comment avance votre travail ?

Grant Nochar: C'est en bonne voie Mme le Maire. Vous avez largement mis les moyens pour la conception de ces armures.


Mme le Maire: La qualité à un prix, et un tel niveau d'artisanat à toujours un prix. Vous méritez largement la totalité des pièces d'or que nous vous avons versés pour cette commande.

 

Grant Nochar: Le compliment est flatteur, je vous en remercie. Mais tout de même ... Dire que vous avez mis les moyens pour la création de ses armures est un bel euphémisme. j'imagine que vous avez de grands projets derrière la tête.

 

Mme le Maire: Et c'est tout à fait le cas. Votre travail n'est qu'une pierre angulaire d'un grand projet. La survie de Melrath Zorac est en jeu, et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour sauvegarder son avenir.

Grant Nochar: C'est tout à fait à votre honneur. Je connais aussi ce genre de personne qui donnerait tout pour protéger ceux sous son aile.

 

Mme le Maire: c'est gentil à vous aussi. Vous pensez pouvoir terminer la commande avant le grand événement ?

Grant Nochar: Je ne vais pas vous cacher que ce sera difficile, mais nous allons tout tenter pour respecter les délais. Vous pensez bien que malgré les sommes en jeu, nous ne sacrifierons jamais la qualité pour le temps.

Mme le Maire: J'en prends note, tenez moi simplement au courant de l'avancement.

 

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Nahdril se tenait devant Keitar, un sourire froid sur les lèvres, une ride entre ses yeux trahissant son agacement. Keitar cherchait à paraître sûr de lui, confiant, mais de brefs mouvements d’oscillation montrait l’inverse. Il n’aimait pas voir Nahdril dans cet état, surtout en présence de l’assassin : Assalnr.

Le plan se déroulait selon ses désirs, et pourtant il ne paraissait pas satisfait. Or, rien n’est pire qu’un tueur insatisfait. Keitar le savait, tout avide des richesses de son compagnon qu’il était, son instinct lui hurlait de se méfier. Mais il n’en entendait rien, le souvenir des pièces sonnantes et trébuchantes se rappelant à lui, si délicieuses, si brillantes… Sans parler des commissions qu’il touchait sur les butins que ramenait sa confrérie au quotidien. Les Melrathiens étaient si insouciants, si faibles, si riches…

Tout se passait bien, parfaitement conforme au plan de l’homme qui le jugeait tel un enfant coupable. La confrérie s'agrandissait, les perturbations croissaient, la peur augmentait. Les gardes ne savaient plus où donner de la tête, bientôt, ils feraient régner la terreur sur Melrath Zorac et les alentours.

Et toute cette ambition, cet orgueil, et avarice lui faisaient oublier le danger qu’il pouvait courir. Tout particulièrement si Nahdril venait à apprendre le désir de le supplanter, un jour, lorsque le moment sera venu.

Mais avant ça, il devrait obéir et suivre le plan.

 

Nahdril était contrarié. Malgré son petit jeu avec les brigands, il perdait patience. Il ne supportait plus ce mot, et voilà qu’il s’exortait lui-même à cet état. Son plan nécessitait une patience qu’il n’avait plus. C’est pourquoi il avait décidé d'accélérer un peu les choses.

 

- Cher Keitar, il est temps de passer à l’étape supérieur, lança t-il au chef des brigands en s'asseyant face à lui.

 

Cette proximité fit frémir légèrement Keitar. Nahdril n’y fit pas plus attention que cela et commença à lui expliquer ce qu’il attendait de lui, et de son compagnon Assalnr.

 

Les minutes défilaient pour devenir une heure. Ce que Nahdril leur demandait n’avait rien à voir avec les missions précédentes. Celle-ci était plus importante, et exigeante.

 

- Je veux que rien ne soit laissé au hasard, dit-il en appuyant particulièrement sur le mot “rien”.

 

Les deux hommes acquièrent passivement, et comprirent qu’il ne plaisantait pas lorsqu’il déposa devant eux une bourse significative.

Nahdril jaugea leurs réactions tout en se relevant avec souplesse.

Le regard de Keitar passa de la bourse à lui, puis à Assalnr pour enfin revenir sur la quantité d’or se trouvant à ses pieds.

Assalnr eu sensiblement le même comportement, au détail près qu’il fixait ardemment Nahdril. Cherchant une réponse dans le regard de ce dernier. Une réponse qui ne viendrait jamais.

Le brigand capta l’attitude de l’assassin, et posa sur lui un œil plein d’antipathie. Avant de l’imiter et d’observer Nahdril.

 

Ce dernier leur lança un regard carnassier avant de s’en aller.

Il n’avait pas eu besoin de préciser qu’il ne tolérerait pas la moindre erreur.

 

Keitar et Assalnr se levèrent d’un même geste, puis se toisèrent sans un mot. Un profond mépris régnait entre eux. En particulier chez le brigand. Il s’était montré docile et intéressé lors de l’annonce du plan de Nahdril. L’or y étant pour beaucoup. Mais depuis l’arrivé d’un nouveau personnage dans le tableau, il se sentait menacé. Il détestait l’idée qu’un autre puisse jouir du même privilège que lui.

Sans un mot, il se détourna et prit la direction opposée à Assalnr, afin de commencer les préparatifs et prévenir la confrérie.

 

Assalnr observa avec amusement le comportement de son homologue. Il ne comprenait pas ce que Nahdril pouvait bien lui trouver. Sa confrérie d’assassins et lui-même auraient pu faire la même chose, mais en mieux. Alors pourquoi s’encombrer ?

Malgré toute la fascination qu’il éprouvait pour Nahdril, Assalnr se posait maintes questions le concernant. Il ne faisait pas parti du cercle restreint de ceux qui connaissaient son but, et en dépit de toutes les enquêtes et recherches menées, il n’avait rien obtenu de concret. Cet homme était un mystère.  

Sortant de ses réflexions, il quitta le quartier général des brigands pour rejoindre le sien et mettre en place sa partie du plan à venir.

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Dans la Salle du recteur se tenait un conciliabule.  

Quelques minutes auparavant, ils avaient reçu une missive de la part de leur ambassadeur envoyé à Melrath Zorac. Tout semblait bien se passer.

En dehors du désagrément causé par un groupe de racailles brigandesque. Rien d’important pouvant nuire à leurs projets.

La Maire avait accepté, par l’entremise de sa propre émissaire - Liana - le concours qu’ils souhaitaient mettre en place. A présent, les choses pourraient enfin avancer.

 

Les trois hauts magiciens se firent un sourire de connivence avant de se lever et quitter ce huis clos. Chacun ayant sa propre mission.

 

Irvis, le haut mage expert en cryptomagie, se rendit dans la salle des Sages où s'affairaient ses disciples, apprentis et collègues. Depuis la disparition soudaine d’un de ses plus prometteurs apprentis, à qui il avait pour habitude de déléguer une grosse partie de ses tâches, il se retrouvait surmené.

Quel gâchis !

 

Alors qu’il pénétra dans l’une des salles de travail, il ordonna aux mages présents de se rassembler dans l'alcôve afin de leur exposer le plan.

Irvis envoya un jeune apprenti chercher les coffres, bourses et paquets qu’il avait préparé pour Melrath. Ils se composaient de grimoires, ouvrages et autres parchemins, mais aussi et surtout de nombreuses richesses.

Tous n’auraient pas la chance d’être choisi pour convoyer tout cela, ils ne seraient que trois à partir, accompagnés d’une quinzaine de membres de la Garde Académique.

Afin de motiver ses subalternes, le haut mage les avait prévenu qu’il ne prendrait que les meilleurs d’entre eux. Et un concours interne pour obtenir les faveurs d’Irvis s'était engagé. Aujourd’hui était le jour du verdict. Qui ?

 

Pendant que le cryptomancien faisait mine de réfléchir en inventoriant le contenu de la cargaison future, la dizaine de mages s'impatientaient.

D’un coup sec il ferma le coffret devant lui et le mis sur le côté auprès de trois grimoires et un sac plein de pierres. Irvis fixa son regard sur l’assistance avant de le planter tour à tour dans chacun des présents.

 

- Je vous remercie du mal que vous vous êtes donnés lors des dernières semaines. Nous voici à présent au moment de vous annoncer qui seront les chanceux, ou malheureux pensa-t-il intérieurement, à diriger le convoi pour Melrath Zorac.

 

Irvis fit une pause pour ménager le suspense et enchaîna platement.

 

- Lekt, tu auras la responsabilité du convoi, Jinh et Essyn vous le seconderez dans sa tâche.

 

A la mention de leurs noms, les trois concernés se redressèrent, fiers et empli d’orgueil.

 

- Pour les autres, ne baissez pas les bras, il vous faut persister dans vos efforts !

 

Sur ces bonnes paroles, il quitta la Salle des Sages, les trois mages à sa suite, afin de les préparer pour leur mission.

 

C’est ainsi que plusieurs heures plus tard, un chariot plein de richesse des académiciens quitta les lieux pour trois jours de voyages. Ils s'engouffrèrent dans le tunnel isolant l’Académie du reste du monde. Un lieu peuplé de danger...

Edited by Nerië

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Le tunnel reliant l’Académie au Marais d’IssCaNak était long et tortueux. Malgré l’aspect sombre et effrayant des lieux, il n’existait qu’un seul endroit pour mettre en place une embuscade. L’ancien repaire, aujourd’hui abandonné, d’un groupe d’aventurier, que tous s’accordaient à dire qu’ils étaient morts. On ignore comment. Peut-être dévorés par une tarentule géante, ou un voletou sournois.

 

Les préparatifs ont dû être fait vite, et bien. Nahdril ne leur avait laissé que quelques heures pour tout mettre en place. L’information qu’il possédait était récente et serait obsolète s’ils ne se dépêchaient pas.

 

Keitar arriva quelques minutes après Assalnar, ce qui eut pour conséquence d'accroître sa contrariété. Le chef des assassins s’activait déjà avec ses troupes. Ces derniers avaient pour mission de surveiller le tunnel sur plusieurs kilomètres avant l’arrivée du convoi au repaire abandonné. Créant ainsi un réseau d’information infaillible. Cachés parmis les ombres, ils se transmettraient l’avancement du chariot de manière régulière.

Alors que les brigands avaient pour mission de préparer le piège.

 

Ils commencèrent par bloquer l’étroit passage. Ce qui consistait l’étape la plus facile.

Keitar observa l'amoncellement de rondins, troncs et planches de bois que venait de bâtir ses brigands. Un coup d’oeil approbateur et il quitta le passage pour déposer ses propres pièges.

L’impasse temporaire n’était qu’en cas de problème avec les autres pièges.

 

Sur une partie du chemin, il ordonna de creuser des trous peu profond, de faire naître des talus de sable. Créant un chemin chaotique pour un chariot. Mais pas suffisamment pour faire naître une angoisse supplémentaire à la caravane.

Le but était qu’une roue se brise ou s’empêtre, bloquant ainsi l’avancée du groupe durant plusieurs heures. Temps qui permettrait aux deux confréries de faire leurs offices.

 

Keitar piégea plus sournoisement quelques passages à l’aide de fil de soie, cordelette et noeuds. Ainsi que de divers objets piquants et aux tranchants effilés, qui avaient été enduit de poisons, potions de sommeil et d’hallucinogènes.

Malgré le nombre imposant de brigands présents, la dizaine de membre de la Garde n’était pas à négliger.

 

Après des heures d’attentes et de placement, Keitar reçu d’Assalnr le signal d’approche du chariot. Ce dernier quitta sa cachette, marchant dans les ombres afin d’observer la caravane approcher de sa fin. C’est avec un sourire orgueilleux qu’il constata qu’un garde avait été contraint de s’allonger dans le convoi après une mauvaise chute lui ayant brisé la cheville. Les autres regardaient autour d’eux d’un oeil morne, épuisé, ou paniqué.

Néanmoins, une pointe d’agacement marqua les traits du voleur en voyant qu’ils s’approchaient plus près de l’impasse qu’il l’avait prévu. Il serra avec force les dents, maudissant ce magicien qui lui avait promis un effet ne dépassant pas la demi-heure de ses potions. Quel charlatan !

 

Quoi qu’il en soit, ils se trouvaient tout de même dans un état laborieux, et une des roues du chariot crissait de douleur, proche de se briser.

Keitar avait appris à guetter ce genre de défaillance qui lui faisait gagner sa vie.

Cinq…

Quatre…

Trois...

Deux...

Un... Crac.

 

La roue se brisa nette, les chevaux s’affolèrent, ajoutant une dose de panique au groupe.

Les gardes se placèrent autour du convoi, armés, prêt à défendre au péril de leur vie ce qu’il contenait.

Deux jeunes mages descendirent voir ce qu’il en était, sous les ordres du meneur.

 

En sortant ses dagues de son dos, l’adrénaline de Keitar commençait à se diffuser dans ses veines. Encore quelques secondes et tout ce beau monde disparaîtrait.

Il était convenu qu’Assalnr lance la première offensive. Il devait, ils le devaient tous, attendre.

L’assassin apparu derrière le jeune magicien qui tentait plusieurs incantations dans l’espoir que cela réparerait la roue cassée.

D’un mouvement sec, la dague trancha la gorge du jouvenceau. Il n’eut pas le temps de crier. Rien. Sa vie s’achevait sans qu’il ait pu s’en rendre compte. La jeune magicienne, quant à elle, poussa un hurlement si strident qu’il donna envie à Keitar de se jeter sur elle pour la faire taire.

La panique atteint son paroxysme.

Le signal était donné. Le jeu pouvait commencer.

 

Keitar se lança avec fougue dans la mêlée. Au côté des membres de sa confrérie mélangé aux assassins.

 

La suite ne fut que chaos, sang, corps éventrés, et hurlements.

 

Grâce aux pièges empoisonnés, le combat ne s’éternisa pas. Embuscade dans les tunnels de l’Académie - Repaire Abandonné : chemin étroit etc.
 

Il y eu quelques blessés parmi les rangs des assaillants, mais aucune mort n’était à déplorer. On ne pouvait pas en dire autant de l’autre camp. Tous mort ou presque.

Chacun profita de l’ardeur gagnée au combat pour continuer leurs méfaits. Fouillant, pillant et détroussant de chaque objets qui pouvait avoir une valeur.

 

Keitar, lui, poussa un soupir de satisfaction et se dirigea vers le butin. Tous avaient reçu l’interdiction de s’approcher. Seul les deux chefs pouvaient y accéder.

Instinctivement, il ouvrit le coffre en premier. Ses iris s’illuminèrent en voyant l’étendu du trésor qu’il avait entre les mains. Il cligna plusieurs fois des paupières avant de se reprendre. Il aurait tout le temps qu’il voulait pour contempler ces richesses une fois sa mission accomplie.

 

Il fouilla parmi tout ce que transportait les précédents propriétaires et mit la main sur ce que convoitait leur commanditaire. Une ridicule bourse en cuir sombre, fermée par deux cordelettes usées par le temps.

 

Parmi tous les trésors amassés, c’était le contenu de cette ridicule bourse en cuir que voulait Nahdril. Il leur avait bien spécifié.

Ne l’ouvrez sous aucun prétexte.” Avait jugé utile de préciser Nahdril à ses deux alliés.

 

Curieux, Keitar fixait l’objet de toutes les convoitises. Il jeta un oeil à droite à gauche afin de vérifier que personne ne l’observait. Tout particulièrement le chef des assassins.

Il repéra ce dernier plus loin, occupé à malmener, pour ne pas dire torturer, le faible magicien qui avait eu pour mission, regrettable, de transporter tous ces trésors. Le dernier survivant. Le pauvre hère qui tenait les rênes avant que tout son univers sombre dans la mort. Sans doute l’assassin avait-il eu pour ordre de lui soutirer quelques informations.  

Certain que personne ne faisait attention à lui, il mit la main dans le sachet, espérant y trouver quelques diamants.

 

Le bout de son index entra en contact avec une pierre, lisse et douce… Keitar fronça les sourcils, déçu de ne point retrouver l’aspect angulaire caractéristique de maintes pierres précieuses. Il l’attrapa à pleine main afin de la sortir de son emballage et voir quel était l’objet de sa déception.

Lorsque le regard du chef des brigands se posa sur le galet au coutour imparfait, mais d’une blancheur immaculée, quelque chose changea…

Tout bascula…

 

Un cri. Une interjection. Mais déjà, il était trop tard...

Edited by Nerië

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Afin d’éviter tout ennui, il fut convenu que les brigands et assassins passeraient par le tunnel reliant le Nord d’IssCaNak avec Melrath Zorac. Ainsi, ils partirent comme ils étaient arrivés : discrètement. Laissant pour seul trace de leurs passages, un convoi détruit. Aucun membre n’en avait réchappé, les cadavres gisaient dans le tunnel à la merci des charognards. Si personne ne les retrouvait rapidement, il est presque sur qu’il ne restera plus rien de leur existence passée.

Le chemin du retour avait pour réputation d’être plutôt calme. Seuls quelques arrachias et rats d’égout se promenaient en son antre. Rien qui n’effrayait les malfaiteurs. Et pourtant…

 

Quelques minutes avant le départ, une énergie puissante et maléfique avait envahi les lieux, se concentrant autour d’un Keitar trop curieux. Assalnr avait bien essayé de l’empêcher de connaître une erreur si… inutile, mais il était arrivé trop tard.

L’assassin serra fort la mâchoire, de colère, face à l’incompétence crasse de celui qu’il considérait comme un profond imbécile. Il ferma les yeux un instant, se retenant de ne pas lui planter sa dague en plein coeur, et lorsqu’il les ouvrit à nouveau l’énergie semblait avoir disparu.

 

Assalnr s’approcha vivement de Keitar, qui tenait le galet comme si sa vie en dépendait. Ce dernier planta ses iris, qu’une lueur différente animée, dans ceux de son confrère.

 

- Imbécile ! As-tu oublié ce que nous a dit Nahdril ? persifla-t-il, se posant de toute sa carrure devant lui.

 

Keitar l’observait comme s’il ne le voyait pas vraiment, comme s’il n’était rien. Assalnr n’aimait pas du tout ça. Lorsqu’il tendit la main pour récupérer l’objet de leur mission, un sourire indéchiffrable s’afficha sur le visage du voleur qui fait frémir l’assassin.

 

Sans plus un mot, Keitar rangea le galet dans une des poches intérieur de sa veste et se détourna de l’assassin. Il ordonna de plier bagages, ils quittaient les lieux. Tous lui obéirent, même les membres de la confrérie des assassins. Ce qui laissait encore plus dubitatif Assalnr.

 

Il était convenu que tous rejoignent le campement des brigands, près du refuge des nomades.

 

Assalnr suivait de près Keitar, il le trouvait… changer. Il n’arrivait pas à définir le sentiment qu’il éprouvait. Il n’avait pas rêvé ce qu’il s’était passé dans le tunnel, et pourtant, tout le monde agissait comme si de rien était. L’assassin entendait les hommes savouraient leur victoire, à grande effusion de joie mais surtout d’alcools et de femmes.

Néanmoins, quelque chose clochait…

 

Keitar avait vécu le retour au campement perdu dans la brume de son esprit. Depuis qu’il avait touché cette fichue pierre, il ressentait tout différemment… Quelque chose exacerbait ses sensations. Il avait besoin de se retrouver seul, alors qu’habituellement, il serait allé fêter une telle victoire en bonne compagnie, sous un flot d’hypocras.

Le brigand glissa sa main dans sa poche et retrouva le contact du galet. Depuis qu’il l’avait lâché, il avait l’impression qu’il brûlait contre sa poitrine, or il était aussi froid que les neiges des Cîmes au toucher.

Il n’avait pas vu que l’assassin l’avait suivi. Qu’il lui faisait face, une lueur entre la colère et la jalousie dans les yeux. Keitar ferma brièvement ses paupières qu’il sentait lourde, avant de les reposer sur un Assalnr immobile. Il détestait cet homme. Son poing se referma férocement sur le galet, alors que le voleur s’avançait dans la direction de son ennemi.

 

A nouveau, l’air devient oppressant, lourd, malsain…

Keitar s’écroula au sol. Enserrant sa tête de ses mains, sans jamais lâcher la pierre, comme si elle était ancrée en lui. Il semblait s’abandonner petit à petit à la folie, à bien plus que ça…

Des voix hurlaient et chuchotaient sous son crâne. Elles lui intimaient tellement de choses… À la fois douce et brutale, conseillère et tyrannique, une voix parmi toutes se faisait plus claire, plus impérieuse. En proie à une lutte interne, Keitar tenta de se relever, cherchant à reprendre le contrôle sur lui-même, faire taire les voix qui le pressaient de tuer, se venger, lui susurrer qu’il était seul…

Seul face à l’ambition de l’assassin, des autres voleurs, de Nahdril…

Keitar sombrait dans la paranoïa.

 

Lorsqu’il parvint à se remettre debout, le combat était terminé. Si bref… Keitar n’avait eu aucune chance de victoire.

Assalnr tenta à nouveau de s’approcher, mais il fut repoussé sans difficulté.

 

- Elle est à moi ! tonna Keitar d’une voix d'outre tombe.

 

Une aura nauséabonde tournait autour de lui, à la recherche de nouvelles victimes.

Désormais, le pouvoir se libérait, répandant sa folie partout sur son passage…


 

Plus tard, des rumeurs du désert septentrional parvenait à Melrath Zorac.

 

Une missive pour la Mairie, et une autre pour la Gazette de la ville.

 

Deux gardes morts.

Un sablobosse plus gros, plus entreprenant que les autres, s’était attaqué Tileman, à l’intérieur de la hutte. Jusqu’ici, ces créatures se contentaient d’attaquer les malheureux cherchant à gagner IssCaNak.

Tileman se porte très bien grâce au courage de ces valeureux gardiens.

 

Que la panique commence.

Edited by Nerië

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Plusieurs jours après l’attaque du convoi, l’ambiance au camps des brigands changea. Les voleurs et assassins s’impatientaient, comme si les richesses acquises sur le convoi ne leurs suffisaient plus…

Keitar s’était discret, et le peu où il apparaissait des regards se posaient sur lui avec envie. Un sentiment de jalousie régnait dans le bastion.

 

Les nouvelles recrues étaient sur les dents. Ils avaient été recrutés il y a peu de temps, pour asseoir la domination des brigands sur Melrath Zorac. Mais elles étaient peu formées à la rigueur du métier. Ils pensaient que la vie n’était qu’un facile coup fourré. Ils n’avaient pas eu le temps de se retrouver face à la précarité et la pauvreté. Ils arrivaient à une période faste de leur confrérie. L’argent coulait à flot.

 

Assalnr avait semble t-il disparu de la circulation. Depuis cette fameuse soirée, plus personne ne l’avait revu. Nombreux étaient-ils à se moquer de sa lâcheté. Or, Assalnr était beaucoup de choses, mais certainement pas un couard.

L’assassin suivait à la trace Keitar. Quelque chose de louche se tramait, et il était convaincu que cela venait de lui. Il ne comprenait pas encore quoi, mais il finirait par le savoir. Pour l’instant, il observait, et guettait le moment opportun pour agir.

En pleine nuit, Keitar débarqua dans la taverne où dormait la plupart des hommes, grimpa d’un bond sur le comptoir, se postant en chef incontesté de toute cette troupe.

Les yeux rouges, une intense fatigue marquant ses traits, il observa l’assemblée pathétique à ses pieds. Il serra avec force de galet entre ses doigts. Il ne le quittait plus. Keitar se nourrissait de la puissance contenue dans ce si petit caillou, et cette pauvre pierre puisait dans l’énergie vitale de son hôte tel un symbiote.

 

- Bande de fainéants ! hurla Keitar, d’une voix puissante, presque assourdissante. DEBOUT !!

 

D’un ordre que l’on ne contredit pas, la masse commença à s’éveiller. Ils grommellèrent d’une telle brutalité. L’aurore ne pointait pas encore le bout de ses rayons, ils n’avaient pas encore décuvé de la veille, et voilà qu’on les exhortait à ouvrir les yeux.

Ils fixèrent Keitar d’un oeil morne, s’interrogeant sur la venue de leur chef à une heure si… précoce.

 

A présent que le chef avait obtenu un semblant d’attention, il pu continuer.

 

- Depuis notre retour, vous semblez vous ennuyer. Et je n’en peux plus de vous voir à demi mort, sans rien faire, à vous reposer sur vos lauriers. La chance ne nous sourira pas toujours !

 

L’esprit embrumé par l’alcool, la confrérie des brigands le regardait plein d’incompréhension. Ils voulaient se rendormir, mais ne pouvaient y parvenir tant ils étaient captivés par l’orateur.

 

- Demain soir, nous prendrons Melrath Zorac et toutes ses richesses ! Nous la ferons trembler demain soir ! Alors préparez-vous bien et aiguisez bien vos lames. Le sang coulera !

 

Dans la soirée du 5 Laboria [+111 AC]

 

Profitant du calme de cette belle soirée, les brigands entourèrent l’ensemble des places fortes de la ville avant d’y pénétrer. Ils la prirent en étau, plus personne ne pouvait y entrer… Et encore moins en sortir.

 

La confrérie, sous la régence de Keitar, gagna Melrath Zorac et entreprit consciencieusement de tuer chaque personne et piller chaque recoin. Mettant la glorieuse cité à feu et à sang.

Pourtant, quelques civils réussirent à barricader les bâtiments, fermant l’accès aux maisons et lieux importants à ces sauvages. Ces derniers passèrent plusieurs heures à essayer de fracturer les entrées, mais les Melrathiens commençaient à avoir l’habitude d’être le centre de toutes les convoitises et barbaries.

 

Le temps obtenu par la population permis à un garde de s’échapper et de faire parvenir l’information aux autres villes, et demandait de l’aide. Mais pas seulement, il le demanda à toutes personnes qu’il croisait dans l’espoir que cela suffirait…

 

L’appel fut entendu et de nombreux combattant rejoignirent Melrath Zorac, chacun pour ses propres raisons. Mais peu importait, ce qui comptait était le nombre impressionnant de présents sur la place de la ville.

 

Alors que Keitar continuait ses exactions, il fut surpris d’entendre des hurlements là où tout n’était devenu que silence. Auraient-ils raté des inconscients ?

Il s’approcha de la source du bruit lorsqu’Assalnr apparu derrière lui, stoppant son avancée. Il allait l’insulter et le repousser quand ce dernier le lâcha et lui indiqua du regard les cadavres de ses recrues.

 

- Nous devons quitter les lieux, ordonna Assalnr.

- Hors de question ! Ils ne peuvent rien faire contre moi ! s'enorgueillit le brigand.

 

L’assassin soupira face à la bêtise sans cesse renouvelée de Keitar. Il le regarda s’engager à corps perdu dans un combat déjà terminé.

Les combattants qui venaient d’arriver posséder eux aussi une lueur d’avarice au fond de leurs iris.

 

Assalnr regagna les ombres, sans perdre de vu l’imbécile. Il devait à tout prix récupérer ce galet et le ramener à Nahdril. Il n’entendait pas faillir à sa mission.

 

La traque se propagea dans toute la ville. La plupart des alliés de Keitar étaient tombés, ou ils mourraient face à la puissance de l’ennemi. Le brigand luttait tant bien que mal. L’énergie du galet se répandant dans ses veines et autour de lui, lui apportant la force de résister tout en le consommant de l’intérieur.

Assalnr tentait de lui venir en aide, caché dans la cohue de l’assaut, gagnant la confiance de Keitar en attendant le moment fatidique où il pourrait lui porter le coup fatal et récupérer l’objet.

 

Mais cela ne suffit pas.

Le corps de Keitar arrivé au bout de ses capacités. Le caillou avait soif d’une énergie nouvelle. Il chauffa dans la main du brigand, le brûlant tellement qu’il fut obligé de le lâcher.

Assalnr s'apprêtait à porter le coup final et s’emparer la pierre. Mais rien ne se passa comme prévu. Dans sa précipitation, il fut éloigné de Keitar, perdant l’occasion de mettre fin à ses jours.

 

Keitar mourut.

 

Plusieurs personnes tentèrent de s’emparer du précieux, mais il se méritait. Seul le tueur de l’hôte précédent pouvait prétendre à un tel honneur.

Spacks récupéra la pierre et les évènements s’enchainèrent.

Assalnr chercha à tuer chacun des porteurs, sans succès… Et pourtant la liste fut longue, tout comme cette soirée…

 

Spacks
Jackalll
Mach Gulam
Sanae
Pantyn
Papp
Baracil
Karamelldansen
Fukaeri
Sanae
Scarnade
Yaninho
Fukaeri

Sanae
Baracil
Sepertina
Scarnade
Pantyn
Sepertina
Yaninho
Alzeus
Lord voldemort
Sanae
Pantyn
Jackall
Delos
Sepertina
Baracil
Sanae
Yaninho
Papp
Karamelldansen
Kiwae
Baracil
Karamelldansen
Mach gulam
Hephaistos
Karamelldansen
Papp
Alzeus
Yaninho
Hephaistos
Scarnade
Lord voldemort
Karamelldansen
Kiwae
Scarnade
Prinny
Yaninho
Karamelldansen
Jackall
Scarnade
Sepertina
Baracil
Delos
Baracil
Yaninho
Sepertina
Sanae
Karamelldansen
Hephaistos
Sepertina
Yaninho
Ginji
Lord voldemort
Loxka

 

Le temps s’écoula rapidement et lentement en même temps. Assalnr ne parvenait à rien. Le chaos régnait en maître. Ils s’entre tuaient tous pour obtenir un galet qui ne les conduirait qu’à leur perte. Tous paraissaient avoir perdu la raison. Et lui ne savait plus où donner de la tête, perdant sans cesse de vue la personne maudite.

 

Alors qu’il retrouva enfin le porteur, l’énergie maléfique s’accru. Il n’y avait pas fait attention avant, comme si quelque chose le protéger de cette pandémie.

Usant de ses dernières forces, il se rua en direction du nouvel hôte, un nécromant igné. Il pouvait sentir toute la puissance qui provenait de lui alors que tout son être faiblissait sous le sacrifice qu’il devait consentir pour tenir un simple caillou.

A l’instant où il allait lui planter sa lame dans le coeur, une explosion de magie le repoussa, ainsi que tous les autres autours de lui. L’objet avait-il atteint le paroxysme de sa puissance ?

En voulant encaisser le coup, il croisa les bras face à lui. Sa dague subit le choc de plein fouet, se brisant nette.

Il jura, lâche sa lame fidèle dans la précipitation, pendant qu’il en cherchait une nouvelle désespérément. Il devait abattre le porteur, sans quoi le cycle ne se terminerait jamais.

 

Un rôdeur terran s’approcha du nécromant et lui planta une flèche en plein coeur. Mettant fin à ses jours, mais aussi à tout le reste.

L’air devint plus respirable et les esprits sortirent de leurs torpeurs. La folie s’éloignait de leurs âmes.

 

L’assassin observa la scène, complètement stupéfait, perdant de vue quelques secondes sa mission. Il cligna plusieurs fois des yeux, se rendant compte qu’il manquait quelque chose. A bout de souffle, il chercha désespérément le galet, mais ne parvient à le trouver dans la cohue.

 

Son corps menaçant de céder, il dut se résigner à fuir. Ou mourir. Il pesa rapidement le pour et le contre, et choisi finalement de quitter les lieux.

Il n’avait pas rempli sa mission auprès de Nahdril, mais il pouvait lui fournir des informations capitales sur ce qu’il venait de se dérouler.

 

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