<?xml version="1.0"?>
<rss version="2.0"><channel><title>Le Rachsr&#xE4;k derniers sujets</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/forum/140-le-rachsr%C3%A3%C2%A4k/</link><description>Le Rachsr&#xE4;k derniers sujets</description><language>fr</language><item><title>Ami nain, ne te mine donc point</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8508-ami-nain-ne-te-mine-donc-point/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><strong>Ami nain, ne te mine donc point</strong></p>
<p> </p>
<p>La nouvelle avait circulé dans les tavernes à la vitesse d'une traînée de poudre : le Rachsrak, la mine des nains, venait de s'ouvrir. Et selon la rumeur, les gobelins en avaient profité pour lancer un assaut massif sur le royaume nain.</p>
<p> </p>
<p>Suyvel prêta une oreille attentive à ces on-dit. Certes, le sort des nains lui importait peu, tout comme l'issue de la bataille contre les gobelins. Sur ce genre de sujet, l'insensibilité de l'elfe noire le disputait au cynisme.</p>
<p> </p>
<p><em>Si seulement ils pouvaient tous s'entretuer...</em></p>
<p> </p>
<p>Mais une autre pensée avait fait son chemin dans sa tête. Et celle-ci méritait bien quelque considération.</p>
<p> </p>
<p><em>Le trésor des nains doit maintenant être accessible.</em></p>
<p> </p>
<p>Cela ressemblait à une opportunité qui ne se représenterait sans doute plus. Une occasion en or "“ littéralement. Les nains étaient réputés pour leur amour des richesses issues des entrailles de la terre. Argent, or, mithril... sans parler des objets issus du savoir de leurs maîtres artisans. Des armes uniques. Des bijoux d'une beauté rare. Il existait chez les drows une expression qui traduisait cette réputation du peuple nain : <em>riche comme un nain</em>.</p>
<p> </p>
<p>Suyvel laissa filer un sourire évocateur.</p>
<p> </p>
<p><em>Tout cet or à porter, ça doit être bien lourd... peut-être pourrais-je alléger le fardeau des nains ?</em></p>
<p> </p>
<p>Sitôt envisagé, sitôt adopté : Suyvel se mit en route séance tenante pour la mine, là où l'entrée du Rachsrak avait été découverte, selon la rumeur. Très à l'aise dans le milieu souterrain "“ son habitat naturel, à la base "“ l'elfe noire, usant de son infravision, détecta vite la crevasse dans une paroi, qui menait à un lac souterrain. Là se dressait, majestueuse, l'entrée du royaume nain. Contrairement à ce qu'elle avait espéré, les portes n'en étaient point ouvertes, et il lui fallut chercher un moment avant de trouver une "˜clé' appropriée.</p>
<p> </p>
<p>La première salle, si on tenait à l'appeler ainsi, tenait davantage du tunnel de mine. Elle était déserte, dans le sens où il n'y avait pas âme qui vive. En revanche, les cadavres essaimés çà et là attestaient qu'une bataille rangée s'était livrée ici il y avait peu. Alors qu'elle passait près de l'un d'eux, Suyvel eut la surprise de sentir une main enserrer sa cheville ! C'était celle d'un éclaireur nain, apparemment pas si mort que ça, mais pas loin.</p>
<p> </p>
<p>Le mourant parvint à articuler "“ façon de parler ! "“ son nom : Gromst. Chose inattendue, il demanda à l'elfe noire de transmettre un rapport à ses chefs. Une expression ennuyée se peignit sur le visage de Suyvel : pour qui la prenait-il donc ? Une messagère ?</p>
<p> </p>
<p>Ce fut alors qu'elle remarqua le regard vide du nain : il ne voyait déjà plus rien ou presque. Et comme la magicienne n'avait pas dit un mot, il l'avait peut-être prise pour l'un des siens. Le temps de songer à cela, et le nain exhalait son dernier soupir. Les yeux de Suyvel lorgnèrent sur le rapport tenu dans la main désormais flasque. Bon, elle se moquait éperdument des préoccupations du nain, mais cela avait été sa dernière volonté. Peut-être pouvait-elle emporter le document ? Si d'aventure elle croisait d'autres nains, elle pourrait toujours le leur remettre. Et puis cela donnerait une certaine légitimité à sa présence en ces lieux...</p>
<p> </p>
<p>Alors que Suyvel se relevait, le rapport en main, elle perçut des bruits de pas derrière elle. Elle pivota prestement... pour découvrir un groupe de gobelins qui venait de franchir les portes du Rachsrak à sa suite. Chacun s'immobilisa, jaugeant l'autre. Les gobelins étaient manifestement surpris de tomber sur une drow en ce lieu. Celui qui devait être le meneur finit par faire un pas en avant et dit juste un mot en elfique noir : <span style="color:#b22222;"><strong>« alliée ? »</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Suyvel y songea rapidement. La chose n'était pas étonnante en soi : là d'où elle venait, leurs races respectives nouaient des accords et des alliances, certes éphémères, mais aucun contentieux grave n'entachaient leurs relations, même si des conflits ponctuels survenaient parfois. La proposition valait que l'on s'y attarde. Prudemment, Suyvel demanda :</p>
<p> </p>
<p><strong>« Alliés ? Pour faire quoi ? »</strong></p>
<p> </p>
<p>Et le meneur gobelin se lança dans une longue allocution enfiévrée et gesticulante, dans sa propre langue, ce qui n'aida guère Suyvel, peu accoutumée à la pratiquer. Elle reconnut néanmoins des mots et des bouts de phrase assez éloquents, comme « tuer tous les nains » et « piller le trésor ». Pour le reste, cela ressemblait à une interminable liste de doléances envers le peuple nain, qui aurait spolié les gobelins de leurs droits et de leurs biens. Suyvel comprit le parti qu'elle pouvait tirer de la situation et dit :</p>
<p> </p>
<p><strong>« Ma magie est vôtre. »</strong></p>
<p> </p>
<p>Et comme elle n'était pas sûre que le gobelin ait compris cette simple phrase, elle ajouta :</p>
<p> </p>
<p><strong>« Alliés. Mort aux nains. »</strong></p>
<p> </p>
<p>Aussitôt, son interlocuteur se fendit d'un large sourire aux dents tachées et gâtées"“ un spectacle propre à couper l'appétit d'un ogre "“ et se retourna face à ses hommes, en agitant ses armes et en vociférant « mort aux nains ! »</p>
<p> </p>
<p>Son cri s'étrangla dans sa gorge lorsque la pointe d'un katar en surgit, à sa grande stupéfaction comme à celle des autres gobelins. Derrière lui, Suyvel s'était approchée d'un pas de loup et lui avait transpercé la nuque sans autre forme de procès. Elle dégagea sa lame d'un coup sec et le gobelin s'effondra comme un pantin. S'il n'était pas déjà mort, il devait être en train de se noyer dans son propre sang. Une fin ignominieuse.</p>
<p> </p>
<p>Moment de flottement dans les rangs des gobelins.</p>
<p> </p>
<p>Etant donné leur avantage numérique, ils auraient pu charger et enlever une victoire rapide. Mais privés de leur chef et trop surpris, ils hésitèrent, se regardant les uns les autres.</p>
<p> </p>
<p>Suyvel, qui n'en demandait pas tant, en profita pour expédier une boule de feu dans leurs rangs, qui se désintégrèrent sous la violence de l'explosion. Quelques gobelins, embrasés par le sort, se mirent à cavaler dans la mine en hurlant. C'en était trop pour le maigre courage dont faisait habituellement montre leur engeance : leurs survivants prirent leurs jambes à leur cou et franchirent les portes du Rachsrak en sens inverse. Posément, Suyvel marcha jusqu'aux portes, les referma et les barra. Elle avait été négligente de les laisser ouvertes en entrant, elle entendait bien se dispenser de la compagnie d'autres gêneurs.</p>
<p> </p>
<p>S'il y avait bien une chose que Suyvel avait relevée dans le discours du meneur gobelin, c'était « piller le trésor ». C'était plus ou moins ce qu'elle avait elle-même en tête. Leurs intérêts paraissaient convergents, sauf que... il aurait fallu partager. Et vu le nombre des gobelins, sa part à elle aurait pu se réduire à la portion congrue.</p>
<p> </p>
<p><em>Bande de parasites !</em></p>
<p> </p>
<p>Elle avait préféré limiter les risques de concurrence.</p>
<p> </p>
<p>En outre, la méprise de Gromst lui avait conféré un vague alibi, elle entendait bien ne pas le compromettre d'emblée. Si elle avait fait alliance avec les gobelins, toute entente avec les nains serait devenue compliquée ; elle imaginait sans peine la scène...</p>
<p> </p>
<p><strong><em>« Bien le bonjour, messires nains. Je suis une gentille elfe noire venue vous aider à sauvegarder la paix et la prospérité de votre beau royaume souterrain...</em></strong></p>
<p><span style="color:#0000cd;"><strong><em>- Qu'est-ce qui nous prouve que c'est vrai ?</em></strong></span></p>
<p><strong><em>- Regardez, je viens vous livrer le rapport d'un de vos éclaireurs, qui a tout de suite vu que l'on pouvait avoir toute confiance en moi...</em></strong></p>
<p><span style="color:#0000cd;"><strong><em>- Mouais... admettons pour le rapport... et l'escouade de gobelins qui vous suit en affûtant ses pointes de lance, ce sont des amis aussi ?</em></strong></span></p>
<p><strong><em>- Ah heeeuuuuu... c'est-à-dire... Hum, hum... tiens, j'avais oublié ce détail... Alors, le plus simple, ce serait de faire comme s'ils n'étaient pas là, hein ? »</em></strong></p>
<p> </p>
<p>Moyennement crédible, dans ces conditions.</p>
<p> </p>
<p>Lors de son exploration des lieux, elle finit par croiser un officier nain. Il fut très réticent à croire les bonnes intentions de son interlocutrice, même quand celle-ci lui remit le rapport de l'éclaireur. Il exigea une preuve de loyauté, par exemple une défroque de gobelin. Suyvel revint sur ses pas jusqu'au petit groupe qu'elle avait dispersé et prit une tunique à demi brûlée sur l'un des cadavres. Le trophée mit le capitaine nain bien plus à l'aise.</p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000cd;"><strong>« Je me nomme Argus, et j'aurais besoin que tu me retrouves un de mes hommes, Risek.</strong></span></p>
<p><strong>- Je dois pouvoir faire cela pour vous... j'imagine que je pourrai compter sur votre reconnaissance ?</strong></p>
<p><span style="color:#0000cd;"><strong>- Notre reconnaissance totale et sincère !</strong></span></p>
<p><strong>- Une reconnaissance en espèces sonnantes et trébuchantes... ?</strong></p>
<p><span style="color:#0000cd;"><strong>- Grrrmmmlbr... on verra ça, on verra... »</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Mouais. Ce n'était apparemment pas gagné. Si la soif des nains pour l'or était notoire, leur prodigalité, elle, ne l'était pas. Il y avait chez les drows une expression qui traduisait bien cela : <em>avare comme un nain</em>. Bon, l'elfique noir n'était pas une langue pauvre en expressions peu flatteuses pour les nains...</p>
<p> </p>
<p>Quoi qu'il en fût, Suyvel poursuivit ses déambulations dans la mine et finit par retrouver le nain Risek, aux mains des gobelins. Ce dernier n'était pas en forme mais pour les talents de guérisseuse de Suyvel, cela ne constitua pas un obstacle insurmontable. Reconnaissant, il accepta de confier ce qu'il savait sur deux sujets : un certain homme mystérieux, qui jouait un double jeu... et la marche à suivre : utiliser un artefact des nains.</p>
<p> </p>
<p>Lorsque la magicienne rapporta tout cela au capitaine Argus, celui-ci l'adressa à ses supérieurs. Suyvel était satisfaite : elle progressait. Elle allait vite déchanter : elle se heurta successivement à un nain buté nommé Bryvsk qui gardait farouchement l'accès à un pont, et qu'elle dut convaincre à son tour, et "“ chose curieuse "“ à un humain, un magicien qui se tenait au beau milieu de l'arche de pierre, en interdisant le passage à quiconque. Néanmoins, il venait de briser son bâton et sollicita l'aide de l'elfe noire pour trouver des cristaux. Si Suyvel avait su ce à quoi elle s'engageait en acceptant de l'aider, elle aurait sans doute changé d'attitude. La chose se révéla une succession de tâches ingrates, de complications inattendues et d'agaçants contretemps. L'aurait-elle su, Suyvel l'aurait envoyé balader, lui, son bâton brisé, ses cristaux et ses interdictions de passer. Enfin... sans doute pas, en fait. L'homme avait tout d'un mage puissant. Très puissant. Un archimage, peut-être. Et Suyvel était assez avisée pour reconnaitre son supérieur dans les arcanes de la magie, et pour éviter de s'en faire un ennemi.</p>
<p> </p>
<p>Enfin, Suyvel put traverser le pont et rencontrer les officiers supérieurs des nains : Arashtak, le général, et Reusik, l'archiviste. Ce dernier lui parla d'un humain nommé l'Architecte qui aurait pris une position influente auprès du roi nain et lui confia la tâche d'aller prendre l'artefact perdu dans la salle du trésor. Suyvel dut s'employer pour ne pas trahir par un frémissement l'exultation qui l'emplit à cet instant.</p>
<p> </p>
<p><em>Enfin !!!</em></p>
<p> </p>
<p>L'envoyer chercher un item dans la salle du trésor... quelle <em>riche</em> idée. Pour un peu, elle en aurait fait la bise à Reusik "“ presque sans se forcer.</p>
<p> </p>
<p>D'un pas impatient, l'elfe noire franchit les portes de la sale du trésor et se trouva au beau milieu d'une caverne obscure, ce qui ne l'embarrassait nullement, et quasiment vide, ce qui la gênait davantage. L'endroit avait semblait-il contenu de vastes richesses, mais il n'en restait plus que de minces reliquats. Et par "˜minces', il fallait entendre : ridicules.</p>
<p> </p>
<p><em>C'est ça que ces nabots osent appeler une salle du trésor ?!?</em></p>
<p> </p>
<p>L'indignation manqua d'étouffer l'elfe noire. En fourrageant dans les coffres vides et éventrés, elle trouva néanmoins une pierre taillée porteuse d'un pouvoir magique certain : très certainement l'artefact que les nains voulaient. Ça, c'était réglé... mais pour ce qui était de s'en mettre plein les poches au passage, cela paraissait compromis.</p>
<p> </p>
<p><em>C'est proprement scandaleux !!!</em></p>
<p> </p>
<p>Repartir les poches vides de la salle du trésor nain, elle ne s'y serait jamais attendue. Un instant, elle envisagea même la possibilité de porter plainte auprès de qui de droit. Mais bon, cela n'aurait eu aucune chance d'aboutir. Tout ce qu'elle aurait récolté, c'est un coup de hache.</p>
<p> </p>
<p>Ce fut donc d'une humeur passable que l'elfe noire alla trouver Reusik. Satisfait, ce dernier parvint à lui obtenir une audience auprès du Roy Nain. Et Suyvel découvrit alors la somptueuse salle du trône. Elle salua sobrement le roi et en vint directement à l'objet de sa visite.</p>
<p> </p>
<p><strong>« Sire Nain, je vous apporte l'artefact que votre Archiviste m'a mandé trouver.</strong></p>
<p><span style="color:#8b4513;"><strong>- Ah oui, fort bien, fort bien... Approchez et remettez-le-moi. »</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Ce que fit Suyvel.</p>
<p> </p>
<p><strong>« Hum... je suppose que celle qui a ainsi contribué à la défense de votre peuple sera gratifiée de la reconnaissance <em>royale</em>... ?</strong></p>
<p><span style="color:#8b4513;"><strong>- Bien entendu, bien entendu... une récompense dont vous apprécierez l'inestimable valeur, nous en sommes bien certain : un sauf-conduit pour ressortir du Rachsrak. Voyez-vous, nous avons pour règle d'emprisonner ou de tuer quiconque en connait l'entrée en dehors de notre peuple. C'est une insigne faveur que nous vous faisons donc là. »</strong></span></p>
<p> </p>
<p>Le souffle coupé, Suyvel considéra avec ahurissement le Roy Nain qui, déjà, lui tournait le dos pour se diriger vers son trône, perdu dans la contemplation de l'artefact. Ce royal avorton croyait la récompenser en lui laissant la liberté et la vie ?</p>
<p> </p>
<p>Brusquement, c'en fut trop pour la maigre patience de la drow. Aussi silencieuse qu'une panthère noire, elle fut derrière le Roy Nain en trois pas et lui planta dans la gorge un objet prélevé plus tôt dans les mines : une flèche de gobelin.</p>
<p> </p>
<p>Le Roy mourut avant même de toucher le sol.</p>
<p> </p>
<p>Suyvel resta silencieusement à considérer le petit cadavre, ainsi que les implications de son geste, pendant de longs instants.</p>
<p> </p>
<p>Une cavalcade derrière elle lui fit tourner la tête : Arashtak venait d'entrer dans la pièce, la garde royale sur ses talons. Aussitôt, Suyvel laissa libre cours à son esprit d'à-propos :</p>
<p> </p>
<p><strong>« L'Architecte ! Il vient de tirer sur votre Roy ! Regardez cette flèche : il est avec les gobelins ! Il s'est enfui par cette porte ! »</strong></p>
<p> </p>
<p>Elle désignait la porte du fond de la salle du trône. Aussitôt, les nains glapirent de rage et se ruèrent vers l'issue, laissant l'elfe noire à nouveau seule avec le cadavre royal. Ce fut à cet instant qu'elle avisa la couronne qui avait roulé au sol. Suyvel la ramassa : tout en or et pierreries, c'était une œuvre superbe, la création de maîtres artisans nains. Tout compte fait, elle avait peut-être bien trouvé un trésor... Elle trouverait bien à le revendre pour une coquette somme. Peut-être le futur Roy Nain voudrait-il recouvrer ce bien, quitte à verser une rançon royale ?</p>
<p> </p>
<p>Finalement, elle ne repartait pas les poches vides.</p>
<p> </p>
<p>Tout sourire, Suyvel quitta le Rachsrak pour de bon. Ses portes devaient être bientôt condamnées et elle n'y remettrait plus jamais les pieds.</p>
<p> </p>
<p>Et elle ne s'en porterait pas plus mal.</p>
<p> </p>
<p><span style="font-size:18px;"><strong>* * * * * FIN * * * * *</strong></span></p>
<p> </p>]]></description><guid isPermaLink="false">8508</guid><pubDate>Tue, 31 Dec 2013 18:03:37 +0000</pubDate></item><item><title>Une nain croyable aventure!</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8481-une-nain-croyable-aventure/</link><description><![CDATA[<p></p><p></p><blockquote class="ipsStyle_spoiler" data-ipsspoiler="">
<p>Si vous ne comprenez pas un passage, c'est que c'est une référence (Monty Python (2 pour "the life of Bryan", 3 pour "Sacré Graal".), Fort Boyard, le Petit Prince, une chanson très connue, le Hobbit, Blanche-neige, le sketch des Inconnus "Télémagouille", et dragonball Z)</p></blockquote><p></p>
<p> </p>
<p><em>J'étais en train de combattre des drôles de peluche dans une forêt très touffue, quand je reconnus ce magnifique son. Ce son qui me guide sans cesse. Ma raison de vivre.</em></p>
<p><em>UNE EXPLOSION!!!</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je courus, courus, courus, courus, courus, courus! Et enfin, j'arrivai à la mine. C'est là qu'il y avait eu l'explosion! Sûr et certain! Je cherchai partout l'origine... Mourus tué par ce vil Frenchouf... Revins chercher l'origine de l'explosion... fus re-tuationné par Frenchouf...</em></p>
<p> </p>
<p><em>Puis, enfin, je vis une drôle de fissure. Une simple fissure dans le mur... Juste après une explosion... L'intérieur devait être très instable! Entrer était un risque beaucoup trop grand! Seul un fou oserait entrer!</em></p>
<p> </p>
<p><em>J'entrai.</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  - hooooooooo!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Je ne pus, et ne voulus, retenir un cri de ravissement.</em></p>
<p><em>Il y avait un magnifique petit lac à l'eau claire, avec des champignons partout autour, et une fontaine, et des statues...</em></p>
<p> </p>
<p><em>Très excité, je courus partout, jusqu'à me cogner à une statue.</em></p>
<p><em>Celle-ci tenait une lance... mais elle n'avait pas l'ait très contente; son visage affichait un air grave.</em></p>
<p><em>Ha, bien sûr! Je savais pourquoi!</em></p>
<p><em>Je pris la lance et mit une bombe -éteinte, bien sûr! A le place, dans sa main.</em></p>
<p><em>Des larmes coulèrent soudain des yeux de la statue.</em></p>
<p><em>Bha, ça devait être positif!!!</em></p>
<p> </p>
<p><em>Ensuite, je tombai dans l'eau en voulant attraper une plaque avec la lance, et me dissous -je suis constitué, comme tout le monde, de plus de 65% d'eau; le reste, c'est de la poudre à canon! Puis, une fois ressuscité, et la plaque en main, passai à la pièce suivante.</em></p>
<p> </p>
<p><em>L'endroit était un peu moins beau, et, chose étrange, il y avait des croix sur le mur.</em></p>
<p><em>Accroché à une des croix, il y avait même un nain qui chantait "<span style="color:#000000;">Always look on the bright side of life"! </span>C'était sans doute un langage nanesque... nanique? Naineu? Une seule façon de le savoir!</em></p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  - Dites, monsieur le nain, on dit "un langage nanique"?</em></p>
<p><em>  - Je sais pas, mon p'tit, mais pourrais-tu donner ce rapport à mon supérieur?&gt;&gt;, d</em><em>it-il en me tendant des papiers.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Je ne peux pas le faire moi-même, parce que je suis attaché, comme tu le vois. D'ailleurs, je commence à avoir vraiment faim, et je pense que je vais bientôt...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Le nain ferma soudainement les yeux, et ne parlât plus.</em></p>
<p> </p>
<p><em>En voilà un nain productif! Il me donne tout son boulot et en profite pour dormir!</em></p>
<p><em>Enfin bon, je n'avais pas le choix... Chose promise, chose due!</em></p>
<p><em>J'avais oublié que je n'avais rien promis...</em></p>
<p> </p>
<p><em>Un peu en colère par tant de fainéantise, je décidai d'aller au lac pour jouer dans l'eau avant d'aller apporter le rapport.</em></p>
<p><em>Je jouai, donc, quand je vis un objet dans l'eau. Je le pris, puis me dis qu'il était temps de faire mon travail.</em></p>
<p><em>Je retournai dans la pièce avec la bête aux croix dormant,  et me dirigeai vers l'est.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Haaaa! Il faisait tout noir!</em></p>
<p><em>... Mais j...j'ai pas p...peu...peur du... du noir.... hein!</em></p>
<p> </p>
<p><em>J'aperçus un nain. Ouf! Il pourrait me dire à qui je dois donner le papier!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - bonjour, monsieur le n...</em></p>
<p><em>  - Meurt, gobelin!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Mais... mais... A qui parlait-il?</em></p>
<p><em>Un coup de massue sur ma tête me le fit comprendre.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Aïheu! Mais t'es fou?</em></p>
<p><em>  - tais-toi, engeance du mal! Toi et les tiens ne sont pas bienvenue ic...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Le nain s'écroula. J'avais bien fait de prendre des bombes tsé-tsé.</em></p>
<p><em>Je dit au nain endormi</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - mais ce n'était pas un gobelin! C'était un champignon! Oui, un champ... heu, un humain!&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>Tout le nains me prenaient pour un gobelin. J'avais beau dire</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - je ne suis pas un mange-laine!!! Même si je suis petit et vert!&gt;&gt;, ils m'attaquaient comme même! Mais j'avais plein de bombes tsé-tsé, na!</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je tombai sur un nain, plus imposant que les autres, celui là. Un nain timidant.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Ne m'attaque pas, je ne suis pas un avale-tissu!</em></p>
<p><em>  - Vraiment? Prouve-le!</em></p>
<p><em>  - comment faire?</em></p>
<p><em>  - Apporte moi la tunique du gobelin, là!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Il voulait... que je le déshabille?</em></p>
<p><em>Je n'ai pas de problèmes avec l'homosexualité, ni l'amour inter-race, mais comme même, il pouvait faire ça lui-même!</em></p>
<p> </p>
<p><em>Une fois accomplie ma malsaine besogne, il me dit</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - c'est bien! Maintenant, il faut que tu voies un prisonnier.</em></p>
<p><em>  - pour lui apporter des oranges?&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Il fut déconcerté, ne comprenant pas</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - heu... non. Il faut que tu ailles lui demander une information.&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Une nain-formation? Chouette, je vais connaître toutes leurs super-techniques!</em></p>
<p> </p>
<p><em>Mais, ho là là! Je ne savais pas où il était! Je marchai un peu au hasard, et, soudain, tombai dans un trou et...</em></p>
<p><em>tombai nez à nez avec un nain.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - je ne suis pas un dévore-coutures!&gt;&gt;, dis-je, juste à temps pour qu'il ne me frappe pas.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - ha, très bien! Viens, alors!&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je le suivis, et arrivai à une salle avec plein de gobelins et avec, surtout, dans une prison, un nain conscient.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - ho là là! Vite, il faut l'aider!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Mais je ne savais pas comment faire! Tant pis.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je marchai dans la salle et vit... des bouteilles de jus de raisin! Je courus en boire, avant que le gobelin n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit et... me retrouvai devant le nain conscient numéro deux, sur sa croix, avant d'avoir pu comprendre quoi que ce soit.</em></p>
<p> </p>
<p><em>J'allai au lac me rafraîchir un peu, déboussolé par cette expérience, puis vis, dans un drôle de cristal, encore un objet. Décidément, il fallait vraiment que quelqu'un range, ici! Je pris la pierre, et décidai de demander au nain conscient numéro un l'emplacement normal de la pierre.</em></p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  - Monsieur le nain? Hou hou!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Il ne réagissait pas. Je décidai de poser la pierre dans sa bouche, pour qu'il la range quand il se réveillera.</em></p>
<p><em>Il éternua soudainement, <strong>"Ra... schsrär!"</strong>,recrachant la pierre</em></p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  - à tes souhaits! Dis, je venais te voir pour...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Il retomba, inconscient.</em></p>
<p><em>Fichu nain! Puisque c'est comme ça, je laissai la pierre où elle était, et allai ma balader, après avoir bu à nouveau du jus de raisin.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Brrrrr! J'étais sur un grand pont surplombant le vide. Mais j'... j'ai p... pas peu... peur du v... vide, hein!</em></p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  - holà, petit! Tu n'aurais pas vu mes amis?&gt;&gt;</em></p>
<p><em>En voilà un drôle de vieux!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - je te le dirai pas! C'est pas juste de demander aux autres pour gagner à cache-cache!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Et je le laissai là, fâché.</em></p>
<p><em>J'avais envie de jus de raisin, de toute manière!</em></p>
<p> </p>
<p><em>En passant, je décidai d'aller voir le nain conscient. Qui ne l'était plus!</em></p>
<p><em>Et, pour quelqu'un qui n'avait pipé mot, il était à présent fort bavard!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Merci de ton aide... Il y a peu, un inconnu, un humain...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>C'était un nain ou un humain? Il avait dit qu'il était connu... Peut-être justement parce qu'il est nain et humain en même temps?</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - ...survie de notre race.&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Ho là là! Je n'avais rien écouté, plongé dans mes réflexions!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - heu... d'accord! Merci!&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je bus encore le jus de raisin, et allai chez le nain posant. Il me dit d'aller chercher un champ mignon... Un jardinet, je n'aurais pas dit non, mais là...</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - heu... J'essayerai.&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>Comme je ne savais pas comment avoir un champ mignon, je décidai de me faire pardonner en apportant un champignon. J'allai en chercher un au lac, puis revins chez le nain tolérant.</em></p>
<p><em>Tolérant car il me pardonna tout de suite! Il me dit d'aller voir un nain portant personnage. Il avait sans doute oublié un "un", mais au moins, le nain serait facile à repérer!</em></p>
<p> </p>
<p><em>J'allai sur le pont et voulus traverser, mais le vieux tricheur était encore là.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - va me chercher de quoi faire un bâton! Exécution!</em></p>
<p><em>  - d'accord!&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je ramassai une pioche par terre pour jouer avec, mais elle était cassée! J'allai à la mine, bien décidée à la réparer.</em></p>
<p><em>Il fallait apparemment activer les cuves dans le bon ordre. Facile! Ça devait être comme pour les bombes; D'abord, il faut une demi-bombe vide. Ensuite, on met la poudre dedans, après, on met l'autre demi-bombe pour que ce soit fermé et, enfin, on met le feu à la mèche!</em></p>
<p><em>J'activai les cuves dans cet ordre, mais la dernière n'explosais toujours pas.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Ha, je sais! Elle a soif, elle veut aussi du jus de raisin!</em></p>
<p> </p>
<p><em>J'allai en chercher chez le gobelin saoul, puis jetai le jus dans la cuve. Elle n'explosais toujours pas! Tant pis...</em></p>
<p><em>Je retournai au métier, avant de me rappeler qu'il fallait un marteau. J'allai chercher celui-ci et réparai la pioche. Mais elle ne voulait pas que je la prenne et me brûla la main! Elle avait sans doute soif.</em></p>
<p><em>Alors, à la claire fontaine, m'en allant promener, je pris de l'eau et la donnai à la pioche. Elle me laissa enfin la prendre!</em></p>
<p> </p>
<p><em>Tout content de mon nouveau jouet, je décidai de tout frapper avec!</em></p>
<p><em>Le cristal près du nain productif, les murs, le cristal du lac, l'eau, etc., tout en chantant</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - <span style="color:rgb(51,51,51);"><span style="font-family:arial, sans-serif;"><span style="font-size:9.5pt;">On pioche tic tac, tic tac, tic tac </span></span></span><br><span style="color:#333333;"><span style="font-family:arial, sans-serif;"><span style="font-size:9.5pt;">Dans la mine, le jour entier </span><br>
Piocher tic tac, tic tac, tic tac </span><br>
Notre jeu préféré &gt;&gt;</span></em></p>
<p><em>Je tapai même dans un drôle de chariot, et ressentis un choc.</em></p>
<p><em>Je regardai ce que j'avais frappé, et vis une superbe pierre! Je la pris, comme j'avais pris les morceaux des deux cristaux.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Mais! J'avais oublié ce que voulait le vieux!</em></p>
<p><em>J'allai le voir pour lui demander, mais celui-ci me prit mes trois jolies pierres!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Mais... c'est méchant!</em></p>
<p><em>  - Si tu réponds juste à mon énigme, je te les rends. Sinon...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Il tendit la main au-dessus du vide</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Je lâche la clé! Heu, les pierres! Et, en plus, je te fais tomber en bas!</em></p>
<p><em>Alors, voici mon énigme... qu'est ce qui a quatre pattes au matin, deux pattes au...</em></p>
<p><em>  - STEPHANIE DE MONACO!!!</em></p>
<p><em>  - heu... oui, entre autres, mais plus généralement? Quelque choses qu'il y a partout! Je suis sûr que tu en adores certains!</em></p>
<p><em>  - LES BOMBES!!!</em></p>
<p><em>Je fus projeté dans le vide</em></p>
<p><em>J'aurais du m'en douter! Je n'aime pas "certaines" bombes, je les aime toutes!</em></p>
<p> </p>
<p><em>J'étais dans un drôle d'endroit avec des cristaux.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Bonjour, je...</em></p>
<p><em>  - HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Une voix qui sortait de nul part! C'était un fantôme!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - N'aie pas peur! Je suis juste invisible! Bon, pour sortir d'ici, il faut que tu pousses les cristaux dans l'ordre. Voici l'énigme:</em></p>
<p><em><span style="font-family:'comic sans ms';"><span style="font-size:8.5pt;">Que s'effondre d'abord le Triangle.<br>
Que tombe ensuite l'Unique.<br>
Que suive le Cadre de l'univers.<br>
Avant que la Fusion ne soit détruite à son tour.</span></span>&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>C'était corsé!</em></p>
<p><em>Alors... d'abord, la fusion. Elle apparaît dans lézard-ballon Z, soit la deuxième saison de cette pièce de théâtre très connue! C'est donc le deux!</em></p>
<p><em>Ensuite, j'ai beau n'avoir que de très faibles connaissance dans la lecture, je sais que "kadr" s'écrit avec quatre lettres!</em></p>
<p><em>Le triangle, c'était le trois, parce que pour trier des choses, il faut toujours être trois! Même si c'est des "englles" (je ne sais pas ce que c'est).</em></p>
<p><em>Mais c'était bizarre... L'U ne pouvait pas faire ça tout seul, pourtant... Ha, justement! C'est une question piège! C'est donc bien le un!</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je poussai les cristaux dans cet ordre, un peu triste de casser de si belles choses, et pus revenir à la surface.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Moi, j'aime bien les énigmes! Alors, je retournai voir le drôle de vieux.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - A présent, je vais te poser trois questions. Si tu te trompes, tu tombes du pont! Quel est ton nom?</em></p>
<p><em>  - Noeleroi!</em></p>
<p><em>  - Quelle est ta quête?</em></p>
<p><em>  - Faire des bombes et faire s'aimer les gens!</em></p>
<p><em>  - A quelle vitesse vole une hirondelles avec une noix de coco dans le bec?</em></p>
<p><em>  - La noix de coco, c'est une bombe camouflée?</em></p>
<p><em>  - heu... je sais pas, m...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Il fut projeté dans le vide.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je passai le pont, et un nain, voyant mon champignon, me parla du roi... il parla beaucoup...</em></p>
<p><em>Je n'avais rien écouté, trop occupé à ruminer ma rancœur, provoquée par le vieux poseur (d'énigmes) qui ne m'avait pas répondu.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - ... Seul Reüsik sait où il se trouve, et comment le manier. Tu devrais aller lui parler.&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je le cherchai (ne sachant pas vraiment pourquoi je devais lui parler), assommant les nains qui continuaient à me prendre pour leur ennemi, et le trouvai.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Bonjour Reüsik! Comment vas-tu? Beau temps pour la saison, non? Comment va ta famille?&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Pas de réponse. Vexé, je lui lançai</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Je vais le dire au nain posant!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Et je partis chercher celui-ci.</em></p>
<p> </p>
<p><em>En passant sur le pont, je vis que le vieux n'était pas tombé. Il était suspendu, retenu au pont par sa main. Il me regarda et dit</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - fuyez, pauvre fou!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Et il tomba dans le vide.</em></p>
<p><em>J'étais content; il avait répondu à ma question. C'était bien une bombe camouflée, donc très dangereuse! C'est pour ça qu'il fallait fuir!</em></p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  - Ha, c'est normal qu'il ne te parle pas! Tu dois faire comme pour moi, pour avoir sa confiance!&gt;&gt;, me dit le nain posant!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - 'e 'ois en'ore 'éha'illé un 'o'elin? (Je dois encore déshabillé un gobelin?)&gt;&gt;</em></p>
<p><em>J'avais la bouche pleine; j'avais trouvé un bonbon en marchant, et j'étais en train d'essayer de le faire fondre dans ma bouche.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Hein? Je ne te comprend pas! Bon, écoute, ramène-lui un œil et une oreille de gobelin, et il sera content.&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Hum. Où allais-je pouvoir trouver ça?</em></p>
<p><em>Pris d'un doute, je crachai mon bonbon dans ma main.</em></p>
<p><em>Chouette! J'avais déjà l'œil!</em></p>
<p> </p>
<p><em>En marchant, je vis un nain en train de tirer les oreilles d'un gobelin. C'est pour ça qu'ils avaient de longues oreilles!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - D'abord, nous sommes déjà chez nous! Ensuite, ce n'est pas comme ça qu'on écrit "nains, rentrez chez vous!"! Nous sommes plusieurs, donc, il faut mettre la rune pour le pluriel! Ensuite, c'est une direction, donc, tu dois mettre la rune de lieu. Sauf que c'est pour un acte, donc tu dois la nuancer par un esprit! Tu me copieras ça cent fois!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>A force de tirer sur l'oreille du gobelin, celle-ci se détacha.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Ho, monsieur le nain transigent, je peux avoir l'oreille, s'il-vous-plait?</em></p>
<p><em>  - Bien sûr!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Et il me la donna.</em></p>
<p> </p>
<p><em>En repassant sur le pont pour retrouver Reüsik, j'entendis la voix du vieux, venant d'en bas:</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Mais... Qui est le crétin qui a jeté les cristaux dans le vide?&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  - Ah, te revoilà!&gt;&gt; dit-il en souriant.</em></p>
<p><em>Et il parla enfin! Parla beaucoup, même. Vraiment beaucoup.</em></p>
<p><em>Je n'aurais pas du apporter les objets. Je le préférais avant.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - ... J'en suis sûr.&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Je n'avais de nouveau rien écouté.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - heu... je dois faire quoi?&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Agacé, il me montra une direction du doigt en disant</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - va trouver les objets dans la salle du trésor!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Je suivis la direction, et me cognai au mur. Je devais faire le tour.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Il faisait encore tout noir! J'avançais prudemment, et vis soudain une étrange créature blanche, à quatre pattes, sur un rocher.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  -  je vais te poser une énigme! Si tu réponds mal... je te mange!!!</em></p>
<p><em>  - chouette! J'adore les énigmes! D'ailleurs, ceux qui lisent peuvent aussi essayer de la résoudre!</em></p>
<p><em>  - Mon premier est un animal très intelligent, mais rabaissé par une croyance général le voulant bête.</em></p>
<p><em>Mon deuxième est l'élément de ceux qui vénère Posicillon.</em></p>
<p><em>Mon troisième est la 21ème lettre de l'alphabet.</em></p>
<p><em>Mon quatrième et ce que tu fais pour peupler le monde.</em></p>
<p><em>Mon tout est plus important que tout!&gt;&gt;</em></p>
<p> </p>
<p><em>Ho là là! C'était dur! Je connaissais le tout -bombe-, mais ça ne correspondait pas au reste!</em></p>
<p><em>Le drôle de personnage sautillait d'impatiente sur son rocher</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Alors? Alors? Tu ne trouves pas? Je vais pouvoir te manger! C'était l'"âne-eau-U-ni..."&gt;&gt;</em></p>
<p><em>A force de gesticuler sur son rocher, il glissa et tomba.</em></p>
<p><em>D'en bas me vinrent un bruit sourd et un cri de douleur, suivi d'une dispute entre un vieux poseur d'énigme et l'autre poseur d'énigme qui lui était tombé sur la tête.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je continuai mes recherches et trouvai une clé et, surtout...</em></p>
<p><em>Un super bonbon multicolore!</em></p>
<p><em>Fier de mes trouvailles, je repartis chez Reüsik pour lui montrer le tout.</em></p>
<p><em>Il parla de nouveau.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Je pense que le roi est devenu fou, et...</em></p>
<p><em><strong>  - IL FAUT LE RECRUTER POUR LA FACTION!&gt;&gt;</strong></em></p>
<p><em>Et je partis sans écouter la suite.</em></p>
<p> </p>
<p><em>&lt;&lt;  -STOP! On ne passe pas!&gt;&gt; me dit un des gardes devants la porte, d'un air sévère.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Mais je ne suis pas un "a une alimentation à base de matériaux servant à la conception de divers habits"!</em></p>
<p><em>  - Ça ne change rien. Tu ne peux pas voir le roi!</em></p>
<p><em>  - Je passerai quand m...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Avant que je ne puisse terminer ma phrase, son épée était contre mon cou.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - dernier avertissement!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Ho là là! Qu'ils étaient forts! Qu'ils étaient beau! Qu'ils sentaient bon le purin chaud!</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - et bien, vous êtes d'un sacré niv...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Ils tressaillirent.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - ne recommence plus jamais!</em></p>
<p><em>  - hein? Mais je ne vous ai ni insulter, ni a...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Ils se bouchèrent les oreilles et tombèrent tous à genoux, et certains se roulèrent même par terre en pleurant</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Pitié, arrête! Passe si tu veux, mais arrête ça!</em></p>
<p><em>  - Mais... Je n'y comp...</em></p>
<p><em>  - AAAARGH!!! Arrête!!! Pitié!!!&gt;&gt;</em></p>
<p><em>J'ouvris la porte et, pour tester, dit</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - ...Ni?&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Ils s'écroulèrent tous, inconscients.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Mon cœur fondit.</em></p>
<p><em>Qu'il était mignon, si petit, avec sa couronne et son sceptre!</em></p>
<p><em>Je perdis tout contrôle de moi-même -SI, j'en avais, d'abord! Et, poussant mon cri de guerre (<strong>câââââââliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin</strong>!), je lui sautai dessus pour le serrer dans mes bras.</em></p>
<p><em>Il ne s'y attendait pas, et fut entraîné par mon élan.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Il se cogna la tête contre le trône et perdit connaissance. Moi, j'étais tombé face contre terre.</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Ouïe...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Je m'appuyais sur le trône pour me relever quand, toujours appuyé, je vis qu'il avait perdu sa couronne dans la chute, et moi, j'avais perdu mon bonbon. Je ramassai les deux, toujours appuyé sur le trône, et, à peine les avais-je saisis que...</em></p>
<p> </p>
<p><em>BOUM!!!</em></p>
<p><em>Une explosion! Ils devaient faire un feu d'artifice, dehors!</em></p>
<p><em>Je courus, courus, courus, jusqu'à atteindre la sortie.</em></p>
<p><em>Là, je trébuchai et tombai</em></p>
<p><em>&lt;&lt;  - Ouïe...&gt;&gt;</em></p>
<p><em>Ce qui m'avait fait tomber était un joli parchemin. Je décidai de le garder et, ivre de fatigue à cause de cette épopée, et de douleur à cause de mes nombreuses chutes, je partis me reposer dans une auberge...</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8481</guid><pubDate>Wed, 18 Dec 2013 11:16:33 +0000</pubDate></item><item><title>Visions...</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8461-visions/</link><description><![CDATA[<p><em>L'ombre du chasseur danse sur les murs, mise en lumière par les torches et la lueur émanant des cristaux du Rachsräk. Insensible à cette aura menaçante, je poursuis ma route dans la mine légendaire des nains, mon arbalète se balançant dans mon dos au rythme de mes pas. Combien déjà se sont engouffrés dans les ténèbres du monde, à la recherche de l'or et de la gloire ? Je n'en sais rien. Du peu que je connais des hommes et des femmes qui rôdent sur ce monde, je peux toutefois en assurer l'avidité et la soif de reconnaissance, tous œuvrant dans ce but, sous couvert d'étendards et de morales qui ne servent qu'à les absoudre de leurs exactions les plus vicieuses, afin que le voile de la honte ne vienne assombrir leur cœurs si persuadés.</em></p>
<p> </p>
<p><em>J'entends sans écouter les élucubrations d'un groupe d'individus croyant détenir la sainte vérité en ce monde. Je reconnais certains visages dans ce groupe, comme celui d'Exoriel, avec laquelle nous avions eu un différent sur la notion de fanatisme. Dans l'ombre de la caverne, je me permets de sourire : la puissance et l'empressement de ses mots ont quelque chose de fanatique aussi. Je ne comprends que mal comment peut-on voir quelque chose de mauvais dans le fait de voir ses actes et ses paroles dictées par une condition supérieure. Au moins suis-je fidèle à mes convictions, étranger à cette faculté d'embrasser ses idées lorsqu'elles nous conviennent, puis de les rejeter avec pertes et fracas lorsqu'elles ne nous conviennent plus. Toute cette connotation négative lorsqu'on parle des Sentinelles. Chaos, destruction, deuil, pleurs. Voici quels sont les apanages de notre Ordre.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Nul ne parle d'Avènement, de liberté, de volonté de l'Unique. Nul n'a lu les Enseignements, texte écrit d'un être jugé maléfique, et ne pouvant être que néfaste pour la communauté. Et, au fond, pourquoi le feraient-ils ? Tous profitent depuis tellement d'années du miasme collectif qu'ils ont eux-mêmes façonné, créant ainsi un système entier dans le seul but de justifier leurs actes sans le moindre intérêt collectif. La routine s'est emparée de ce monde depuis trop de temps déjà, et, si dans notre fougue nous avons cru être en mesure de changer ce comportement entré dans les mœurs collectives, nos échecs nous démontrent que l'état de ce Monde est pire que nous le pensions. La vérité, c'est que le Karma et les Factions ne sont que des mirages, inventés par ceux-là même qui les utilisent et revendiquent ouvertement la justesse de leur propos. Comme si finalement, nous devions nous excuser d'instaurer un mode de pensée différent, une façon d'explorer ce monde qui ne leur convient pas. Sentiment amer... Ils nous reprochent ce qu'ils font subir à ce monde depuis leurs débuts. Hypocrisie probable, stupidité certaine.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Je suis entré dans une salle sombre, qui gène chacun de mes mouvements. L'utilité de mon arbalète est réduite à néant, faute d'espace pour pouvoir la manier convenablement. Là, devant moi, un garde nain. Sans doute empêche-t-il les gobelins de passer. Ultime défense avant que ne s'effondre cet endroit mystique et intemporel. La corne de Raptocorne descend subtilement le long de mon poignet droit, dans ma manche, et en un éclair, se retrouve fichée dans la carotide du nain. Celui-ci s'effondre, et son cri pour prévenir ses congénères cachés dans la pénombre aux alentours se transforme en un gargouillis ignoble. J'essuie le tranchant de la corne, arme terriblement efficace au corps à corps, sur le bas de ma tunique, déjà souillé du sang de tellement de victimes. Les ennemis du Kulth sont légion. Hostiles à la compréhension, attachés à leurs pratiques vieillottes, amoureux de leur routine si pathétique : tous s'opposent aux Enseignements, prenant la vague de l'évolution de plein fouet, insensibles aux embruns.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Deux factions, déjà, se détachent par leur empressement à plonger dans les abîmes de l'oubli notre mont de la connaissance, piétinant les berges de notre savoir de leurs chausses encrassées. L'une, dont les paroles et l'intelligence semblent aussi claires et vives  que cette salle ténébreuse dont pas un bruit ne vient rompre l'angoisse, nous a fait parvenir une déclaration de guerre, par l'intermédiaire d'un soldat signant l'Itinérant, la chose étant assez curieuse pour qu'on la mentionne, sans doute une espèce de clochard recueilli par ces troublions en manque flagrant d'affection, vendant ses services au plus offrant. Mais, plus surprenante encore, la raison de cette guerre, semblant trouver son origine dans l'attaque, sans que toutefois le sang ne coule, contrairement aux affirmations du clochard, sans doute alcoolisé par l'ingurgitation d'une quelconque substance par notre Commandeur d'un vestige des temps anciens, véritable reliquat d'arrogance et de suffisance comme on en trouve tellement en ce monde où tous semble perdus.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Une deuxième, que nous tenons en haute estime du fait de certains membres que nous pensions de valeur, a démontré toute l'étendue de sa perfidie et de sa soif d'emprise. Une tentative d'infiltration, niée bien évidemment par l'espion, ombre qui déshonore les véritables Ombres de ce monde, ordre éteint et enfoui dans les sables du passé depuis si longtemps, démentie par les généraux de la faction. Comme si nous pouvions attendre qu'ils agissent avec honneur en avouant leurs intentions si avilissantes, eux qui se réclament les chevaliers de la lumière, les garants du souffle de la vie. Muni de ma flûte nouvellement acquise, trouvant refuge dans un endroit inexploré de la mine, j'adresse aux murs gris et aux cristaux enfouis l'ode de la trahison et de la méfiance, complainte doucereuse dont les notes se brisent contre la roche. Est-ce qui nous attends, nous autres Sentinelles ? Allons-nous nous échouer sur les rivages de l'incompréhension à force de naviguer en ces eaux tumultueuses et inconnues ?</em></p>
<p> </p>
<p><em>Nous pouvons toutefois nous targuer de posséder le plus valeureux des capitaines. Un maître aux talents multiples, décidé à obtenir le meilleur de ses troupes. Une pensée pour chacun d'eux m'assaille. Je suis seul en cette mine, ayant résolu l'énigme du magicien fou. La solitude est mon fardeau, mon destin. Je l'ai toujours cru. Arpentant les plages d'Aqua en protégeant de loin Irenea, fouillant les forêts lugubres de Kiar Mar en essuyant les attaques honteuses de ber... membre de l'Alliance dont les attaques sans la moindre sommation ne furent pas relevées par notre Ordre... Nous aurions dû, afin de faire taire la rumeur naissante d'une faction chaotique attaquant toujours en premier. Comme toujours, il est plus facile de constater l'épine dans l'œil de son voisin, plutôt que le pieu dans le nôtre. La chasse motive tout mon être, depuis mon exil d'Ollathir. Une discipline pour laquelle je suis contraint à l'isolement, un art qui vit la création du Dîn, entité prenant le contrôle de mon esprit, conférant à mes gestes une précision diabolique. Une retraite, loin de la populace et de son tapage enfantin, qui me fit écrire les premiers Enseignements. Pas les derniers, dont l'écriture peine à venir, tant la motivation d'arpenter ces contrées que tout désigne comme étant perdues vient à disparaître. Suis-je en passe de devenir l'un des leurs ? </em></p>
<p> </p>
<p><em>Même la présence du Dîn finit par s'estomper, donnant naissance à un frémissement au plus profond de mon être, une lumière illuminant la noirceur de mon âme et l'obscurité de mes propos. Longtemps, j'ai refusé de croire en ce sentiment presqu'imperceptible, opposant aux émanations de ce tressaillement toute la conviction de mon esprit. Avant de donner un nom à cet assaut dévastateur rompant toutes mes certitudes sentimentales : Sheelah. Où était-elle ? Avait-elle succombé aux côtés des gobelins ? Ou bien avait-elle préféré aider les nains, faisant encore la preuve de la liberté totale d'action et de pensée des Sentinelles ? Quelle autre faction avait pensé à intenter un procès face à l'Homme Mystérieux, origine supposée seulement de la mutinerie qui a ravagé le Protectorat de Melrath Zorac ? Quelle autre faction avait préféré, plutôt que lever la main sur l'inconnu, panser ses blessures au cœur du chaos de la bataille ?</em></p>
<p> </p>
<p><em>Presque comme une des machines inventées par les nains, mes mouvements s'automatisent alors que je me rapproche de la sortie. Je fais finalement face au Roi des Nains, héritier séculier des richesses dont les gobelins sont privés depuis toujours. L'amalgame risible d'associer les peaux-vertes aux racines du mal est fréquent : il prouve juste le manque d'ouverture de ces esprits brumeux qui voguent sur les marais de la déraison. Mais il démontre aussi l'étendue du problème : tous, même et surtout ceux jurant s'en défaire, sont englués dans leurs considérations karmiques et morales, entravés par des règles édifiées voici près d'une décennie, alors que ce monde était différent... hérétique, déjà, mais différent, pas au bord de la rupture comme actuellement. Car je vois, je vois au-delà les monts perdus du Rachsräk, je vois au-delà du semblant de conscience collective, le précipice qui s'annonce, gouffre béant surplombant les abysses de l'esprit, n'attendant que ce qu'on s'approche du bord pour nous y engloutir.</em></p>
<p> </p>
<p><em>Sans plus de remords ou de morale, donc, puisque ces fléaux furent montés de toutes pièces par ceux qui voulaient donner un sens à leur existence minable, j'ôte la vie du Roi des Nains, aveugle quant aux conséquences de mon acte. Je viens d'éteindre une lignée aussi vieille que la roche qui m'entoure, faisant preuve de ma brutalité. Non, de ma fatalité. Ce qui doit être fait, je le ferai. C'est ainsi, mon destin, la raison même de mon existence. Je suis ce que je suis, je fais ce pourquoi je suis fait. Pas pour moi, non, pas pour moi, mais pour la gloire du nom de Niue. Je n'ai que le temps de me réfugier sur le lac, que la mèche allumée grâce au pouvoir du feu atteint le tonneau de poudre. Stoïque, je tente de rester là, mais le souffle de l'explosion m'arrache du sol, tel un bolet à ses racines. Revenant à moi, je ne distingue plus les parois rocheuses de la caverne abritant le lac. A mes pieds, un objet pour le moins curieux, roulé. Comme une sensation de déjà vu. Impression tenace, qui me poursuit dans tous mes voyages. L'assurance de connaître cette situation. Le début de la fin.</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8461</guid><pubDate>Wed, 11 Dec 2013 15:59:58 +0000</pubDate></item><item><title>Le Royaume sous la Montagne</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8472-le-royaume-sous-la-montagne/</link><description><![CDATA[<p><strong><u>L'ître Mystérieux "“ Le Royaume sous la Montagne</u></strong></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>C'est d'une plume neuve, achetée grâce au pillage de la Salle du Trésor des nains, que je couche ces quelques lignes, marques de mon succès le plus total dans cette nouvelle entreprise. Il n'a pas été simple de retrouver la trace du Rachsräk. La plupart des récits qui portent ce nom n'en faisaient qu'une mention, évitant soigneusement de délivrer l'information capitale pour tous ceux qui désirent s'octroyer les richesses de la mine : l'entrée du Rachsräk. J'ai dû soudoyer bien des archivistes avares et assassiner bien des bibliothécaires récalcitrants pour mettre la main sur le chemin qui mène au Lac Souterrain, cavité naturelle qui marque l'entrée de la mine. Je me suis également mis au fait de la rivalité opposant les nains aux gobelins : un affrontement qui servirait à merveille mes intentions.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Après les évènements de la mutinerie, je devais me faire discret : sous ma capuche, nul n'avait pu apercevoir mes traits, cependant tous étaient au courant de mon existence et de mes intentions chaotiques pour ce monde. Aussi avais-je fait croire à ma mort, alors que tous avaient oublié leur aversion fraternelle pour se livrer à un formidable massacre sur sa personne. Ainsi, là, sans preuves ni certitudes, sans même connaître mon identité, harmoniques comme maléfiques s'étaient joints dans la stupidité humaine pour me mettre à terre. Un sourire me vient à ce souvenir... Ils avaient cru gagner, mais cela ne faisait que commencer. Ils ne pouvaient connaître mes objectifs, ils ne pouvaient saisir l'enjeu de ma présence. Ils ne sont qu'humains, hybrides indignes et secondaires.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Quand les derniers trublions, semblant revenir à la raison après le massacre auquel tous s'adonnèrent sur ma modeste personne, retournèrent dans leurs contrées et leurs fortins bâtis de pierres et de bois, je bravais une nouvelle fois les barrières de la Nécropole, insensible aux retenues et aux entraves, pour me mettre en route vers les mines. Là, dans une fissure que tous semblaient pourtant avoir exploré en long, en large et en travers, je trouvais le passage et débouchait dans le lac souterrain. Je distinguais immédiatement un feu de camp, sur la rive droite du lac, et devinait là la présence des gobelins, interdits de séjour dans le Rachsräk. Brisant mon aversion pour ces nouveaux hybrides, je me décidais à les amadouer.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>La stupidité de leur race ne souffre d'aucun doute. Il ne m'a fallu que leur faire la démonstration que quelques unes de mes capacités pour qu'ils me traitent comme une sorte de prophète, venu réparer les erreurs du passé en leur ouvrant béantes  les portes du Rachsräk, pour qu'ils puissent s'abandonner à leur implacable vengeance tant attendue. Ce serait le chaos, une abomination sans nom, et les nains ne survivraient pas, car ils tiraient leurs forces de leurs fortifications : sans les murs du Rachsräk, ils seraient submergés et voués à l'extinction totale. J'enseignais donc aux gobelins, non sans peine, les moyens non seulement de pénétrer dans le Rachsräk, mais aussi et surtout comment concevoir une poudre qui ferait s'effondrer à jamais la mine. Je n'eus aucune peine à cacher mes véritables intentions, comme le fait que si la mine s'effondrait, les gobelins périraient aussi, tellement cette race était stupide.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>En ayant fini avec les gobelins, je pris congé de leur grand Shaman, Torrn, et me dirigeait vers le Rachsräk. Je brisais facilement l'énigme de la porte, détachant la lance de la statue afin de retrouver la plaque d'or dans le fond du lac.  J'ai parlé à Gromst, l'éclaireur des nains, qui se trouvait être curieux de voir ce qu'une « grande personne », comme il m'appelait, pouvait bien vouloir au paisible peuple des nains du Rachsräk. Le convaincre, ainsi qu'Argüs, le capitaine bourru des nains, de mes bonnes intentions fut difficile, et je me trouvais ainsi obligé d'occire quelques-uns de ces gobelins à qui j'avais enseigné l'art de combattre, afin de prouver ma bonne foi. Bien entendu, je n'éprouvai aucun remord : ma condition supérieure, ainsi que le dessein que je poursuivais, m'autorisait sans grands état d'âme d'apporter la mort sur les chaumières de ces pathétiques insectes.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Mais, comme toujours, je réussissais, fort de paroles mielleuses et de cadeaux dorés, car nul n'est plus avare qu'un nain, et la mutinerie m'avait rendu immensément riche, puisque j'avais réussi, pendant la révolte des gardes, à dérober des coffres entiers de la solde future des soldats. Je n'éprouvais et n'éprouve toujours qu'un vague intérêt pour l'or, insensible à ce métal brillant qui suscite tant de guerres et de trahisons. D'ailleurs, toutes les pierres précieuses du Rachsräk, scintillant au fond de l'abîme que gardait un vieux fou, ne m'intéressaient nullement. Du moins, pas au sens où tous l'entendaient.  De cette manière, je me séparais d'un grand nombre de mes richesses sans plus de morale que lorsque je devais tuer les gobelins. Chaque conversation, chaque meurtre, chaque don était une porte qu'il fallait ouvrir pour accéder à mon objectif. Bien vite, fort de mon expérience et de mes cadeaux, je devins le confident du Roi des Nains. Et, la veille de l'attaque prévue des gobelins, je susurrais à l'oreille du régent du Rachsräk la rumeur d'une attaque, lui chuchotant dans l'ombre des plans de défense afin de tenter de repousser les gobelins.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Et puis ce fut l'invasion. Un entrechoquement de haches et de flèches, de boucliers fracassés, de gerbes de sang et de trippes jaillissant des entrailles des protagonistes. Un autel dédié à la barbarie, au chaos. Invisible au milieu de tous, je savourais l'instant présent, me délectant de chaque giclée d'hémoglobine, respirant à chaque dernier souffle d'un mourant, frémissant sous les râles de l'agonisant. Bientôt, les nains, comme je l'avais prévu, furent contraints de battre en retraite, et se réfugièrent au-delà du pont surplombant l'abîme. L'heure était venue de faire intervenir une troisième race, celle qui dessinait l'histoire de ce monde, celle à qui appartenaient les clés de l'avenir de la Terre des Éléments. Un sentiment abject m'assaille à chaque fois que je songe à cette race bipède, douée tant pour l'amour que pour la haine, familière des décisions les plus surprenantes et les plus saugrenues : les humains.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Je fis ainsi doucement circuler la nouvelle de l'entrée au Rachsräk par la fissure de la mine dans les cercles élitistes de Melrath Zorac et des autres places fortes du Royaume des Hommes. Mes relations étaient nombreuses et toujours discrètes : si bien qu'une nouvelle fois, personne ne pourrait risquer de remonter jusqu'à moi. Bien entendu, à l'annonce d'un  accès possible aux trésors enfouis des nains, nombreux furent ceux qui s'empressèrent de rejoindre le Rachsräk. Là, certains firent le choix d'aider les gobelins, d'autres préférèrent aider les nains. Tous aussi inconscients les uns que les autres du véritable danger, de la raison qui motivait leurs aventures en ce monde sous la montagne. Quelle que soit l'aide apportée à l'un ou l'autre camp, mes objectifs seraient atteints. Afin de parachever mon œuvre, je fis ressurgir, du côté des nains, le mythe de l'Artefact Perdu, curieuse petite pierre qui, appliquée sur le trône des Nains, avait le pouvoir de clore à jamais les portes des Nains.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Toutes les pièces étaient maintenant en place sur l'échiquier et tous étaient maintenant affairés à envahir ou se défendre, de sorte que je pus enfin me livrer au vol de ce que j'étais venu chercher ici. Descendant dans les abysses du monde, je soudoyais un esprit puissant, gardien de la Relique du Rachsräk, puissant sortilège dont l'utilité était inconnue de tous... mais pas de moi. Je remerciais l'esprit en le dématérialisant entièrement, de sorte à ce que jamais il ne puisse relater mon intrusion, si toutefois par chance il survivait à l'explosion proche. L'heure approchait où je pourrais enfin me servir de la Relique pour déchaîner le chaos en ce monde. Mais toutes les phases de mon plan audacieux et sans failles n'étaient pas encore prêtes. Alors, quittant la mine à jamais, je me croyais en sécurité... Mais le bruit infernal de l'explosion eut vite fait de me convaincre de mon erreur d'appréciation. Je fus soulevé et projeté par le souffle de l'explosion tel un chiffon s'envolant sous le vent, heurtant avec fracas la paroi du tunnel, dans la poussière causée par la destruction complète du Rachsräk. Me relevant, je m'apercevais avec gravité que la plupart des parchemins que je possédais avaient été semés sous le coup de l'explosion. Les humains allaient arriver, je n'avais plus le temps de les reprendre. Je me rassurais en pensant que tous les protagonistes, toutes les allusions à ma présence en ces lieux avaient disparu.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Je goûtais enfin au repos après ces derniers évènements, me promettant que prochainement, je ferais de nouveau parler de moi. Certes, les aventuriers avaient dû apprendre auprès de Torrn ou des Nains le surnom que tous m'attribuaient, alliés comme ennemis : l'Architecte. Mais c'était un savoir bien dérisoire à côté de l'enjeu qui nous attendait tous.</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8472</guid><pubDate>Sun, 15 Dec 2013 20:07:10 +0000</pubDate></item><item><title>L'Invasion</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8459-linvasion/</link><description><![CDATA[<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"><strong><u>Journal d'une invasion</u></strong></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"><strong><u>Par Torrn Srakvas, Grand Shaman Gobelin</u></strong></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"><strong>La marche du Juste</strong></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">Douce symphonie que le rythme rapide et régulier de milliers de pas coordonnés, dirigés vers un seul but. L'ultime but. La délivrance de tout un peuple. Des milliers d'années d'exil, de pauvreté, d'errance, de survie, enfin achevés. La haine, la violence, l'horreur s'abattront sur les mines du Rachsräk ce soir. L'ère des nains est révolue. Voici venir l'ère des Gobelins...</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">Cette incessante persécution se meurt au rythme des battements de tambour, l'euphorie est grandissante à la montée des clameurs au sein des troupes. Une page de l'Histoire est sur le point de se tourner, une autre se noircit déjà, contant les dernières heures de tout un peuple, écrivant les premières d'une nouvelle hégémonie. Le règne sans partage d'une civilisation inconnue, perdue dans les abysses du Monde, absente de la mémoire collective, infructueuse dans ses précédentes tentatives d'élévation.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">Le monde élémentalien apprendra à craindre ce nom qui fût jadis humilié, couvert de honte. L'heure cependant n'est pas à l'apitoiement, elle est aux chants. Chants guerriers, bestiaux, illustration d'un but qui jamais n'est mort. Il semblerait néanmoins que le but de toute vie, soit de finir. Que la notre finisse dans la liesse et les orgies plutôt que dans la tristesse et la sauvagerie. Le bonheur des nains n'a que trop duré, celui des gobelins se doit de commencer.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">Notre plan est sans failles, l'Homme Mystérieux nous l'a assuré. Il sera décemment récompensé.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"><strong>De la noirceur surgit la lumière</strong></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">Nous progressons vite. Nous avons écrasé les premiers gardes et excavateurs de la première mine sans grande difficulté.  Son accès est désormais fait d'un amas de chair et de sang, tel un boyau humain il est poisseux, répugnant et terriblement glissant. Doux avertissement pour tout aventurier insensible à notre cause et fragile d'estomac. L'odeur est pestilentielle, les mouches sont aussi grosses qu'un poing humain, aussi noires que la nuit à son firmament le plus obscur.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">La fissure s'est affaissée, nous avons pris position autour du lac souterrain, forçant les nains à abandonner l'entrée de leur précieux Rachsräk. Aucun prisonnier, les soldats sont prévenus, alors que les archers prennent grand plaisir à se dessaisir des différents records qu'ils ont pu instaurer.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">La Garde naine s'est réfugiée au-delà du mur, protégeant ses corridors. Mais nous les massacrons un à un, le fer s'enfonçant rageusement dans la chair, les langues se délectant inlassablement du goût du sang aux fragrances de victoire. Les coups pleuvent, les flèches assombrissent les lieux, voilà que le vaillant capitaine Argüs lutte vainement dans l'espoir de préserver ses forges de la sauvagerie de l'être. Abandonné par ses Généraux, retranchés derrière le Dhakum Dza avec le plus gros de leurs troupes. Pitoyablement prévisible.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">Seul le dégoût m'inspire à l'heure où je noircis ce feuillet. Je me trouve aux côtés d'Ursgür dans notre nouveau quartier général. Mon bras droit, ma chair, mon sang. Et nous préparons le tumultueux final de notre quête. í€ vous qui lisez ces lignes, je me nomme Torrn Srakvas, et tout l'or du Rachsräk m'ouvre ses bras. Bientôt vous ne souffrirez plus de ces maux qui vous hantent, car bientôt, vous serez à mes côtés, régnant en maître sur le monde minier, ou aux leurs, carcasses gisantes au milieu de la salle du trône, dévorés par des charognards. Regards vides contemplant les restes du Roi nain, d'Arashtäk et de Reüsik.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;">Rejoignez-les, ou rejoignez-moi.</p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"> </p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;text-align:center;"><img src="http://imageshack.us/a/img706/3030/h5gl.png" alt="h5gl.png"></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8459</guid><pubDate>Fri, 06 Dec 2013 20:06:49 +0000</pubDate></item><item><title>Les Gobelins</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8455-les-gobelins/</link><description><![CDATA[<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Les gobelins du Rachsräk sont, depuis toujours, les ennemis jurés des nains. Nul ne connait avec exactitude les raisons qui poussent ces deux races à une haine terrible et héréditaire. Pour les nains, sournois et avares, c'est la faute des gobelins. En revanche, les gobelins prétendent que lorsque leurs deux peuples vivaient en paix sur les contreforts rocheux du Rachsräk, un nain membre de la famille royale aurait abusé de la confiance des gobelins pour ternir l'honneur de la compagne du chef des gobelins. Toutefois, si vous les interrogez, la plupart vous diront que cette histoire est une légende, et que la raison actuelle des combats se trouve dans le fait que les nains vivent dans les salles d'or et de cristaux du Rachsräk, tandis que le peuple des gobelins se retrouve cantonné à vivre dans les cavernes entourant le Lac Souterrain, se nourrissant des rares poissons qu'ils peuvent y trouver.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em> </em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Le système politique des gobelins du Rachsräk a motivé l'histoire sanglante de cette race particulière de Gobelins. Pour faire simple, le pouvoir revient toujours à celui qui frappe ou crie le plus fort, qui se donne alors aussitôt le titre de Grand Shaman. Inspiré par les quelques récits des royaumes d'autres races qui les entouraient, les gobelins ont bien essayé d'adapter leur système, mais toujours en vain. Ainsi, lorsqu'ils s'essayèrent à la démocratie en organisant des élections, ils se rendirent vite compte d'un problème épineux : l'immense majorité des gobelins était incapable de lire, et choisit donc le papier contenant le nom le plus long, parce que ça faisait intellectuel.  Ils tentèrent aussi d'établir une monarchie, toutefois le gobelin qui essaya d'établir sa monarchie de droit divin "“ il s'appelait Loxuisiv - n'eut pas le temps de terminer son auto proclamation qu'il s'était déjà fait trucider. Depuis, les gobelins du Rachsräk s'en tinrent à leur organisation initiale. Le pouvoir irait à celui qui le prendrait.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em> </em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>De fait, le mandat moyen d'un Grand Shaman ne durait généralement qu'une poignée de semaines. Dans la précarité de leur situation, condamnés à vivre du peu de nourriture qu'ils peuvent pêcher et voués à l'errance dans les cavernes lugubres aux portes du Rachsräk, la colère faisait en sorte de remplacer rapidement les Grands Shamans qui n'arrivaient pas à forcer les portes de la mine des Nains. Ainsi se succédèrent les millénaires, les nains tentant quelques escarmouches contre les campements des gobelins, ces derniers tentant d'exploiter la moindre faille pour pénétrer à l'intérieur de la mine. Jusqu'à ce jour où les gobelins du Rachsräk virent arriver ce qu'ils prirent pour la Lumière qui pourrait éclairer leur sombre existence et les mener vers l'intérieur de la mine, sous les traits invisibles de l'Homme Mystérieux.</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em> </em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>C'était Brazi qui était alors le Grand Shaman des Gobelins. Fait exceptionnel, il était en poste depuis plusieurs années, son succès à la tête des gobelins s'étant fait grâce à la découverte de la technologie du feu, qui, si elle était grandement utilisée dans les Forges des Nains, était totalement étrangère aux gobelins qui étaient réduits à manger le fruit de leur pêche cru. Cette découverte lui avait valu une grande reconnaissance de ses pairs, si bien que pour une période assez longue personne n'osa se soulever contre lui. Jusqu'à ce qu'un clan rival, étonnement organisé pour des gobelins, se livre à un massacre astucieux, décapitant tous les grands généraux gobelins.  Ils noyèrent Brazi, et celui qui le remplaça, Torrn (qui était en vérité une marionnette agissant pour l'Homme Mystérieux) proclama au peuple gobelin que « Le Cas Brazi dormait avec les poissons ».</em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em> </em></p>
<p style="color:rgb(40,40,40);font-family:helvetica, arial, sans-serif;"><em>Torrn ne s'arrêta pas là. Sous les conseils de celui qui le manipulait, il commença à préparer minutieusement une offensive pour rentrer dans le Rachsräk. Ils avaient même réussi à entrer en possession, toujours grâce à leur étrange mentor, de barils de poudre dont ils étaient désireux de se servir afin de faire sauter la mine. Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'ils lancent leur offensive. Les nains seraient totalement pris au dépourvu...</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8455</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2013 20:11:02 +0000</pubDate></item><item><title>Les Nains</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8440-les-nains/</link><description><![CDATA[<div> </div>
<div>
<div>
<div>
<p>Mémoires du Rachsräk</p>
<p>Par Reüsik, Général et Archiviste des Nains</p>
 
<p> </p>
<p><strong>Fondements</strong></p>
<p>« Nous sommes les descendants d'Arzym Orgür, premier nain sur ces terres, premier à rejoindre le panthéon des Dieux. Sacrifié sur l'autel de la violence, il est chanté en exemple, car le Rachsräk est son œuvre. Il en est le cœur, et son sang insuffle chaque souffle de vie en son sein...  </p>
<p> </p>
</div>
<div>Vagabond sauvage, traqué par les Hommes, Arzym Orgür a su fédérer ses frères et sœurs autour d'un but commun : faire front. Des décennies durant, il a arpenté le monde des éléments à la recherche de ses semblables. Sauvages ou civilisés, esclaves ou émancipés. Tous se joignirent à lui. Son discours ferme et passionné, sa verve, son envie de réussir et de porter haut les couleurs naines achevèrent de convaincre les sceptiques.</div>
<div> </div>
<div>Ensemble, ils créèrent l'ancienne mine de Melrath Zorac, estimant que le métier de mineur les démarquerait des autres en plus de leur petite taille. Ils se rendirent indispensables aux métiers de troc, mettant en circulation des ressources rarissimes et très vite leur activité les mena à la consécration. Ils étaient respectés pour leur travail, leur efficacité, leur capacité à rendre magnifique une pierre quelconque, à lui donner mille éclats et à en révéler la pureté.</div>
<div> </div>
<div>Malheureusement, le minerai finit par s'épuiser et disparaître dans les profondeurs les plus sombres de la terre. Alors, une nouvelle mine fût créée plus au nord, au cœur du désert Puis Arzym fût porté disparu. Les nains, anéantis par cette perte, disparurent à leur tour. Exit les marchés, les foires, les ventes au pied levé, sous le manteau. Ils se retirèrent du monde et de ses défauts, seul compta le forage et leur quête d'identité. </div>
<div> </div>
<div>Le monde pleura leur disparition, leurs œuvres devenant rarissimes s'échangèrent à des prix exorbitants, prouvant alors que personne ne pouvait se passer d'eux... »</div>
<div> </div>
<div><strong>Le Rachsräk</strong></div>
<div> </div>
<div>« Imaginez un lieu dont la beauté vous coupe le souffle, restez assis, et profitez de la légère brise qui caresse votre visage. Fermez les yeux, écoutez le léger bruissement de l'eau qui s'écoule le long d'un mur, laisser ce léger parfum de mousse effleurer vos narines. Vous éprouvez maintenant ce qu'a éprouvé Arzym Orgür lorsqu'il est passé au-delà de la fissure, et que son corps a dévalé la pente vertigineuse qui la prolongeait. Il n'eut pas mal, il en oublia tout concept de douleur. </div>
<div> </div>
<div>Il n'eut cependant pas le temps d'en jouir pleinement. Il était poursuivit. Poursuivit par la noirceur de ce monde. Par l'envie, par la haine qui rongeaient sa race. Il a couru. Longtemps. Puis la mort l'a enserré de ses griffes acérées alors qu'il touchait du doigt ce à quoi il aspirait : une nouvelle dimension. Aucune description de son meurtre ne m'a été rapportée, néanmoins nous sommes sûrs que son sang a recouvert les parois, les rendant poisseuses, que son corps s'est affalé sur le sol moite, et que son esprit s'est imprimé en chaque parcelle de terre et de pierre, leur donnant un nouvel éclat ...</div>
<div> </div>
<div>Nous avons découvert le cœur du Rachsräk vingt années après sa disparition. La mine ayant rendu son dernier minerai, nous cherchions autre chose. Puis nous l'avons trouvé. Alors nous avons construit une mine sans précédent, à la hauteur de sa beauté et de sa majesté. Nous avons aménagé le lac souterrain, bâti une nouvelle forge, établi des passages, et des lieux en l'honneur de notre guide si tragiquement disparu. </div>
<div> </div>
<div>Nous avons inventé de nouvelles techniques de taillage, créé de nouveaux ornements, de nouvelles sculptures aussi magnifiques les unes que les autres. De l'or, des diamants, du cuivre et bien d'autres matières constituent désormais la vitrine de notre cœur, de notre fierté.</div>
<div> </div>
<div>Mais aujourd'hui de sombres heures se profilent ... »</div>
<div> </div>
<div><strong>Des abysses s'échappe le mal...</strong></div>
<div> </div>
<div>« Depuis l'aube des temps, à la création de ce monde, nous nous battons. Nous menons cette guerre contre le mal qui nous ronge. Nous affrontons nos démons, ceux qui jadis furent nos frères. Gobelins. C'est le nom qu'ils se sont choisi lors de leur émancipation. Ils n'étaient alors pas ce qu'ils sont aujourd'hui. Autrefois ils étaient les égaux des nains : fiers, bien portants, joyeux et partageurs. Mais la gangrène de ce monde les a rattrapés. Nous avons posé côte à côte les fondements du Rachsräk, talentueux sculpteurs, ils ont créé bien des ornements à notre gloire, mais c'est d'un autre temps... </div>
<div> </div>
<div>Peu à peu, ils sont devenus froids, distants, calculateurs et terriblement gourmands. Assoiffés de pouvoir, ivres de convoitise. Un groupuscule s'est formé, dans le plus grand secret, fomentant assassinats et tentatives de coup d'État. Puis ils furent percés à jour. Assassins du premier d'entre nous. A certains fût offert la mort. L'exil tendit les bras aux autres, les accueillant dans les abysses du mal, choyant leur désir de vengeance, couvant leur colère et leur chagrin.</div>
<div> </div>
<div>Repliés sur eux-mêmes, nourrissant leur culte de vengeance, ils se réadaptèrent à leur environnement, hostile, perdant au fil du temps leur condition d'égaux des nains. Leur apparence changea tout autant. Les poils tombèrent, les traits s'affaissèrent, les dents devinrent pointes acérées, les yeux s'emplirent de haine et de sang. De génération en génération, la mutation prit plus d'ampleur, et de leur histoire ils ne retinrent que la rancœur.</div>
<div> </div>
<div>Ceci est notre genèse à tous, mais cette histoire n'est finalement qu'une légende depuis longtemps oubliée par les jeunes nains que nous sommes. Seuls les anciens sont détenteurs des clés de ce récit, de sa vérité. Quant à nous, nous nous contentons de vivre en écoutant ces histoires que nous tenons pour de la fiction.  </div>
<div> </div>
<div>Cependant les signes ne trompent pas. Une force obscure est à l'œuvre. Elle est la quintessence du mal et nous ne sommes pas encore prêts à l'affronter... » </div>
<div> </div>
<div> <strong>L'Espoir renaissant</strong></div>
<div> </div>
<div>« Un Homme Mystérieux est venu à notre rencontre il y a peu. Sa mise en garde a été sans équivoques : les gobelins préparent un coup qui marquera à jamais l'Histoire de nos deux civilisations. Ensemble nous avons créé un plan de défense. Il paraît sans failles, mais, pour la première fois depuis des siècles d'existence à repousser les attaques incessantes de nos ennemis, nous sommes acculés et trop peu expérimentés. Alors nous avons besoin d'une aide extérieure, la votre nobles aventuriers élémentaliens.</div>
<div> </div>
<div>Il en va de la survie de notre race. Vous vous demandez certainement quelle est la signification de l'appellation Rachsräk. Pour nous il s'agît de l'Espoir... L'Espoir d'un monde nouveau, sans ombrages, sans Gobelins... »</div>
<div> </div>
</div>
</div>]]></description><guid isPermaLink="false">8440</guid><pubDate>Fri, 29 Nov 2013 20:18:19 +0000</pubDate></item></channel></rss>
