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<rss version="2.0"><channel><title>Le manoir derniers sujets</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/forum/136-le-manoir/</link><description>Le manoir derniers sujets</description><language>fr</language><item><title>Happ&#xE9;e par des vents pires...</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8376-happ%3F%3Fe-par-des-vents-pires/</link><description><![CDATA[<p><em>Cela fait combien de temps maintenant ?</em></p>
<p> </p>
<p>Curieusement, la question paraissait presque dépourvue de sens. Ici, le temps semblait comme... figé. Bien que la vaste bâtisse du comte ne manquât pas de fenêtres, il n'y avait pas réellement d'alternance jour-nuit : la grisaille de la journée laissait simplement place à une obscurité plus épaisse, et voilà tout.</p>
<p> </p>
<p><em>Des jours entiers... plus d'une semaine, je dirais.</em></p>
<p> </p>
<p>Et encore, cela lui avait paru bien plus long. Certes, en tant que drow, la pénombre perpétuelle ne dérangeait nullement Suyvel, mais... il y avait quelque chose dans l'air qui la mettait mal à l'aise. Comme une aura qui pesait sur ses épaules telle une chape de plomb. Comme si les murs du manoir du comte lui hurlaient en permanence un avertissement silencieux.</p>
<p> </p>
<p><em>Comme si ce lieu était maudit.</em></p>
<p> </p>
<p>Ici, tous erraient comme des âmes en peine. Lorsqu'elle croisait un autre membre du Souffle d'Eolia, ils échangeaient les dernières nouvelles à voix basse, et chacun repartait de son côté. Suyvel avait même croisé des ennemis de sa faction... et chacun avait poursuivi sa route sans signe d'hostilité, comme si toute velléité offensive les avait quittés. C'était certes préférable ainsi, mais c'était anormal... et dérangeant. Voire franchement inquiétant.</p>
<p> </p>
<p><em>Que se passera-t-il quand je serai en danger ?</em></p>
<p> </p>
<p>La question valait d'être posée, et Suyvel ne tarda pas à s'en rendre compte. Le premier coup de semonce fut une alerte sans frais, mais se sentir impuissante devant une petite fille "“ fût-elle une vampire "“ n'augurait rien de bon pour la suite. L'elfe noire en fut quitte pour s'enfuir dans les couloirs et rester en permanence sur le qui-vive. Elle n'oubliait pas ce que la gamine lui avait promis : « si je te trouve , je te mords ! »</p>
<p> </p>
<p><em>Non merci, sans façons !</em></p>
<p> </p>
<p>La seconde alerte avait été bien plus périlleuse. Vlad, un cyclope employé comme bourreau par le comte, avait voulu exercer son art sur elle, et la découper en quartiers. Suyvel avait réagi en faisant face... et ses sortilèges s'étaient révélés inopérants ! Fort heureusement, la mince elfe noire s'était faufilée par un trou dans le mur que l'impressionnante carrure du cyclope lui avait interdit d'emprunter. Bref, elle s'en était tirée à bon compte mais elle savait désormais que sa situation était pour le moins précaire. Pour ne pas dire critique.</p>
<p> </p>
<p><em>Que fais-je encore ici ?</em></p>
<p> </p>
<p>Ca, c'était une bonne question. Une fichue bonne question !</p>
<p> </p>
<p>Une fois résolue l'énigme à l'entrée du manoir, elle avait découvert qu'elle pouvait y entrer et en sortir librement. Elle n'était nullement prisonnière et pouvait donc à tout moment prendre ses cliques et ses claques, franchir une dernière fois la porte d'entrée et ne jamais revenir mettre ne serait-ce que la pointe d'un orteil en cet horrible endroit. Cependant, elle n'aimait pas rester sur un échec. Et puis une idée l'avait arrêtée.</p>
<p> </p>
<p><em>Si personne n'arrête le comte, les attaques et les disparitions continueront.</em></p>
<p> </p>
<p>Alors, envers et contre tout, elle était restée. Et ne l'avait pas tant regretté que ce qu'elle l'avait imaginé. Le manoir, petit à petit, lui avait livré ses secrets. Ses passages dérobés. Ses mécanismes dissimulés. Ses clés cachées. Et surtout, d'intéressantes informations provenant de deux invités du comte, deux malheureux croupissant dans ses geôles depuis belle lurette. Le comte Alucard était un puissant vampire, et elle tenait désormais la méthode d'un authentique chasseur de vampires pour en finir avec ce genre de créatures. Ce qui redressait la balance en sa faveur.</p>
<p> </p>
<p><em>J'ai encore mes chances.</em></p>
<p> </p>
<p>Pour autant, ce n'était pas gagné : elle avait dû s'employer à trouver tous les éléments nécessaires pour produire une arme capable de terrasser le monstre qui régnait sur ce manoir. Et lorsqu'elle s'était engagée dans le labyrinthe menant à la crypte du comte, elle serrait convulsivement entre ses doigts le pieu d'argent caché dans sa besace. Le manoir avait finalement révélé ses derniers secrets, Suyvel se trouvait en possession des emblèmes indispensables à l'ouverture de la crypte du comte.</p>
<p> </p>
<p>Et ainsi se retrouvait-elle devant le tombeau du comte Alucard.</p>
<p> </p>]]></description><guid isPermaLink="false">8376</guid><pubDate>Fri, 18 Oct 2013 18:23:37 +0000</pubDate></item><item><title>"Pr&#xE9;mices du Cycle" [Sentinelles de Niue]</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8360-pr%3F%3Fmices-du-cycle-sentinelles-de-niue/</link><description><![CDATA[<p style="text-align:center;"><strong><u><em>Vraäksekrac, Hérétique</em></u></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><u><em>Carnets du Néant "“ Temple de Niue</em></u></strong></p>
<p style="text-align:center;"> </p>
<p style="text-align:center;"> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>« L'homme n'a jamais su trouver sa place. Y rester du moins. Dans sa faible condition, il a toujours cherché à conquérir des territoires lui étant inconnus, dans une quête inutile de puissance. L'Homme n'a jamais pu se contenter de vivre simplement. Assoiffé de connaissances et de pouvoir, il s'est perdu en chemin, ivre d'évolution, repu par ses courses effrénées à la domination. L'Homme s'est désagrégé, perdant toute crédibilité, donnant naissance à des créatures répugnantes ... à son image.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>L'Homme est mauvais. Trompeur, vicieux, affabulateur, calculateur, froid. Vampirique. Risible à souhait, il se complait à véhiculer une image d'être suffisant. Qu'en dire alors qu'il n'utilise pas même le quart de son potentiel cognitif. L'Homme est fainéant. Du moins l'est-il devenu. Ne méritant aucune empathie, trahissant le moindre de ses serments par pur égoïsme. Abjecte création, expérience ratée, nous pouvons définir l'Homme de bien des manières, pourtant il restera à jamais l'être qui a le plus marqué l'histoire de son empreinte. De par sa bêtise,  son ingéniosité, sa férocité. </em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>Pourtant, certains Hommes valent la peine d'être secourus. Ils méritent notre pardon. Mais ils sont rares. Très rares.»</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>L'auteur s'arrête un instant, caressant sa barbe naissante, il est emprunt d'une légère hésitation mais pose de nouveau la plume sur son feuillet après un court instant. On peut déceler un sourire sur son visage faiblement éclairé par la lueur d'une bougie, il ricane.</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>« Le tonnerre zébrait le ciel de ses éclairs aveuglants, et le Dóiteáin grondait, annonçant là un présage sanglant. Le tout serait de savoir lire entre les lignes. L'heure était tardive. Une jeune femme affolée, le souffle court s'est présentée aux portes du Temple, implorant ses occupants de lui venir en aide. Du haut des persiennes, des éclats de rire éclatèrent, raillant la pauvre folle. Et elle pleura, de tout son être, sombrant dans le désespoir, lasse, déçue.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>Je suis resté impassible, l'éclat de ses sanglots se brisant contre l'imposante muraille de mon être. Nous n'avons pas prêté attention à cette importune. Elle était néanmoins grassouillette, le teint livide, des cernes marquant le pourtour de ses yeux, noyant son regard noir dans un abysse d'horreur.  Mais contre toute attente, ses geignements ont cessé aussi vite qu'ils étaient venus à nos oreilles. Aussitôt le chambranle de la lourde porte préservant les secrets du monde se mit à trembler sur ses gonds, menaçant de céder. Les éclairs se faisaient plus menaçants, perçant avec aisance le manteau nuageux, bravant avec insouciance le souffle violent du vent. Le tonnerre roula de nouveau, et la pluie martela avec force le sol encore chaud, le transformant bientôt en mélasse. »</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>L'auteur lève sa plume, se demandant comment transcrire la suite de ce récit. De l'encre s'échappe et vient s'écraser sur son feuillet, éclaboussant de son soyeux nectar la partie encore vierge. Au dehors le vent hulule d'une manière plaintive, l'endroit n'est pas sûr. Mais l'auteur s'y attarde encore.</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>« Un éclair a troué le tapis de la nuit, tel une dague transperçant avec vigueur l'épiderme d'une victime du Dîn. Mordant avec délectation, pénétrant avec satisfaction. Une forte détonation, un long tremblement, et la lourde porte du Temple a explosé emmenant avec elle une large boule de feu. Des milliers de morceaux de bois ont empli le ciel, rougis par les flammes. Tels de simples copeaux ils sont doucement retombés, dansant les uns avec les autres semblables à des fourmis grouillantes autour d'un peu de nourriture. Ils se sont peu  à peu mélangés à la terre, reflétant la fin du cycle de la vie, force de la nature.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>L'urgence et l'incompréhension se sont mélangées à la tension palpable des Gardes du Temple. Organisés, ils ont pris position autour du trou béant qu'avait laissé la porte en nous quittant. Tous s'attendaient à entrevoir la jeune femme. Cette femme si étrange qui, des larmes, était passé à la violence, affaiblissant manifestement la résistance de l'accès au Temple. Mais ... rien. Ils ne virent rien. Si ce n'est les débris et les flammes mordant encore le bois. Cependant tous ont entendu. Tous ont entendu les cris, la souffrance, l'horreur, les longs râles d'agonie qui ont émané du dédale de corridors sur leurs arrières.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>Je les ai laissés ainsi, leur ordonnant de tenir leur position. La concentration se lisait sur leurs visages fermés, mus par l'honneur. Ils tiendraient quoi qu'il advienne. Et je suis entré, dans le boyau qui courrait sous le Temple. J'ai suivi les corps affaissés des Gardes surpris par la vitesse et la violence de l'attaque. Du sang s'échappait à la base de leur cou, libéré par des plaies béantes laissées par une bouche gigantesque. Certains étaient encore animés de soubresauts, convulsant, tentant de sauver ce qu'il restait de leur vie. J'ai achevé ceux-là.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>J'ai remonté ainsi plusieurs niveaux, jusque dans une salle à l'accès restreint. La Bibliothèque du Monde. La porte avait été arrachée, une fois de plus. La Chancelière deviendrait folle en évaluant le montant des dommages. Une large trainée de sang m'a guidé jusque dans une acropole, celle de Thars Vexys, grand historien de Niue aujourd'hui décédé. Un être difforme se tenait au centre de la pièce lorsque j'y suis entré. Penchée au dessus du cadavre d'un homme, la créature se repaissait de ses entrailles, éclaboussant les murs d'hémoglobine. »</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>L'auteur sourit, Thars Vexys aurait sûrement apprécié.</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>« Une Goule. C'est du moins ce que j'ai pu comprendre entre deux plaintes. Ses longs bras décharnés fouettaient l'air, ses jambes maigres et ses pieds griffus raclaient le sol, son corps charnu gigotait sous mon poids tandis que d'une main j'écrasais son crâne, telle une coquille vide contre la pierre froide. Sa voix trahissait la perfidie, mais ses paroles se sont avérées sincères. La peur irradiait chacun de ses nerfs. Mais ce n'est pas de moi qu'elle avait le plus peur...</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>Son souffle était  rauque, sa voix forte et  aigue, son débit rapide :</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>-Il est...revenuuuuuuuuuu ! Melrath Zorac en a été la première viiiictiiiiiiiiime ! Des murmures s'échappent du Manoirrrrrr ... Des cris ! Beaucoup de crrrrriiiiiis ! Rrrraaaaaahh ! Des papiers, des papiers, des papiers, des papiiiiiieeeeeeers ! Il ... Il a soif de sang et de connaissssssssssances !  Votre Niue l'intéresse ! Le manoir, le manoir, le manoir ! Les humains doivent craindre le manoir ! Nouuuuuuus craignons le manoirrrrr !</em></strong></p>
<p><strong><em>Il vous faut proooofffffiter ! Lorsqu'il viendra à vous ce sera la fiiiiiin ! Il les a tous masssssssacrés ! Il en fera de même avec vouuuuuus ! Hiiiiiiiiihiihiiihhiiiiiiiii !</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>Sachant que je ne pourrais rien tirer de plus de cette goule, j'ai pris sa tête entre mes deux mains, irradiant le fond de ses orbites de tout l'éclat de mes prunelles. Puis j'ai serré. De plus en plus fort. Son crâne finit par éclater, ajoutant de la matière cérébrale pourrie au nouveau décor des murs. Il ne resta plus qu'une bouillie épaisse et gluante dans chacune de mes paumes. Et la puanteur. Elle s'est répandue dans toute la pièce et lorsque je me suis relevé je l'ai vu. Dépassant du semblant d'étoffe qui couvrait l'entrejambe de ce qui n'était plus qu'un amas de chairs putrides. Ce feuillet vert, reconnaissable entre tous, la retranscription des travaux de l'alchimiste et de Niue par Thars Vexys...</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>Ce récit si précieux, que seuls quelques élus ont pu tenir entre leurs mains et parcourir ses lignes. »</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>L'auteur se lève, se dirige vers une armoire branlante et en sort un quart d'un liquide noir et fumant qu'il dispose sur sa table de travail après l'avoir porté à sa bouche. Le vent a cessé de souffler, et les rayons du soleil filtrent à travers la porte. Des effluves de mousse en décomposition s'élèvent se fraye un chemin jusqu'à ses narines. Des pas crissant sur le sol pavé se font entendre au loin, beaucoup de pas.</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>« J'ai rejoint les Gardes du Temple là où je les avais laissés. Les morts brûlaient dans un coin de la cour, entassés les uns sur les autres, les flammes mordant leurs vêtements dépouillés de leurs armures. Le chef de la garde hurlait des ordres de construction, la porte serait bientôt remplacée. J'ai envoyé ce dernier auprès du Commandeur afin que la situation lui soit rapportée, puis je suis parti. Les Sentinelles me rejoindraient au cœur de Melrath Zorac.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>J'ai vu les ruines d'Ahgaär couler vers moi un regard de compassion. Les cris qui s'en échappaient m'encourageaient à poursuivre mon chemin. D'autres goules se sont présentées à moi. Toutes leurs têtes reposent maintenant dans un sac de toile. J'ai traversé la baie sombre, puis remonté le fleuve jusqu'à la Cité de Melrath Zorac où l'armée s'est révélée être en état d'alerte. Des gardes couraient dans tous les sens, de manière anarchique, n'hésitant pas à bousculer les badauds. Quant à ces derniers ils étaient tout aussi affolés, mus par la peur, ils ne cherchaient qu'à se terrer dans leurs chaumières.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>Lorsque je suis passé devant la taverne, des débris parsemaient la route, créant là un nouveau revêtement. Plus aucune fenêtre n'était en état, la porte, encore une, avait été soufflée, trouvant un point de chute dans la seule carriole encore présente. Des taches noirâtres s'étaient accumulées sur la façade, témoignant d'un début d'incendie. Le carnage était total. Des flaques de sang n'avaient pas encore été épongées, des corps étaient étalés sur des plateaux, recouverts d'un simple linge blanc. Ici et là des mains pendaient encore, aussi blanches que l'étoffe qui les recouvrait.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>J'ai trouvé le chef des armées au centre de la cité. Grand, musclé comme un bœuf, des cheveux couleur paille, un regard d'acier, un nez fin surplombant une bouche fine aux dents manquantes, témoin de ses nombreux combats. Beau garçon. Il dirigeait les opérations avec organisation et d'une poigne de fer. Logé sur une estrade, il étudiait des plans lorsque je l'ai interrompu. Nos regards se sont braqués l'un sur l'autre. Sa volonté était forte, mais il savait cette bataille perdue d'avance. Peine perdue. Il a baissé le regard et m'a tendu une main calleuse, capable de donner la mort à un cheval en ne portant qu'un coup.</em></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><em>Il se nommait Arästos Phogg. Il m'a présenté la situation comme étant un vrai cauchemar.  Il n'avançait pas dans son enquête et commençait à perdre espoir. Une chauve souris marquait l'accès à un manoir gigantesque, il me la pointa du doigt, à vingt pas de notre position. Selon ses mots, une « équipe de choc » avait été envoyée pour sonder les lieux. La moitié avait été décimée, les autres en étaient revenus aussi fous que des diables, beuglant comme des oies, se terrant dans les moindres recoins, refusant le moindre soin. Médusé, le chef Phogg n'avait pu que contenir les citadins de mettre à feu et à sang la cité.</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>La crainte s'était emparée de tous les esprits, la mort accentuait peu à peu son emprise sur ce monde. Lorsque je me suis retourné, le Commandeur dardait sur moi son regard sanguinaire. Je l'ai rejoint, et les Sentinelles se mirent en marche, disparaissant une à une derrière le passage. Lorsque ce fût mon tour j'ai lancé:</em></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="text-align:center;"><strong><u><em>« Croyez-moi, ce n'est pas le Manoir que vous aurez le plus à craindre ... »</em></u></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>Fier de sa retranscription, l'auteur se lève. Il patiente le temps que l'encre sèche puis appose le sceau des Sentinelles avant de replier son feuillet sur lui-même et d'en faire un tube sur lequel il appose un nouveau sceau. Un coup lourd, sec sur la porte sort l'auteur de sa contemplation. Lorsqu'il sort, un aigle s'empare du feuillet et s'envole vers d'autres cieux, l'apportant à qui de droit. Il fait chaud, pourtant le soleil n'est plus. Une main gantée se pose sur la solide épaule de l'auteur. Celui-ci se retourne, l'esquisse d'un sourire plaquée sur le visage. Deux silhouettes disparaissent derrière une statue de marbre, elle représente une femme, des ailes surmontent son dos, son regard cependant est vide. Au loin une lourde porte se referme, un long cri, perçant, déchirant se fait entendre. Puis le Néant, les ténèbres. </em></p>
<p> </p>
<p><em>Désormais l'Hérétique n'a plus aucun espoir...</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8360</guid><pubDate>Sat, 12 Oct 2013 19:43:02 +0000</pubDate></item><item><title>Petite histoire</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8400-petite-histoire/</link><description><![CDATA[<p>Des chauves-souris, un manoir des plus sombres, de la magie, des passages secrets et des personnages atypiques, voilà une belle composition qui marqua surement plus d'un esprit en ce mois de Ciela.</p>
<p> </p>
<p>Mon arrivée en ce lieu fût déjà l'une des plus surprenantes. Arrivant face à un manoir aux allures hantées scellé part son entré, je suis parti faire le tour de ce dernier, tombant sur un cimetière où se trouvait un nombre de chauve-souris jamais vu auparavant.</p>
<p>L'ouverture de cette porte fût faire par l'ouverture d'une plaie qu'une chauve-souris m'avait faite en me mordant, logique n'est-il pas ? L'ouverture appelle l'ouverture.</p>
<p> </p>
<p>Plus surprenant encore, l'intérieur de ce bâtiment. De la cuisine à la salle à manger, des énigmes étranges, des mécanismes sophistiqués, accompagnés d'une histoire d'un voyage, celui du propriétaire de cette demeure.</p>
<p>Pire encore, le sous-sol, « l'homme de ménage » qui s'occupait de faire le « nettoyage » du bâti, un donneur de mort plutôt. J'ai passé mon temps à essayer de ne pas le croiser, car il semblait plutôt joyeux à la vue du sang lorsqu'il giclait d'un corps après l'avoir rué de coups ou tout simplement après avoir sectionné un membre.</p>
<p>Après bon nombre d'essais, de cogitations et de résolution, la dernière salle, un labyrinthe magique qui a abouti à un caveau où résidait le maitre des lieux qui s'avérait être un vampire. Dans son sommeil, un pieu béni lui fit son affaire, laissant derrière lui un certain nombre de trésors.</p>
<p>Depuis, ce lieu n'est plus, la magie du vampire s'étant volatilisé, il n'a de toute façon, plus lieu d'être.</p>
<p> </p>
<p>Un belle petite histoire à étoffer selon les goûts pour en faire une petite histoire pour faire peur aux jeunes enfant de Melrath Zorac.</p>
<p><em>Faites marcher votre imagination, ce qui est beau dans les histoires, c'est aussi de ne pas tout savoir...</em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8400</guid><pubDate>Thu, 31 Oct 2013 17:59:48 +0000</pubDate></item><item><title>Tic Tic Tic</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8399-tic-tic-tic/</link><description><![CDATA[<p><em>Tic Tic Tic</em></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">Purée, c'est quoi ce brun ? Androsyllllllllllllll !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! </span></p>
<p> </p>
<p>Du fond de la taverne, malgré le grand vent soufflant en ce mois d'automne, la métamorphe perçoit le tapotis caractéristique d'un bec sur une vitre. </p>
<p> </p>
<p><em>Tic Tic Tic</em></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">Qu'est-ce tu fous crétin d'zozio ?!? </span></p>
<p> </p>
<p>Ah ! La nuit qu'elle avait passé ne l'avait certainement pas mise de bonne humeur ... </p>
<p>Elle avait eu l'occasion de retourner dans son monde au côté de son frère, mais le destin lui avait joué un tour passablement hypocrite. La voilà revenue dans ce monde ... </p>
<div> </div>
<div>
<p><em>Tic Tic Tic</em></p>
</div>
<div> </div>
<p><span style="color:#0000ff;">Eh ! Purée ! T'en as pas marre ? Tu veux vraiment que je m'énerve ?!? </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#b22222;">Hein ! </span></p>
<p> </p>
<p>Le volatile objet des injures déploie ses ailes de jais, bien qu'il n'en soit pas un, et saute depuis la haute poutre où il s'était réfugié pour sa sieste. Et par un joli vol plané atterrit sur l'épaule de la nécromante. </p>
<p>L'aéride remarque tout de suite que son frère débarque tout juste dans le monde des réveillés. Sa colère tombe aussitôt. </p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">C'est pas toi qui tapote sur les carreaux ? </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#b22222;">Eh ! Ouvre tes yeux, tu vois bien que je pionçais là-haut. </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">OK d'ac' ! Alors, qui ça peut être ? </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#b22222;">Aucune espèce d'idée, j'vais voir.</span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">J't'accompagne. </span></p>
<p> </p>
<p>Et v'là les deux loulous sur le chemin de la sortie. Passés la porte les deux compères de toujours, l'un sur l'autre, remarquent d'étranges mouvements dans le ciel nocturne. </p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">Kalish Nocturnis Defiancis </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#b22222;">T'as raison Tata, la vision nocturne c'est mieux !</span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">C'est quoi toutes ces chauve souris ? Tu les suis et tu me dis quoi ? </span></p>
<p> </p>
<p>Le volatile s'échappe de l'épaule féminine et suit deux de ces bestioles, qui ont l'air de s'aventurer au même endroit. Et revient avec son rapport. </p>
<p> </p>
<p><span style="color:#b22222;">Hep ! La vieille !! </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">Quoi mocheté ? </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#b22222;">Y a un manoir là-bas, toutes les chauve souris y vont ... </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#0000ff;">Ca te tente l'animal ? </span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#b22222;">Ouep, allons-y </span></p>
<p> </p>
<p> </p>]]></description><guid isPermaLink="false">8399</guid><pubDate>Thu, 31 Oct 2013 13:01:57 +0000</pubDate></item><item><title>Une chauve souris!</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8341-une-chauve-souris/</link><description><![CDATA[<p>Je me levais tôt de jour-là, je fis ma toilette, brossais mes longs cheveux,,</p>
<p>et rejoignis mon tendre époux à la cuisine, les autres étant partis déjà.</p>
<p>Les chambres d'auberge ne sont jamais confortables, et sont très onéreuses.</p>
<p>Nous avions hate d'avoir notre petite maison bien à nous...</p>
<p>J'approchais de mon amour de mari pour lui donner un bon baiser matinal.</p>
<p>Le repas fini, Khorne sortit aller chercher ses ressources,</p>
<p>tout en me disant "je t'aime" comme à chaque jour.</p>
<p> </p>
<p>Je sortis à mon tour de l'auberge pour marcher un peu,</p>
<p>je me rendis sur MZ, je voulais acheter des bouteilles vides pour mes potions,</p>
<p>mais surprise! Je vis un chauve souris voler tout près du pauvre monsieur devant la fontaine!</p>
<p>Alors, comme je voulais aller aider ce pauvre homme,</p>
<p>j'attaquai cette bestiole illico,</p>
<p>mais bizarrement, je me suis retrouvé devant une maison délabrée,</p>
<p>je me dis : "Celeste, qu'as-tu fais encore comme gaffe pour te retrouver ici?"</p>
<p>Que va dire Khorne s'il ne me voit pas à la chambre plus tard?</p>
<p>Avec ma curiosité légendaire, j'allais tenté de frapper à la porte,</p>
<p>on ne sait jamais, quelqu'un pourrait m'aider à repartir.</p>
<p> </p>
<p>Voilà, je frappe, mais la porte s'ouvre toute seule....</p>
<p>Je me mis à crier : "Hou hou, il y a quelqu'un?"</p>
<p>Rien....</p>
<p>Comme je n'avais pas de réponse, alors j'avançais doucement,</p>
<p>en me disant qu'il devait avoir juste des fantômes qui y habitaient.....</p>
<p>Et à toutes les choses que je touchais, des mots, des phrases m'apparaissaient,</p>
<p>vraiment, je me mis à rire.</p>
<p>Ok..."c'est bon, si c'est comme ça que je dois trouver la sortie, alors je joue le jeu."</p>
<p>Je vais voir si je serai à l'heure quand Khorne chéri rentrera, il va s'inquiéter!</p>
<p>sinon, "au secours! je veux sortir!!!"</p>
<p>Et je m'assied par terre en pleurant longuement.....</p>
<p>je tenterai plus tard alors de tout voir.....</p>]]></description><guid isPermaLink="false">8341</guid><pubDate>Fri, 04 Oct 2013 04:09:03 +0000</pubDate></item><item><title>Journal d'exploration</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8344-journal-dexploration/</link><description><![CDATA[<p><span style="font-size:14px;"><b>2</b><sup><b>ème</b></sup><b> jour de la période Ciella, an 106 AC</b></span></p>
<p> </p>
<p><span style="font-size:14px;">Ce matin, le Capitaine de la Garde de Melrath Zorac a tenu conférence devant les portes Ouest de la ville. Je m'attendais à un énième laïus sur les prophètes de Niue ou des nouvelles du sud. Je n'osais espérer un appel aux armes contre les troupes Orc qui occupent toujours le sud d'Irliscia. Rien de tout cela n'était le sujet des préoccupations de la garde. Ce monde est décidément plein de surprises.</span></p>
<p><span style="font-size:14px;">Ceux qui ont bâti Melrath Zorac, il y a bien des siècles de cela, ont mal choisi l'emplacement. Fondée sur les ruines d'un ancien cimetière, la ville fut victime de bien des tourments. Comment oublier l'invasion spectrale survenue il y a tout juste un an ? Mon corps en frissonne encore. Si les esprits sont aujourd'hui en paix, une nouvelle vague de terreur vient de saisir les habitants. Voilà la raison de cet attroupement. La sinistre annonce du Capitaine ne s'est pas faite attendre : attaque de chauve-souris, d'étranges disparitions, et sombre manoir. Je m'apprête donc pour une nouvelle aventure, digne d'un roman d'horreur.</span></p>
<p> </p>
<p><span style="font-size:14px;"><i>Plus tard ce même jour...</i></span></p>
<p><span style="font-size:14px;">Le capitaine de la garde avait raison. La chauve-souris présente sur la place des statues est bien un transporteur. En la touchant, j'ai pu passer de l'autre côté. Quelle sensation étrange, je ne l'avais plus ressentie depuis... les dernières fêtes de Festiva sans doute. S'agit-il de conflit espace-temps ? Le village de Noí«l ressemblait à une sphère close, un petit univers à l'intérieur du grand... un monde à part. Le lieu que nous venons de découvrir m'évoque la même sensation. Là s'arrête la comparaison, bien sûr. Cet endroit est aussi sordide que morbide. Il semble composé d'un immense manoir et d'un sombre cimetière. Quelles créatures peuvent habiter un tel lieu ?</span></p>
<p> </p>
<p><span style="font-size:14px;"><i>Vers la fin du jour...</i></span></p>
<p><span style="font-size:14px;">Ou le milieu de la nuit ? A écumer ce cimetière j'ai perdu le cours du temps. Le jour et la nuit ne semblent pas exister ici. L'endroit est en permanence plongé dans l'obscurité.</span></p>
<p><span style="font-size:14px;">Pire, le lieu est envahi de chauves-souris. Ces bêtes immondes sont un véritable fléau. Le bruissement de leurs ailes est une torture pour l'esprit, et leurs cris perçant me crèvent les tympans. Si seulement je pouvais m'en débarrasser !</span></p>
<p><span style="font-size:14px;">J'espère que le manoir sera plus calme... pour peu que je trouve un moyen d'entrer.</span></p>
<p> </p>
<p style="text-align:right;"><span style="font-size:14px;">Salaha Luvia</span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8344</guid><pubDate>Sat, 05 Oct 2013 07:48:41 +0000</pubDate></item><item><title>Manoir de sang</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8380-manoir-de-sang/</link><description><![CDATA[<p>Sombres prières au cœur du désert, la faible lueur de mes bougies éclaire mon teint blanchâtre. Je me laisse aller à une petite mélopée portée par le vent frais du désert. Je ferme les yeux et me laisse aller aux visions les plus macabres. Ma tête tourne en même temps que le vent tourbillonne et m'enserre de plus en plus jusqu'à me plonger dans une profonde léthargie.</p>
<p> </p>
<p>Le regard noirci par la douleur de mon rituel je m'éveille à l'intérieur d'un somptueux manoir. Sombre, sale, cette demeure sent le vice et la pourriture, la corruption et le sang. Quelles douces sensations. Une âcre odeur de sang me saute soudain au visage. Ma main en est pleine, je lèche lentement la plaie et me délecte du précieux nectar. Cette saignée était peut-être le prix à payer pour entrer...</p>
<p> </p>
<p>Le mobilier est sombre, les bibliothèques sont ornées d'ouvrages de magie noire et d'ensorcellement. En haut de la plus grande trône même le Célèbre Nécronomicon...J'ai très envie de rencontrer le maître de ces lieux, ces goûts sont assurément exquis.</p>
<p> </p>
<p>Soudain un claquement de porte vient interrompre ma transe. Je décide de suivre le courant d'air, peut-être que le propriétaire est un brin farceur. Je fonce et dévale les escaliers pour me retrouver dans les cuisines. Là dans les bocaux je distingue pattes de lézard, queue de scorpion ou bien encore ailes de chauve-souris. L'envie de concocter quelque mixture me prend alors. J'empoigne quelques uns des bocaux et commence à faire bouillir le tout, à triturer, à couper et bien entendu à goûter. Parfait, peut-être que ce petit mélange me sera utile plus tard.</p>
<p> </p>
<p>A peine ai-je terminé que j'entends des sanglots plus loin dans la bâtisse. Une petite fille semblerait-il. Je n'ai jamais pu résister aux pleurs des enfants, non pas que mon côté féminin prenne le dessus, non surtout pas, en fait j'aime voir les enfants pleurer et les larmes d'enfants sont importantes dans la composition de certaines décoctions.</p>
<p> </p>
<p>Je tombe nez à nez avec une petite vampirette qui sanglote. Son ton menaçant m'arrache un rire sarcastique. Je la saisi à la gorge en inclinant légèrement ma tête sur le côté et je lui dis d'un ton menaçant :</p>
<p> </p>
<p>« Tu crois vraiment que j'ai envie de jouer aux poupées fillette, indique moi où se trouve ton maître où je t'arrache les canines pour en faire des poinçons ».</p>
<p> </p>
<p>D'un geste de la main elle m'indique un escalier s'enfonçant dans les entrailles. L'obscurité ne m'effrayant point je laisse ma vampirette traumatisée à côté de son lit. Si elle venait à me jouer un vilain tour je lui arracherai bien les cheveux afin de m'en faire une écharpe pour l'hiver.</p>
<p> </p>
<p>Sur son indication je descends l'escalier qui allait me mener à l'exquise vision d'une salle de torture. Tout y était, vierge de fer, chevalet, roue et autres instruments macabres maculés de sang. Quelques humains agonisaient dans les coins, un d'entre eux tentait de se traîner jusqu'à moi en implorant mon aide. Pauvre misérable, ma cruauté vaut 10 fois celle de celui qui t'as mis dans cet état. Je lui envoyais un coup de pied au visage qui lui valut la perte de nombreuses dents au passage. Je venais de l'achever, acte pour le moins noble de ma part, je m'en dégoutais.</p>
<p> </p>
<p>Le tortionnaire se tenait en face du feu, je l'interpellai afin de lui demandait où se trouvait son maître. La chose hideuse tenta alors de se jeter sur moi. Je fis volte-face et lui envoya un sort de paralysie avant de me hisser sur son ventre.</p>
<p> </p>
<p>« Dis-moi charogne, sais-tu où je peux trouver ton maître ? »</p>
<p> </p>
<p>« Maître Mort, Maître mauvais, toi partir »</p>
<p> </p>
<p>J'enfonçai mon poignard entre les côtes de l'ogre afin qu'il cesse de jouer aux devinettes avec moi.</p>
<p> </p>
<p>« Maître tombe sous-sol »</p>
<p> </p>
<p>Voilà qui était plus clair, je délivrai mon ogre et me dirigea vers la sortie de la salle de torture.</p>
<p> </p>
<p>Les geôles se tenaient à présent devant moi, j'y interrogeai un prisonnier qui me dévoila le secret du maître, le Comte Alucard. Il était temps pour moi de le rencontrer mais pas sans me prémunir pour autant.</p>
<p>Je déversai ma mixture précédemment préparée sur le pieu en argent donné par le prisonnier afin de le rendre plus puissant. Une fois tous les éléments en ma possession je découvrais sans peine le lieu de repos de mon hôte.</p>
<p> </p>
<p>J'ouvris son cercueil et tenta par quelques incantations de communiquer avec lui, peine perdue, le vampire se jeta sur moi et m'empoigna la gorge. J'eus juste le temps de saisir le serpent qui mordu le Comte à la main. Ce dernier quelque peu étourdi ne vit pas le pieu en argent se loger dans son cœur. Une giclée de sang en sortie et une lumière blanche m'éblouie.</p>
<p> </p>
<p>Je me réveillai en plein désert, mon sac emplit de fioles diverses, je ne savais pas si j'avais rêvé mais mon seul regret fut d'avoir laissé derrière moi des ouvrages aussi passionnants que le Necronomicon.</p>]]></description><guid isPermaLink="false">8380</guid><pubDate>Sun, 20 Oct 2013 08:54:55 +0000</pubDate></item><item><title>Myst&#xE8;re au manoir...</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8378-myst%3F%3Fre-au-manoir/</link><description><![CDATA[<p>La demeure se dessinait lentement dans la brume, au fur et à mesure de mes pas les formes se faisaient plus marquantes, plus inquiétantes. Quelle idée avais-je eu de suivre une chauve-souris dans un endroit que je ne connaissais pas et qui a surgit de nulle part. Dieu sait que j'ai horreur de la sorcellerie et quelque chose me dit qu'il y en a là-dessous.</p>
<p> </p>
<p>Le dessin devient presque net, la lune reflète son reflet blafard dans les vitres teintées de noir de l'immense bâtisse. De loin l'impression d'y voir un visage est marquante, troublante. Des yeux s'ouvrent et se ferment dans l'obscurité, je ne suis pas seul ici et je vais rapidement l'apprendre à mes dépends.</p>
<p> </p>
<p>Je me dirige vers l'immense porte de bois, je m'attends a ce qu'elle s'ouvre dans un grincement strident comme dans tout bon film d'horreur qui se respecte mais il n'en est rien. La bougresse refuse de s'ouvrir mais dévoile une inscription qui m'incite à retrouver mon amie chauve-souris afin qu'elle m'apporte son aide. Fichtre, où a-t-elle bien pu passer celle là.</p>
<p> </p>
<p>A ma droite je distingue une sorte de jardin perdu au milieu des brumes et quelques bruits d'ailes. Je me décide à aller jeter un œil et m'éloigne lentement de l'obscure bâtisse. Je trébuche 100 fois sur des racines d'arbres centenaires en tentant de trouver mon chemin jusqu'à l'étrange jardin. Les nuages jouent à cache-cache avec la lune et cela ne facilite pas ma navigation dans le noir.</p>
<p> </p>
<p>Aieuhhhh. Le temps de me repérer que je me fais attaquer par une chauve-souris qui passait à côté de moi. Et moi qui pensais ces bestioles inoffensives...que nenni. Et en plus je saigne. Du sang ? Tiens donc mais ça ne pourrait pas m'être un tantinet utile ça ?</p>
<p> </p>
<p>Ni une ni deux je file vers la lourde porte en sautant par-dessus les racines, je manque de me gaufrer dans l'escalier mais parvient à me rattraper au heurtoir de la porte. Mon sang tache cette dernière au passage et elle s'ouvre sur un grondement assourdissant. L'odeur de moisissure qui s'en dégage donnerait envie à n'importe quel aventurier de rebrousser chemin. Mais il n'en était pas question, je devais savoir ce qui se trame là-dedans, la curiosité est un vilain défaut.</p>
<p> </p>
<p>Le décor était quelque peu austère. Des chandeliers brillaient d'une faible lueur comme s'ils avaient peur de trop illuminer la demeure. Deux escaliers partaient de droite et de gauche et une porte au fond semblait nous amener dans les profondeurs de l'antre. Des bruits de pattes à ma droite me firent quelque peu sursauter, ce n'était là qu'une colonie d'araignée qui rejoignait une des nombreuses guirlandes de toiles qui pendaient ça et là.</p>
<p> </p>
<p>Je me décidais à explorer ce manoir, les cuisines, un débarras, une salle remplie de chandeliers, une horloge cassée ou encore une cave humide contenant un appareil bizarre. Finalement je trouvais le moyen d'entrer par la porte centrale.</p>
<p> </p>
<p>J'y découvrais un somptueux couloir, richement décoré, quelques chambres et une habitante aux longues canines quelque peu bizarre. Je décidais, un peu contraint, de lui filer un rapide coup de main avant de poursuivre ma route par un escalier de colimaçon qui me semblait interminable et s'engouffrait dans le sous-sol.</p>
<p> </p>
<p>Une fois tout en bas et après avoir traversé un long couloir je me retrouvais les pieds dans une marre de sang. Des outils et des instruments de tortures divers étaient apposés sur tous les murs, des cris et des gémissements semblaient encore résonner dans cette pièce obscure tout juste éclairée par un faible brasero. Je passerais un coup de fil à Dame Idot si j'y pense en sortant parce que ça craint ici.</p>
<p> </p>
<p>Un beuglement me sorti de ma torpeur, le maître des lieux, une sorte d'ogre à moitié aveugle se tenait face à moi l'air méfiant. Affronter cette chose ? Ou au contraire éviter de l'énerver pour ne pas figurer à son palmarès ? J'optais pour l'option 2 en lui adressant la parole calmement.</p>
<p> </p>
<p>L'ogre quelque peu bègue m'appris à qui appartenait ce manoir et que lui n'était qu'un exécutant. D'un mouvement de la main il m'indiqua la direction des prisons en me précisant également de ne pas revenir le déranger dans ses recherches sur « l'outil de torture le plus douloureux sur les paysans blonds de Valachie du Sud ». Tout un programme.</p>
<p> </p>
<p>Après une conversation rapide avec un prisonnier bien mal en point je me décide à trouver ce Comte Alucard afin de lui faire la peau. Certes j'ai moi aussi un côté démoniaque, mais c'est pour la bonne cause, lui il est plutôt du genre « saignez-les comme des truies, j'ai soif ». J'espère qu'il ne bois pas autant l'apéro que moi !</p>
<p> </p>
<p>Après moults allers et venues à travers le manoir, une inspection de tableaux ou encore l'ouverture d'une collection quelque peu glauque je m dirige vers la tombe du Comte vampire avec la ferme intention de l'y laisser pour mort. L'endroit est sinistre et chichement décoré, pas un bruit ne filtre sauf celui de l'humidité qui suinte sur les murs.</p>
<p> </p>
<p>Le pieu dans la main droite et le reste des objets en ma possession j'ouvre le cercueil d'un coup sec et lui enfonce le précieux objet en plein dans la poitrine. Il a le temps de m'attraper par le collet et de maugréer des insultes dans sa langue (le roumain ?) avant de se transformer en un petit tas de cendres. Je décide de fermer le couvercle pour plus de sécurité. Je grimpe ensuite l'échelle située à côté du cercueil et pousse la trappe afin de sortir à l'air libre.</p>
<p> </p>
<p>Le temps de me retourner sur l'endroit maudit je le voit disparaître à l'horizon et en profite pour me téléporter à nouveau dans le désert.</p>
<p> </p>
<p>Eh ben, en racontant ça demain matin, certains vont encore croire que j'ai pris une cuite...</p>]]></description><guid isPermaLink="false">8378</guid><pubDate>Sat, 19 Oct 2013 11:36:05 +0000</pubDate></item><item><title>Derri&#xE8;re la porte au Nord ...</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8348-derri%3F%3Fre-la-porte-au-nord/</link><description><![CDATA[<p>( Hrp : Ouvert à tous ceux qui veulent faire un tit bout de chemin avec moi ! <img src="https://www.terre-des-elements.net/forum/uploads/emoticons/default_wink.png" alt=";)"> )</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Mon retour au campement est marqué par le silence qu'il y règne. Personne n'est au courant de ma venue, à dire vrai, je suppose qu'ils ont tellement l'habitude de me voir disparaître un beau matin, pour ne revenir que quelques lunes plus tard, qu'ils ne prêtent guère plus attention à mon va et viens. C'est mieux ainsi, car un beau jour je disparaîtrai pour de bon, et là, rien ni personne, ne pourra me faire revenir parmi les vivants. Ils croiront qu'à nouveau j'ai dû me retirer pour maintes raisons ... Mais que probablement je finirai par revenir marquant comme toujours  le sol de mes empreintes.</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>J'ai eu vent du tapage qui s'est produit plusieurs nuits auparavant en plein centre de Melrath.  Ici, dans nos bois, j'ai quelques indices qui se sont imprimés à même l'écorce des arbres. Involontairement ils ont semé des traces de leur début de pérégrinations. Des  vibrations émanent de la végétation. Je peux même dire que quelques-uns de mes frères sont partis depuis au moins deux crépuscules. Et puis, si j'écoute le vent il est question d'étranges phénomènes dans les recoins les plus sombres du village. Entre autre, un ou plusieurs portails faisant basculer celui qui l'emprunte dans un horizon funeste et mystérieux.  Ceci m'est fort plaisant, La Sorcière que je suis, saura se délecter du tourment environnant. Alors, c'est le pas plus rapide que je quitte le campement, franchissant avec hâte notre frontière végétale.</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Point ne suis déjà arrivée à la porte de la ville, que quelque chose attire mon regard. Devant moi se tient à présent un étrange passage, et sans nul doute, est-ce ce fameux seuil qui ne demande qu'à être traversé.  Décidée, je franchi la limite, et soudainement me retrouve en un endroit ombrageux. Ma chauve-souris qui précédemment s'était cachée dans ma tenue, fini par remettre le museau dehors à mon grand regret, qu'un infime instant. Elle a entendu un bruit que mon oreille ne peut entendre, et tremblante à fait volte-face pour se dissimuler une nouvelle fois. J'essaie d'ouïr avec attention, et ce qui se transmet à mon oreille n'est autre que d'étranges battements d'ailes. </strong></span></p>
<p> </p>
<p><em><span style="color:#800000;"><strong>Il est vrai ... Elles semblent bien nombreuses.</strong></span></em></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Un soupire s'évade de ma bouche.</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#ff8c00;"><strong>« Quelle saleté !!  Qui m'a flanqué une aussi peureuse bestiole .... Je vais finir par te faire rôtir fichu animal ! Tu parles d'une messagère !!!  Pas capable de tenir tête à ses cousines ! »</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Je secoue la tête négativement, puis observe cette immense bâtisse qui avale tant elle est grande une bonne partie du ciel. Je me dirige avant tout  d'où vient le bruit, et semble-t-il  que c'est vers un cimetière. Il fait bien sombre, aussi, cela pourrait tout aussi bien être un jardin .... Mais à mesure que j'avance, l'hypothèse du cimetière parait être la bonne.</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Au loin, d'étranges sons s'élèvent dans le ciel. Un bruissement ? Une plainte presque muette ? Une tête qui quitte son corps  violemment?</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>A mon grand étonnement, le lieu est habité non seulement par bons nombres de chauves-souris, mais aussi par une grande poignée de villageois. Les uns plus connus que certains. Un haussement de sourcil exprime mon effarement. </strong></span></p>
<p> </p>
<p><em><span style="color:#800000;"><strong>Des disparitions qu'il disait ... </strong></span></em></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>C'est une de ses noctules, en me mordant un doigt  qui me replonge dans cette éphémère vérité.</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#ff8c00;"><strong>« Aïe !! Saloperie !! »</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Il ne m'en faut guère plus pour m'en retourner d'où je viens, la vile petite chose est agressive, et point ne veux me vider de mon sang sans même qu'il y ait mon consentement ! Aussi, je présume qu'ici n'est guère le centre du mystère, alors, mieux vaut explorer le bâtiment ...</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Sans peine, la lourde porte s'ouvre sous la pression de ma main, un grincement digne d'une charrette dont les roues seraient coincées fait écho. L'endroit lui aussi est peuplé de monde, des paroles s'entrechoquent dans le hall d'entrée. Une sensation curieuse s'empare de l'entièreté de mon corps. Mes sourcils se froncent ...  Savoir si oui ou non, ceci est réel ? Dans bien de mes transes, j'ai vécu pareil chose ....</strong></span></p>
<p> </p>
<p><em><span style="color:#800000;"><strong>Conscience, Inconscience ...  et finalement déraison. Angoisse chimérique pour palier à la proche folie, et si tout ceci n'était qu'infraliminal ? Tout peut se montrer sous un œil endormi. Mais ici ?? L'hypnose également sait se montrer sordide... Qu'importe ... Ce monde me plaît ! Il va sans dire, qu'il vaut mieux tout de même, de voir si elle, lui, ou lui peut me répondre ...</strong></span></em></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Il y a trop de monde !</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Je prends le temps avant d'écumer le chemin qui mène à l'est du manoir. Une lecture par ci, un touché par là .... Des passages secrets .... Quelques énigmes, des traces laissées par les locataires du château ...  et finalement un retour dans la grande salle du début pour ouvrir une porte qui mène au nord ....  Les choses ici, diffèrent ... Une odeur alléchante vient chatouiller mes narines, j'ai la nette impression que je me rapproche de quelque chose d'intéressant ...</strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Mais avant de continuer, j'avance à pas de loup vers une immense silhouette se mêlant aux ombres que dessine le feu des chandelles sur les murs...  Une personne ? Plusieurs ? </strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Je tends mon bras vers l'avant puis pose ma main sur ...  je dirais une épaule ...  </strong></span></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>]]></description><guid isPermaLink="false">8348</guid><pubDate>Sun, 06 Oct 2013 20:00:56 +0000</pubDate></item><item><title>Le Manoir</title><link>https://www.terre-des-elements.net/forum/topic/8340-le-manoir/</link><description><![CDATA[<p><em><span style="font-size:14px;"><span style="font-family:verdana, geneva, sans-serif;"> Le soleil se levait doucement, tentant de se frayer un chemin parmi la brume matinale qui planait sur la ville. Dans les alentours de l'est de Melrath Zorac, Le Sombre se vit réveillé par le chant des dragons cherchant une proie depuis le firmament. Une bonne journée s'annonçait, quoique froide. Le Sombre enfila son manteau, empoigna son arbalète, et parti faire sa chasse quotidienne.<br>
 <br>
  Ce fut en passant en passant près des remparts de la cité qu'il sentit l'odeur de terreur dégagée par ses habitants, et le cri démentiel d'une chauve souris. D'un rapide sprint, il s'engouffrât dans la cité, en pistant sa proie. C'est là qu'il la vit. Une chauve souris ordinaire, posée au sol, hurlant des sons déchirants, et dont les yeux semblaient vous fixer. Le Sombre encocha un carreau noir dans son arbalète et tira sur la bête, qui ne tenta même pas de bouger: le carreau fut dévié à moins d'un mètre de son corps frêle. Le rôdeur s'approcha doucement, et dans le but d'examiner par quelle sorcellerie cette bestiole avait survécu à ce coup, l'empoigna fermement par dessus les épaules. Avant de sombrer dans un sommeil si profond qu'il n'eut même pas souvenir de s'être endormi.<br>
 <br>
  Quand il se réveilla, la chauve souris était toujours là, posée au sol, calme cette fois-ci, avec un regard aussi narquois que peuvent être les regards d'une chauve souris. Melrath Zorac, par contre, n'était plus là. A sa place se dressait un immense manoir tout de pierre grise, qui semblait abandonné depuis des lustres. le soleil ne perçait plus le ciel, ou les nuages tourbillonnaient comme pris d'un accès de fureur. La terre était dure, les plantes mortes, tout dans ce paysage évoquait une terre corrompue et maudite. Le Sombre ramassa son arme traînant à ses pieds, et décida, contre toute attente, de pénétrer dans ce manoir. Tout plutôt que de retoucher à cette chauve souris. Le manoir l'accueillit gentiment, en lui délivrant un message peint en lettres de sang, qui lui disait de trouver celle qui voudra bien de son sang pour rentrer.<br>
 <br>
L'arbalétrier s'avança donc dans le chemin contre la façade, et déboucha sur un joli cimetière ravagé par le temps, où virevoltait joyeusement un groupe de chauve souris carnassière, le sang au lèvre, poussant des cris à faire fuir les démons eux-même. <br>
 <br><span style="color:#ff0000;">  La journée avait pourtant si bien commencée...</span></span></span></em></p>]]></description><guid isPermaLink="false">8340</guid><pubDate>Thu, 03 Oct 2013 18:19:20 +0000</pubDate></item></channel></rss>
