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Terre des Éléments
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Akaresh

L'Invasion

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Journal d'une invasion

Par Torrn Srakvas, Grand Shaman Gobelin

 

La marche du Juste

 

Douce symphonie que le rythme rapide et régulier de milliers de pas coordonnés, dirigés vers un seul but. L'ultime but. La délivrance de tout un peuple. Des milliers d'années d'exil, de pauvreté, d'errance, de survie, enfin achevés. La haine, la violence, l'horreur s'abattront sur les mines du Rachsräk ce soir. L'ère des nains est révolue. Voici venir l'ère des Gobelins...

 

Cette incessante persécution se meurt au rythme des battements de tambour, l'euphorie est grandissante à la montée des clameurs au sein des troupes. Une page de l'Histoire est sur le point de se tourner, une autre se noircit déjà, contant les dernières heures de tout un peuple, écrivant les premières d'une nouvelle hégémonie. Le règne sans partage d'une civilisation inconnue, perdue dans les abysses du Monde, absente de la mémoire collective, infructueuse dans ses précédentes tentatives d'élévation.

 

Le monde élémentalien apprendra à craindre ce nom qui fût jadis humilié, couvert de honte. L'heure cependant n'est pas à l'apitoiement, elle est aux chants. Chants guerriers, bestiaux, illustration d'un but qui jamais n'est mort. Il semblerait néanmoins que le but de toute vie, soit de finir. Que la notre finisse dans la liesse et les orgies plutôt que dans la tristesse et la sauvagerie. Le bonheur des nains n'a que trop duré, celui des gobelins se doit de commencer.

 

Notre plan est sans failles, l'Homme Mystérieux nous l'a assuré. Il sera décemment récompensé.

 

 

De la noirceur surgit la lumière

 

Nous progressons vite. Nous avons écrasé les premiers gardes et excavateurs de la première mine sans grande difficulté.  Son accès est désormais fait d'un amas de chair et de sang, tel un boyau humain il est poisseux, répugnant et terriblement glissant. Doux avertissement pour tout aventurier insensible à notre cause et fragile d'estomac. L'odeur est pestilentielle, les mouches sont aussi grosses qu'un poing humain, aussi noires que la nuit à son firmament le plus obscur.

 

La fissure s'est affaissée, nous avons pris position autour du lac souterrain, forçant les nains à abandonner l'entrée de leur précieux Rachsräk. Aucun prisonnier, les soldats sont prévenus, alors que les archers prennent grand plaisir à se dessaisir des différents records qu'ils ont pu instaurer.

 

La Garde naine s'est réfugiée au-delà du mur, protégeant ses corridors. Mais nous les massacrons un à un, le fer s'enfonçant rageusement dans la chair, les langues se délectant inlassablement du goût du sang aux fragrances de victoire. Les coups pleuvent, les flèches assombrissent les lieux, voilà que le vaillant capitaine Argüs lutte vainement dans l'espoir de préserver ses forges de la sauvagerie de l'être. Abandonné par ses Généraux, retranchés derrière le Dhakum Dza avec le plus gros de leurs troupes. Pitoyablement prévisible.

 

Seul le dégoût m'inspire à l'heure où je noircis ce feuillet. Je me trouve aux côtés d'Ursgür dans notre nouveau quartier général. Mon bras droit, ma chair, mon sang. Et nous préparons le tumultueux final de notre quête. í€ vous qui lisez ces lignes, je me nomme Torrn Srakvas, et tout l'or du Rachsräk m'ouvre ses bras. Bientôt vous ne souffrirez plus de ces maux qui vous hantent, car bientôt, vous serez à mes côtés, régnant en maître sur le monde minier, ou aux leurs, carcasses gisantes au milieu de la salle du trône, dévorés par des charognards. Regards vides contemplant les restes du Roi nain, d'Arashtäk et de Reüsik.

 

 

Rejoignez-les, ou rejoignez-moi.

 

 

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